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dimanche, 12 novembre 2017

Ca va fort !

Non j’déconne. En ce moment j’ai le sentiment d’avoir un cancer, c’est te dire à quel point ça va bien.

L’ostéo m’a dit que mon foie s’était fait la malle de l’autre côté de mon corps, elle l’a retrouvé et l’a remis à sa place, mon corps « c’est un chantier » qu’elle m’a dit haha NON SANS BLAGUE.

 

Mais revenons quelques 3 mois en arrière.

 

On n’a pas profité de l’été, parce que putain, il était où l’été ? Ne me dites pas dans mon cul, il n’y était pas, je vous assure. Dès qu’on foutait un pied dehors on se prenait soit la drache soit des hordes de moustiques morts de faim. Et puis, tu peux pas perdre 10 ans d’habitudes à voyager l’été en un claquement de doigt. Et j’avoue que ça me manque terriblement.

On est partis à la campagne, on a vu des vaches cochons chevaux biquettes lapins ânes oies poules et c’était bien cool.

 

Ensuite il y eût « la rentrée », que nous avons soigneusement évitée en nous barrant à la mer. L’eau était toujours aussi froide, le temps était pas terrible bref : bien mais pas top.

J’ai repris le sport, les sports devrais-je dire et ça va, y’a des restes : après 3 ans d’arrêt complet, caycool.
Tout comme l’année dernière, mon anniv n’a été qu’une loooongue journée où j’ai bu pour oublier, mais j’ai pas dû boire assez : bientôt 40 ans et grosse déprime.

Alors je me suis acheté des fringues, ce qui ne m’arrive que très rarement puisque l’essentiel de mon shopping est concentré vers l’Asticot, que j’ai un mal fou à habiller. Rien ne m’allait, évidemment.

 

Alors quoi de neuf ? 1 an qu’on est ici et pas grand monde qu’est venu nous voir. Les sédentaires, cette putain de plaie. Par contre, s’il y a un déménagement à faire ou une soirée d’anniversaire, on verrait bien que tu te tapes 400 bornes pour nous honorer de ta présence. Guess what ? HELL NO.

 

Puis ce fut l’automne, et ses 25° degrés ; normal puisqu’on s’est pelé le cul tout l’été. L’Asticot a eu sa première rhino et me l’a refilée, bien entendu.

On m’a proposé du boulot, et pour la première fois depuis longtemps que j’ai failli dire oui. Pour une fois que j’aurai kiffé faire quelque chose de totalement différent qui me botte, c’était incompatible niveau emploi du temps avec l’Asticot. Fuck.

 

J’ai encore pleuré chez le pédiatre, et non je n’irai pas « me faire aider » ; la gangrène habite à 30 bornes de chez moi et c’est pas 15 ans d’éloignement qui changeront la donne : elle est nocive d’où qu’elle soit. Et surtout, ça n'avait rien à voir avec ladite gangrène : j’ai pleuré de rage, car qui es-tu toi, le soignant, le pseudo-aidant, qui juge sous couvert de donner des conseils ? Que connais-tu de mon histoire, de celle de mon enfant ? Que sais-tu de la différence, toi dont le boulot consiste à alarmer dès que les petites croix ne sont pas dans la moyenne des courbes ? J’ai pleuré de rage car je suis fatiguée, lasse des gens qui culpabilisent les mères (qui sont assez grandes pour se culpabiliser toutes seules tout le temps merci bien) au lieu de culpabiliser les pères, ces pères à qui il faudrait balancer un grand coup de pied au cul qui foutent le minimum en croyant qu’ils grimpent l’Everest tous les jours et te regardent avec un air de poisson mort.

 

Donc non, je n’irai pas voir de psy même si ça me ferait probablement du bien, et l’Homme n’a pas vu de sexologue alors qu’il en a besoin. Je sais ou j’en suis, je sais où sont les problèmes, le doigt dessus a été mis, j'ai dit ce que j'avais à dire, après chacun fait ce qu’il a à faire et met la priorité où il veut, et celui qui ne fait rien n’a qu’à s’en prendre à lui. Si ça foire faudra pas faire l’étonné.

Je ne sais pas où tout ça va nous mener mais je n’ai pas envie d’y réfléchir, l’Homme est ce qu’il est notre avenir est incertain depuis longtemps déjà, ce qui est certain en revanche, c’est que c’est un bon père, et c’est déjà bien.

 

On a emmené l'Asticot à la montagne et c’était cool. Oh bien sûr j’ai passé mon temps à faire l’adjudant et à me taper les contingences quotidiennes, après quoi j’ai décidé de faire grève parce que non : faire la cuisine mettre un plat surgelé au micro-ondes et passer l’aspirateur ne font pas de toi un féministe, c’est juste complètement normal et on va pas te décerner une médaille pour si peu non plus LOL.

J’ai quand même réussi à faire la sieste deux jours d’affilée, preuve de mon épuisement. Et j’ai fait chambre à part aussi, et j’ai dormi comme une masse – même si je n’ai rattrapé que quelques heures sur les 126540 à rattraper environ.

 

A part ça j’ai pré-inscrit l’Asticot à l’école, 3 relances et rien sérieux les gars, ça saoule. Je prie le ciel d’avoir une réponse positive, au pire j’ai pris la décision d’attendre une année supplémentaire. JUGEZ-MOI je m’en bats les couilles.

 

Ces derniers jours j'ai appris 2 nouvelles surprenantes et encore une fois, même si je n’attends rien d’autrui (hormis l’Homme dont j’attends qu’il lave sa putain de tasse à café) ça m’emmerde de me rendre compte que je n’existe que comme bureau des pleurs et que le reste du temps, on s’en bat la race de ma personne. C’est peut-être moi qui crée cette situation du fait de mon éloignement, du fait de manquer de temps pour passer quinze plombes au téléphone sans pouvoir en placer une, ça n’est probablement pas contre moi, mais ça m’emmerde.

Donc non, je ne me taperai pas 400 bornes pour un anniversaire dans une salle louée des centaines d’euros alors que tu viens chouiner que tu peux pas te bouger jusque chez moi puisque tu dois te serrer la ceinture pour rembourser ton prêt immobilier (car n’oublions pas le magnifique adage de : « il FAUT être propriétaire » haha et bouffer des pâtes aussi putain).

En parlant de ça j’attends toujours 2 cadeaux d’anniversaire, bon en vrai j’attends pas parce que primo je n’ai rien demandé et que deuzio je sais qu’ils n’arriveront jamais, si vous voulez pas vous engager dans quoi que ce soit ne le faites pas personne ne vous force, surtout pas moi. Pour te dire à quel point je m’en tape j’ai eu des fromages de chèvre pour mon anniv et j’ai même pas capté que c’était un cadeau – mais ça c’est probablement parce que la bouffe > les cadeaux.

 

Sinon ça fait une semaine que je suis mère célibataire et finalement je m’en sors bien : l’Asticot voit ses copains et sa copine, on s’aère, on fait les courses, le ménage, la cuisine ensemble, l’Asticot veut toujours « aider maman » et ça c’est cool car les journées de 17 heures sont longues et bien fatigantes.

 

Pour finir sur une note joyeuse, je sais à présent me servir d’un défibrillateur, ça va bien se passer, d’autant que l’Asticot me dit au moins une fois par jour qu’il m’aime <3<3<3

 

‘Cos we’re the masters of own our fate

We’re the captains of our own souls

So there’s no need for us to hesitate

We’re all alone, let’s take control

23:34 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : blabla de fille, journal intime

dimanche, 23 juillet 2017

Bateau, sur l'eau

Hors donc, l’Asticot et votre serviteur sommes partis 10 jours à la mer, avec les Hautes Instances. J’avais envisagé ce séjour sans ma présence jusqu’à ce que, bien sûr, je sois subitement devenue indispensable. Je me suis donc mentalement préparée à ce que tout se passe aussi bien que possible, hashtag faire l’autruche.
L’objectif était double : que les aïeuls profitent de leur petit-fils et inversement, et que mon fils profite un maximum de la plage. Missions accomplies.

Pour le reste, je ne sais pas si je peux qualifier ça de « calvaire », ce qui est sûr c’est que ce fut loin d’une partie de plaisir. TRÈS LOIN.

Déjà, j’ai passé l’âge de vivre à nouveau sous le même toit que mes parents, j’ai donc BEAUUUUUUCOUP pris sur moi : chacun a sa façon de faire, je m’adapte… jusqu’à un certain point disons. Après ça me pète grave les couilles, period.

Contre toute attente les Hautes Instances sont toujours mariées alors qu’ils se bouffent le nez à longueur de temps. S’ils avaient dû le faire ils l’auraient fait, je les y ai moi-même poussés lorsque j’étais ado parce que faire tampon à m’ment donné c’était pu possible. Sauf que non, ils préfèrent ça à la solitude / l’ennui / l’aveu d’échec – rayez la mention inutile. Au quotidien, ils sont justes insupportables.
Ajoute à ça qu’ils sont tous deux durs de la feuille, c’est un grand moment : le Grand Chef devient de plus en plus Grincheux, la Reine Mère râle après lui, mais comme il entend pas il râle à nouveau, ma reum encore plus bref, c’est sans fin. Imagine à 8h du mat’ quand t’as passé une sale nuit et que t’as pas bu ton café.

Autre point important à noter : mon fils est un gros dormeur. J’ai eu beaucoup de mal à trouver son véritable rythme (pas merci les gens que j’ai écoutés, NE JAMAIS ÉCOUTER LE GENS BORDEL), et pendant de nombreux mois j’en ai bien chié d’ailleurs ; à présent je lui fous la paix, et depuis c’est très bien comme ça ; de toute façon c’est pas quand il sera sur les bancs de l’école qu’il profitera. Par contre, cela implique que tout le monde moi y compris fait en sorte de respecter cela un minimum. Haha vaste blague.

J’ai commencé à faire la moue lorsque la veille de notre venue la Reine Mère m’a informé que « c’était bruyant ». Le premier soir, les voisins du dessus ont semble-t-il joué aux chaises musicales ; je leur ai donc gentiment et poliment demandé de respecter les gens qui habitent en-dessous. C’est lorsqu’on te répond : « on fait le moins de bruit possible » que tu sais qu’on se fout ouvertement de ta gueule, et que donc ça part mal. C’était sans compter la porte de l’immeuble, la porte de l’ascenseur, les gens qui globalement sont en vacances et s’en foutent encore plus des autres et un bâtiment des 70’s dont les murs sont comme du gruyère.
Pendant 10 jours ce fut l’enfer le matin dès 7h, à la sieste, et le soir jusqu’à au moins 1h du matin. Tous les jours j’ai fait face à mon gamin qui se réveille au mieux en me disant « bim bam boum » au pire en pleurant, tous les jours il n’avait pas son quota de sommeil et était crevé, tous les jours j’ai lutté intérieurement pour ne pas péter un gros câble.

Ce fut pourtant chose faite lorsque le surlendemain, en fin d’après-midi, portant mon fils encore dans le sommeil, j’ai ouvert la porte d’entrée pour vérifier que la grognasse du dessus faisait bien exprès de taper avec ses talons pour descendre l’escalier. J’ai même pas eu le temps d’ouvrir la bouche que cette octogénaire dégénérée me sautait dessus ! « Et d’abord, bonjour ! » ai-je eu la présence d’esprit de dire – au lieu de la pousser violemment dans les escaliers, ce que je n’ai eu de cesse de souhaiter par la suite.
Cte vieille peau s'est vite rendue compte qu'elle était mal tombée (fatigue+eczéma+nerfs à vif) et s’est faite rhabiller pour le peu de temps qui lui reste à vivre, avant que le daron ne descende en gueulant et m’attrape par le bras ; là j’ai refilé mon fils à sa grand-mère et commencé à cracher du feu, mon père est sorti le torse en avant, le vieux à continuer à gueuler, la vieille qui soudainement « ne voulait pas discuter » lol a descendu les escaliers avec le feu aux fesses, et s’est pris dans les dents qu’à son âge elle devrait avoir honte d’être aussi mal élevée et mal éduquée. Je sais même pas comment j’ai fait pour rester polie.

T’sais c’est les mêmes vieux qui respectent rien ni personne mais qui viendront te donner des leçons de vie car EUX ont trimé, ont élevé des enfants, râlent parce qu’ils ont pas de place dans le bus ou qu’il y a trop de monde aux courses qu’ils font aux heures de pointe. J’ai une putain de HAINE DES VIEUX t’as même pas idée.

Nous avons eu 1 jour de répit lorsque ces connards sont partis. Malheureusement, les proprios ont réintégré leur peinâtes, et là encore il fallut que je remette les pendules à l’heure. Ayant appris depuis que le gars est au conseil syndical, je ne manquerai pas de lui rappeler ses droits et devoirs. Et qu’on dit « bonjour » aussi.

A part ça je me suis occupée de l’Asticot quasiment non stop, 1 vraie douche tous les 3 jours, mais lui au moins a profité de la plage, de courir dans les vagues, de faire des trous dans le sable, de se percher sur des gros cailloux, de faire ses premiers pâtés, de donner à manger aux poissons et ça, ça n’a pas de prix. Ça ferait presque oublier que l’eau n’était même pas chaude, et le reste. Presque.
En effet, n’écoutant que mon courage, j’avais même envisagé de rester quelques jours de plus (bon ok, 2). Las ! lorsque j’appris que des travaux incluant une perceuse devaient se dérouler, j’ai mis les voiles.

Nous sommes donc rentrés à la hâte, la mort dans l’âme, dans la grisaille le vent et le froid. Mon nez a recommencé à couler / se boucher, je suis déprimée à l’idée de mal faire avec l’Asticot (trop d’interdits / pas assez de bienveillance, ne pas lui donner confiance en lui / d’estime de soi), j’ai épuisé toutes mes ressources de patience calme et pseudo-sérénité (donc « je gueule » sic), et tant qu’à faire l’Homme bosse pour ne pas changer (il n’a toujours pas intégré le fait que vacances scolaires = enfer des activités à trouver autres que celles du reste de l’année).
Je pensais, à tort, que les Hautes Instances s’investiraient un peu plus. Il n’en fut rien. Ils n’ont toujours pas intégré le fait que s’il faut attendre que l’Asticot ait 6 ou 10 ans pour s’en occuper, ils seraient probablement déjà plus là… mais c’est pas grave, l’important c’est qu’ils profitent les uns des autres, qu’un semblant de souvenirs se crée. Big up à ma grand-mère qui à 80 ans passé descendait avec moi à la plage, allait au marché à pied, cuisinait et avec qui je passais de bonnes vacances.

Bref on l’aura compris : les « vacances » en présence des grands-parents c’est :

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Je me console en me disant que j’ai atteins mes objectifs, et en plus j’ai perdu 1kg !

22:00 Écrit par Anouchka dans ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime

lundi, 12 juin 2017

On lâche rien

Be%20someone.jpgHier soir, j’ai enfin eu le temps de répondre à un mail datant du mois dernier.

Une amie de bientôt 30 ans se confiait sur sa vie depuis sa reprise du travail après quelques années en congé parental, et sur son couple surtout : pas vraiment de communication, l’impression qu’ils ne sont plus sur la même longueur d'ondes, la routine qui les a tués, plus de force ni de courage de s’investir et un gros point d’interrogation au bout de tout ça.

 

Qu’est-ce que tu veux que je réponde à ça ?! Moi j’ai lâché l’affaire, et mon fils prend peu à peu la place que je laissais à son père, en toute logique d'ailleurs.

J’ai essayé, dans un sens, dans un autre, j’ai bougé le curseur, bougé les lignes, les limites et rien n’y a fait. J’ai provoqué des discussions, provoqué tout court, nada niente que dalle : on ne se comprend pas.

C'est le père de mon fils, mon meilleur pote, mon coloc, la personne avec laquelle je vis et partage mon lit. Ce n’est plus mon amant ni mon mec.

 

Quant au reste... j’ai déjà tout construit il y a 17 ans, voilà qu’il faut que je refasse tout à nouveau. Et putain c’est rude. Je pensais – à tort – que les Hautes Instances s’investiraient plus avec l’Asticot ; quant à ma vie sociale inexistante elle me pèse encore plus que mon cul.

J'ai espoir malgré tout que tout cela évolue, en bien, à 3. On s'accroche on lâche rien, parce que bordel on n’a pas fait tout ça pour rien.

 

Ce matin, je suis tombée par hasard sur le compte twitter d’une nana des internets que je « connais de loin » et j'ai regardé bon nombre de ses photos. Aujourd’hui elle est mariée, a des enfants, elle est ravissante parce qu’elle semble heureuse. On m’a déjà dit que je ne savais pas être heureuse, c’est peut-être vrai je n’en sais rien, je sais pas trop ce que ça veut dire. Ce que je sais en revanche, c’est que me prendre tout ce bonheur en pleine poire m’a fait déverser un torrent de larmes. Alors ok, on ne sait pas ce qui se passe chez les gens « en vrai ». Tout à l’air merveilleux et sent le bonbon, ça doit aussi sentir la merde parfois. N’empêche que voilà, ça transpire la gaieté et la bonne humeur, moi je transpire de la chaleur tu vois.

 

Si tu me poses la question honnêtement oui, le verre est à moitié plein, bien sûr que oui. Mais mon épanouissement personnel (en tant que femme) s'est barré bien loin et ne m’a laissé que des rides et 1 cheveu blanc, ce bâtard.

Heureusement, je n’ai pas perdu mon sens de l'ironie. Je crois que l’ironie nous sauvera.

21:39 Écrit par Anouchka dans Sous la Couette | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime

dimanche, 09 avril 2017

Vacances en famille

Voilà donc que nous avons transhumé, en famille, dans l'autre sens, pour les vacances. Une première.

Départ - pluie et vent
L'Asticot a été adorable, il a chantonné dormi rigolé joué avec son ballon, l'Homme m'a redit que ça allait chémar, on a mangé de bons burgers. La maison est plutôt chouette si ce n’est qu’elle sent l’oignon et que les fourmis squattent la douche.

Jour 1 - soleil, nuage et vent
L’Homme a fait la gueule car il s’est levé tôt (ie avant 9h) pour prendre son petit déj avec moi (une fois n’est pas coutume) (et encore, j'avais prévu des chocolatines achetées la veille sur l'autoroute). Cela m'a mise totalement en joie, je suis donc allée tuer quelques fourmis. Heureusement, on a mangé de bons burgers.

Jour 2 - soleil un peu de vent
L’Homme s'est à nouveau levé « tôt » pour aller faire des courses, l'Asticot n'en a eu que pour son père et a chouiné le reste du temps, on a mis chépakombien de temps à trouver comment marche le mini four (mi four mi micro ondes mais maxi merde), je me suis barrée faire quelques boutiques et je n’ai rien trouvé bref : fail sur toute la ligne.

Jour 3 - soleil et petite brise
J'avais oublié les gens qui roulent comme des cons, qui lèvent les bras au ciel surtout s'ils sont en tort, les ni bonjour ni merci ni merde dans les boutiques. Ça m’a pas manqué !
Le jonc de mer c’est idéal pour faire des trous dans les bas de contention, l'Homme a sauvé une vieille à la laverie, et on a encore mangé des frites.

Jour 4 - 26° plein soleil
Tout le monde est déphasé à cause de ce putain de changement d’heure de merde.
On est allé voir les bateaux, on est même monté dessus / dedans, on n’a pas fait la sieste, on a rencontré un nouveau bébé et on a eu un orgasme culinaire à base de sushis.

Jour 5 – du bleu que du bleu
On a réussi à recaler les heures de sommeil, l’Asticot s’est bien amusé, il a vu son amoureuse qui lui a fait un chouette cadeau, grosse session de bisous et de câlins, ça a parlé politique, et on a eu un orgasme culinaire à base de pizzas.

Jour 6 - ciel brumeux
Encore un bébé à rencontrer, encore des bateaux, on a vu Tatie et encore mangé des frites.

Retour - flotte et reflotte
L’Asticot a été adorable, on s'est paumé malgré le GPS, le goulasch ça sonne comme goulag et c’est à peu près aussi bon, mais l’Asticot a eu un beau gâteau au chocolat en forme d'ours <3

On est rentrés, j’ai fait des lessives, du ménage, des courses, les Hautes Instances m’ont gonflé, l’Homme me sort par les trous de nez dès que je le vois, et le régime à base de frites n’a pas fait grossir l’Asticot.
Je me barre demain SEULE, jpp, on en est au point où mon fils me prend dans ses bras, me fait des bisous et fait l’andouille pour me faire rire.
Je lui ai laissé un tshirt avec mon odeur, il va me manquer atrocement, mais putain VI-VE-MENT.

vendredi, 24 mars 2017

La haine du mouton

Je cherchais un titre de post, et j’ai pensé à ça. Oh oui tu vas voir comme ce post est joyeux haha.

Donc voilà ça fait 6 mois que l’on a déménagé. 6 mois que je n’ai revu personne de mon « ancienne vie » ; ça fait mal un peu (beaucoup).
Je suis loin à présent, le nez dans le guidon, dans des horaires décalés et trop fatiguée pour prendre 1 heure pour téléphoner. Tu me diras, les autres ne le font pas non plus.
C’est dur. Dur de se dire que la seule personne qui a vraiment envie de te voir habite pour l’instant dans un autre pays.

Je suis continuellement en rogne enfin plus exactement : j’ai la HAINE. Une putain de haine viscérale. De tout, de tous. Et de moi-même avant tout. Je peux plus me voir en peinture, c’est à peine si je me regarde dans la glace.

L’Asticot a eu 2 ans. Après 4 pédiatres on a ENFIN trouvé un professionnel à l’écoute, compréhensif, qui fait son job. Qui voit ce que les autres n’ont pas vu. Qui conseille. Et surtout : qui déculpabilise. Je suis sortie de là en pleurant, à nouveau, mais pour la première fois en pleurant de joie.

Malgré tout, comme pour tout le reste, en ce moment l’Asticot me sort par les yeux. Y’a des périodes comme ça. Là il teste les limites et j’avoue qu’à m’ment donné la cocotte minute saute.

Et il n’en faut pas beaucoup pour qu’elle saute. Les disputes avec l’Homme s’enchainent inlassablement, c’est presque devenu un rituel : de tous les mois à toutes les semaines puis tous les jours.
Soyons honnêtes : le torchon brûle depuis fort longtemps certes mais là ça sent le sapin cramoisi. On écope ou plutôt, on continue à écoper. Je ne sais pas trop pourquoi, pour quoi. Je sais plus quoi faire alors je ne fais plus rien. Je vis en coloc avec un type que j’adore et que je déteste en même temps. Que je déteste malheureusement un peu plus chaque jour. Qui me rend folle, à proprement parler. Et avec qui je baise plus depuis des mois.
J’ai l’impression d’être devenue ma mère. Enfermée dans un couple qui ne l’épanouit pas, elle-même étant trop le nez dans le guidon pour s’épanouir. Quelle tristesse.
Y’a toujours des bien-pensants qui te diront que « rien ne t’empêche de ». Bah si. J’ai plus 20 ans, la fleur au fusil ; y’a trop de paramètres pour lesquels je ne suis pas maître de la situation. Et puis il y a l’Asticot.

C’est ça qui me rend la plus malheureuse. Qu’il assiste à cette débâcle. Ça me tord littéralement le cœur de douleur. Je ne suis que déception, cernes, eczéma, et douleurs au plexus.

Pas un matin où je me lève en étant fatiguée / en n’ayant pas assez dormi.
Pas un matin où je n’ai pas mal au dos / mal aux bras / les cervicales en compote.
Pas.un.seul.putain.de.jour.
La vieillerie ? Naaan. Le trop plein de tout.

Forcément, c’est pile à ce moment là qu’une nouvelle tuile nous est tombée sur la gueule, qui remet ENCORE tout en question : l’avenir de notre « famille », le comment payer les factures (mais vive le choix d’être locataire) etc.
On ne sait pas ce qui va se passer, ni quand ça se passera, ni même si ça va rester au stade de bla bla bullshit ou se réaliser pour de bon cette fois. Mais c’est éprouvant. Pas pour moi j’avoue, moi je m’en fous, j’ai connu bien pire, je sais gérer ce genre d’emmerdes. Mais le soutien que je pourrais apporter dans cet épreuve m’est revenu comme un boomerang en pleine poire, car c’est blanc ou noir mais le gris n’existe pas (et c’est fort dommage). So long and thanks for all the fish…

Tant qu’à faire, à présent impossible d’annuler les vacances en famille. Impossible d’annuler MES vacances, seule, ma première véritable pause en 3 ans.
J’avais carte blanche, comme avant en quelque sorte. Tu vois pour ça, j’avais envie de voyage, d’Espagne, d’Angleterre, de Berlin, d’Aix les Bains. Et puis je me suis rabattue sur ce que je connais car au final, si je suis honnête avec moi-même : je n’ai pas l’énergie aujourd’hui de partir seule à l’aventure. Je vais laisser mon fils à son père une semaine durant, t’as pas idée de comment ça me mine, comment ça me stresse qu’il change les serrures foute en l’air tout le boulot que j’ai accompli, qu’il sape toutes les règles établies. Tellement dur de faire, tellement aisé de déconstruire.
Mon programme fait vraiment envie : probablement trainer en pyjama, regarder les films que j’ai téléchargés, aller faire du shopping, peut-être voir quelques potes.

Ce post est probablement totalement décousu, comme le sont mes idées, mes sentiments, et ma vie globalement.

Je suis allée chez le coiffeur, ça ne change pas l’environnement ni ce que je ressens en-dedans, mais au moins, je vais me la péter grave. Se réapproprier l’estime de soi commence un peu par là, non ?

23:08 Écrit par Anouchka dans Fas Cagat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime

vendredi, 23 décembre 2016

La vie serait tellement plus simple si nous étions des micro-ondes

Je ne me rappelle même plus la dernière fois que je suis venue sur le blog. Probablement pour me plaindre diraient les mauvaises langues – à raison ?!

Nous avons donc emménagé il y a 3 mois, et nous sommes bien là où nous sommes.
Le quartchier est sympa, les voisins sont sympas, le coin est sympa. Avec l’Homme on s’engueule tout le temps ou presque et on baise pas ou plus, mais on mange bien et on boit bien et c’est déjà pas si mal. Nous n’avons accroché aucun des tableaux aux murs ni installé les butées de portes mais on a pris nos marques, nos repères, nos habitudes.
Contre toute attente je me suis plutôt bien réacclimatée, et lorsque je regarde la météo du SFE franchement y’a rien à y envier. Alors certes j’en suis à mon troisième rhume en 3 mois mais c’est plutôt dû à la fatchigue chronique : je ne suis plus crevée, je suis cui-cuite. Je n’ai pas pris un gramme, le deuxième effet kiss cool de vivre sur les nerfs vraisemblablement.

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L’Asticot grandit à une vitesse folle, c’est un gentil ptit bonhomme charmeur au caractère bien trempé. Pas facile tous les jours mais définitivement ma plus belle réussite <3<3<3.

J’ai un rythme de vie intense, je cours partout tout le temps, j’ai stoppé net le sport et je vois mal quand j’en ferai aujourd’hui à part… la nuit. J’ai du retard dans mes textos, dans mes mails… autant dire que je ne suis pas une très bonne amie en ce moment, voire une amie en mousse [gif spéciale dédicace ^^]. Le bureau des plaintes reste néanmoins ouvert.

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J’ai complètement laissé tomber l’idée de visionner des films puisque les soirées ne démarrent que tard. Du coup, je me rattrape en séries : this is us, the affair, divorce, et grey’s anatomy parce que bon, c’est mon pêché cu-cul mignon. Sinon on est allé voir Rogue One et c’était vachement cool.
Ma vie sociale est proche du néant, mais j’y travaille. J’aimerais avoir une journée cocooning pour dormir jusqu’à 09h30, prendre un bain, aller chez le coiffeur et la manucure… faire du shopping pour moi dans un centre commercial… mais ça pourrait aussi bien se terminer en pyjama les cheveux gras à bouffer du pop corn vautrée sur le canapé que ce serait génial.

Ma blogroll n’est plus qu’une vaste blague, plus grand monde ne lit de blogs à présent… est-on trop vieux pour ces conneries ? Avons-nous des vies plus prenantes, moins envie de s’épancher ? Probablement un peu de tout ça.
Je ne ferme pas le blog, je n’en ai pas envie, je reviendrai de temps à autres ici, d’ici là portez-vous bien et tenez-vous mal !

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dimanche, 02 octobre 2016

Octobre

Récapitulons. Nous n’avons pas fêté mon anniversaire puisque nous étions dans les cartons.

Le jour J les déménageurs ont abîmé le plan de travail de la cuisine et arraché une étagère scellée du cellier ; à J+1 ils sont partis à la hâte, laissant un bon nombre de cartons pleins en plan. C’est bien simple, le garage était une montagne de cartons du sol au plafond.
J’ai pété un gros boulon lorsque je me suis aperçue que les plus belles peluches de l’Asticot avaient mystérieusement disparues. Et la bouteille de champagne est restée au frigo.

Frigo que nous avons changé à nouveau puisque le « nouveau » était finalement trop petit ; le nouveau « nouveau » qui lui est très bien a deux magnifiques traces d’autocollant qui ne partent pas #fail.
Mon premier soir seule avec l’Asticot j’ai eu le combo fuite sous évier / plombs qui sautent, yeay.
Bon an mal an nous avons jeté les cartons, et retrouvé les peluches rangées dans un sac d’ordinateur #karamazov #lachoucroute.

Puis l’automne est arrivé, on a ressorti les pulls, ce qui ne m’est pas arrivé au mois de septembre depuis… 15 ans. Je n’ai pas encore ressorti les jeans, faut pas pousser mémé.

Je ne pèse plus que 51,5 ( !!!!!), l’Asticot a baptisé la nouvelle salle de bain en pissant par terre (il avait fait caca dans l’ancienne), on a mis des tas de trucs sur Le Bon Coin, j’ai plus de crème de jour, pas de terreau pour rempoter mes plantes, la reprise du sport s’est soldée par un échec (les cours sont nuuuuuls) MAIS je dors comme un loir et j’apprécie le caaaaaaaaaaaalme extrême.

Plus que 3 semaines avant que mon cadeau de Noyel passé soit périmé, ce qui veut dire : vacances dans 3 semaines ! YOU-PI !

lundi, 05 septembre 2016

Retour aux sources

La campagne, ça vous gagne !
J'ai fait de la moissbat, et
aussi du tracteur, et c’était trop cool.
J’ai pas cuisiné (mais j’ai fait la vaisselle), j’ai même pas fait moi-même une machine ni ne l’ai étendue, c’était trop cool. On a fait un barbeuq presque tous les soirs et j’ai bu, midi et soir, un sauvignon blanc en cubi qu’il était rudement bon (toujours avoir des ami(e)s qui aiment le bon vin et savent où en trouver, toujours). Et ça, c’était vraiment trop trop cool.

Hashtag ta gueule
Évidemment, le concept de « vacances » quand tu as un marmot en bas âge est très différent des vacances au sens où on l’entend à savoir : faire la grasse mat’, faire la sieste, faire la bringue, se reposer.
Alors bien sûr il y a des parents qui refourguent leurs gosses aux grands-parents / à la famille sans vergogne (tant mieux pour eux), y’a ceux qui partent en vacances avec mais qui ne s’en occupent pas vraiment – je parle d’un bébé, pas d’un enfant capable de jouer seul tranquillement dans son coin pendant que ses parents chillent. Partir en vacances avec l’Asticot, c’est être en vacances, mais au rythme de l’Asticot. Pour moi ça ne change absolument rien à mon quotidien.
Bien entendu, ON m’a dit de me détendre (ta gueule), de profiter (PUTAIN TA GUEULE), après j’ai eu la variante « tu ne te détends pas suffisamment, profite plus » (MAIS TU VAS TE LA FERMER TA PUTAIN DE GUEULE ????) et cerise sur le pompon, le looooong (beaucoup trop long) laïus relatif au fait qu’il FAUT que j’apprenne à ?? me détendre, profiter et j’en passe. Les gens qui savent mieux que toi tsé, ceux-là même qui ont oublié qu’il n’y a pas si longtemps ils nageaient la tête dans la fange… STFU.

52.7
52 point 7
Cinquante-deux [putains de point] sept !!!
La dernière fois que j’ai fait ce poids là, j’avais 14 ans (j’ai vérifié sur mon vieux carnet de santé). Je pose ça ici parce que bon, il est fort probable que ce nombre soit revu à la hausse rapidement et par ailleurs, étant plus prêt des 40 balais que des 30 je m’en sors ma foi plutôt très bien, et sans rien faire qui plus est. Gloire à moi.
Rassurez-vous, j’ai probablement une masse graisseuse proportionnelle à tout le fromage et aux Pringles que je m’enfile on a daily basis, mais le gras c’est la vie surtout dans le confit, ne l’oublions pas.

Les 4400
1 mois 1/2 de recherches, 6 visites, à présent c’est fait, nouveau bail signé, yapuka. On a fait des travaux parce que #lesgens sont de gros dégueulasses, et ceux sont censés gérer des biens gèrent du pognon et c’est tout, on le sait bien.
Ça fait belle lurette que j’ai pas eu à ce point d’eczéma, je suis complètement paniquée à l’idée de me retrouver à 30 minutes des Hautes Instances, j’angoisse à mort de pas me faire à la région (déjà que je manque de vitamine D) MAIS je vais déjà économiser 30 euros sur l’année de sport et presque 300 euros sur les assurances, et aussi sur les crèmes puisque l’eau est moins calcaire (hé oui) ; si les planètes s’alignent je pourrai même avoir un temps partiel en crèche, j’ai déjà trouvé pas moins de 3 LAEP et un atelier enfant-parent, caycool. Pour fêter ça je vais me re-Julianne Moore-iser les cheveux :)

A présent faut synchroniser les montres pour boire des coups avec tout le monde avant de partir !

dimanche, 03 juillet 2016

Was für eine Küche

Nous sommes donc partis, en vacances, à l’étranger.

L’Asticot a pris l’avion pour la première fois, l’avion qui fait « vvvvvvvv » comme le fait aussi la machine à café, le micro-ondes, et globalement tous les trucs qui font du bruit.

Il n’a vu aucun problème à squatter le lit de son p’tit pote, sa table à langer et globalement de lui piquer tous ses jouets. Par contre, pour ce qui est de prêter sa mère, ça n’a pas été la même histoire – surtout lorsqu’il a vu que le p’tit pote me faisait des câlins / jouait avec moi. Du coup il n’a eu d’yeux que pour son père, et a continué sa grève de la faim.
On a réussi à les mettre tous les deux en même temps à la sieste, au lit, dans le bateau gonflable, et dans le canapé-hamac gonflable, j’ai ENCORE pris un coup de soleil #laroutine, j’ai pas fait à manger et j’ai même fait la sieste, j’ai bu du vin quasiment tous les soirs et du coca tous les jours, l’Asticot s’est mis à marcher grâce au trotteur de son ptit pote, bientôt il aura 18 ans *mourir*

Bref, c’était TROP BIEN.

Et puis nous sommes rentrés.

À la sortie de l’aréoport par mille degrés on a croisé 4 mecs avec des Famas, ça nous a bien tendus ; puis on a mis 1h30 pour rentrer à cause des bouchons partout, c’était formidable.
Nous avons retrouvé les cigales de merde et le vent de merde, l’eau est à -8.000 c’est hyper pratique pour aller à la plage : tu cuis dehors mais tu te gèles dedans, option exfoliation gratuite.
Je suis rentrée avec la crève (merci le yoyo des températures + la clim), je l’ai refilée à l’Asticot, en fait c’est simple depuis janvier je suis tous les mois malade, donc autant partir au far west. Enfin ça, c’est pas gagné puisque je n’arrive pas à obtenir de rv pour des visites, ce qui ne me met pas du tout en rogne, non non.
La bonne nouvelle c’est qu’on a les sous pour prendre des déménageurs o/

Terminons par une note rigolote : l’Asticot s’est fait draguer ouvertement pour la première fois de sa vie.
D’ordinaire les grands-mères / dames / jeunes femmes / ados / enfants / bébés de sexe féminin lui sourient, ou disent « il est beau le bébé », ou les deux. Et lui de répondre par son sourire charmeur, l’air canaille. Et elles fondent, toutes.
Cette fois-ci, une petite fille de 7 mois s'approche de l'Asticot, lui marche à 4 pattes vers elle, qui rampe vers lui. Elle est complètement hilare, elle le dévore de ses grands yeux bleus, on sent qu’elle n’a qu’une envie : le bouffer lol. Il s'arrête, intrigué, elle continue de ramper, mue par l’envie, jusqu’à arriver à 2cm de son visage. Elle s’assoit, l'Asticot s'arrête net et ne bouge plus… et sans un regard à la vitesse de l’éclair il se détourne et se casse.
Simplement magnifique.

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22:31 Écrit par Anouchka dans Moi Je | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime

dimanche, 19 juin 2016

Nostomanie

La vie serait tellement plus simple si nous étions des micro-ondes. On devrait proposer ça comme sujet au bac philo, tiens.

Je n’ai plus le temps d’écrire sur ce blog, je poste rarement des photos sur l’autre, et pourtant, je ne me résous pas à les laisser… Alors quitte à ce qu’ils soient en jachère et que plus personne ne les lisent / regardent, ils perdurent, et moi avec eux.

Bref !

J’ai installé une appli de podomètre sur mon téléphone, et j’ai bien rigolé : je dépasse allègrement les 6.000 pas (le seuil recommandé), soit une jolie moyenne de 3,5 km / jour. Tu m’étonnes que je sois encore bien gaulée pour mon âge ^^
L’Asticot continue à faire la grève de la faim, 3 mois que ça dure il met mes nerfs à rude épreuve mais bon c’est comme ça.

En parlant de lui, j’avais fait une liste de prénoms potentiels (fille / garçon) et bien qu’il soit encore possible qu’il y ait un deuxième ptit bouchon, il y aura également 90% de chances que je refasse une MAP ; pour que cela n’arrive pas il faudrait que je passe 4 mois à faire du lard. Et c’est même pas dit que ça marche :/ !
Sans compter la culpabilité de ne pas pouvoir s’occuper du lardon n°1 pour la gestation du n°2, j’ai déjà fait un post-partum je tiens pas à en faire un second merci bien.
Un enfant, ça demande du temps, de la patience, de faire une croix sur le peu d’heures de sommeil qu’il nous reste d’être en forme et ça coûte de l’argent. Un, c’est déjà très bien, un qui n’est pas malade et qui grandit bien, c’est parfait. C’est triste, je fais mon deuil, c’est dur j’en chie, vraiment, mais il faut savoir être raisonnable.

A part ça ? Hé bien ça y est, nous avons décidé de prendre nos clics et nos clacs et de faire nos valises, pour de bon.

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Il n’y a que de bonnes raisons à cela : que l’Asticot se rapproche de ses grands-parents vieillissants, que le noyau familial se constitue un peu plus tant qu’il est temps, qu’on profite d’un cadre de vie moins stressant, que l’Asticot grandisse dans un environnement plus sain, sans compter la bouffe ++++ et les mégas économies de loyer.
Moi j’aime pas me maquiller et mettre des talons de 12 pour aller au supermarché. En 15 ans, ça n’a pas changé. Je suis une plouc et je le reste, la ploucitude c’est très bien. Et puis je ne me fais pas d’illusions, des cons, y’en a partout. Ils sont plus dispersés là où on va aller.

Depuis des mois je ne cesse de le répéter : le ras le bol s’est doucement mais sûrement installé. Ras le bol de vivre dans le South Far East, marre des odeurs de churros, des gens qui se ruent sur les glaces, des odeurs âcres d’huile solaire, des gens qui se regardent et qui pètent plus haut qu’ils n’ont leur cul, ras le bol de l’aigreur permanente des jeunes et des vieux, de la tension palpable où que tu sois, de l’incivisme quotidien, du non respect de rien sous prétexte que « c’est la tradition »… Parcmètres partout, envie nulle part.

Et tant pis pour la mer où je ne mets finalement pas les pieds, si on veut aller à la mer ou à la montagne ou à l’océan on sera au milieu c’est mieux ; tant pis pour le soleil, qui me manquera véritablement, je me réhabituerai au climat. Et puis j’ai fait la transhumance 15 ans d’affilée dans un sens, je peux la faire dans l’autre.
Tans pis pour les potes, les salles de concert où j’ai mes habitudes, il y aura d’autres potes et de nouvelles salles.
Tant pis pour les amis, qui resteront a priori des amis – et qui viendront probablement squatter, ou pas, je m’en fous. Finalement, j’ai aujourd’hui ce que j’ai toujours voulu avoir, j’ai beaucoup de chance. Tout le reste, c’est du bonus.

On a commencé à chercher notre nouveau chez-nous, bon je crois que je vais vider mon PEL pour faire appel à des déménageurs et ne plus me coltiner de cartons lol mais pour le reste, j’ai vraiment hâte.

Je vous laisse avec la meilleure scène d’un de mes films préférés.

21:06 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime, toulouse

 
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