Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2009-05 | Page d'accueil | 2009-07 »

mercredi, 17 juin 2009

Departures

Departures.jpg

Daigo Kobayashi est violoncelliste à Tokyo. Après que son orchestre est dissout, il se retrouve au chômage.

Sa femme et lui décident alors de retourner dans le village natal de Daigo, une petite bourgade entourée de champs au pied des montagnes, et s’installent dans la maison que la mère de Daigo lui a léguée à sa mort.

Un matin, Daigo lit les petites annonces et une en particulier va lui « taper dans l’œil » : une société dont l’activité est « l’accompagnement au voyage » recherche une personne en CDI, bon salaire, pas d’expérience demandée. C’est ainsi que Daigo, croyant qu’il s’agit là d’une agence de voyages, devient croque-mort.

Ce travail, fait de rituels méticuleux, de douceur, de tendresse même, va changer totalement sa vie et celle de son entourage.

Des personnages attachants pour un film poétique, tout en finesse et drôle qui aborde des sujets sensibles en filigrane.

La mort bien sûr, (passage vers « l’au-delà » ? Doit-on s’y préparer ? Faut-il pleurer les êtres perdus ou au contraire ne rien laisser paraître ?), mais aussi les thèmes de la famille (ressentiment, culpabilité, tristesse, pardon), de l’amour (soutenir celui qu’on aime quoi qu’il décide, quel que soit le métier qu’il exerce, les difficultés d’être soi-même en harmonie mais également en harmonie avec l’autre dans le couple, faire des concessions est-il un mal nécessaire ? la communication, le partage), du questionnement de soi (est-ce que les troubles de mon enfance m’handicaperont à réaliser mon futur ? Est-ce que je vis ma vie à fond ? Que suis-je en mesure d’offrir à l’autre ?) et du devenir (continuer à poursuivre ses rêves / ses désirs ou renoncer ? Suis-je en mesure d’accepter la réalité ?)...

Autant de thèmes abordés et de questions qui jaillissent, pour les personnages du film, et pour soi immanquablement.

Récompensé par de nombreux pris au Japon et par l’oscar du meilleur film étranger, un beau voyage dans lequel on plonge comme dans un bain de mousse.

13:28 Écrit par Anouchka dans Tchi Tchah | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, médias