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mardi, 07 avril 2015

On a planté un amandier

Pour la naissance de l’Asticot. Le Grand Chef lui, a planté du thym dans le jardin, et moi j’ai remis du persil sur mes nibards.

Je n’ai aucun appétit ou presque ; j’ai remangé du gras des rillettes, du jambon cru, des sushis, bu à nouveau du vin blanc ; mais à trop attendre quelque chose elle n’a plus la même saveur. J’ai bu du champ’ aussi, et si je n’étais pas si au fond du trou j’aurais peut-être apprécié plus (c’est te dire à quel niveau du fond je me situe).
Je pourrais arguer que c’est le manque de sommeil, accumulé avant démoulage et qui s’est accentué depuis. Seulement voilà. Tout ceci est « normal » (je HAIS ce mot) : on appelle ça communément le « baby blues ».

Pendant 9 mois le corps change et il faut s’y habituer, jour après jour, puis à présent c’est l’effet inverse.
D’abord cette sensation de vide absolu du corps. Au revoir le culbuto, les difficultés à se mouvoir. Je peux à nouveau doubler des vieux lorsque je marche dans la rue. Mais plus rien ne bouge à l’intérieur. Mon ventre a quasiment disparu, mes seins reprennent une forme normale ; les douleurs se sont lentement estompées pour faire place à d’autres douleurs, celles des cicatrices qui se referment et des organes qui reprennent leur place.
Puis il y a l’oubli, volontaire ou inconscient, qui me dévore. L’oubli de l’ennui quotidien auquel j’ai dû faire face mois après mois. L’oubli des douleurs, pénibles, fatigantes, de l’hyper-vascularisation, des privations plus ou moins faciles à respecter, des milliers de pipi en pleine nuit.
La tristesse, enfin. De regarder des photos de mon ventre s’arrondissant, des vidéos de l’Asticot me filant des coups. Tout cela me semble si lointain aujourd’hui. Un autre moi, presque une autre vie.

Certes, tout cela a fait place à un petit être adorable qui me dévore de ses grands yeux, qui sourit aux anges lorsqu’il s’endort, qui fait d’étranges bruits et qui pète à en faire vibrer sa couche aussi.

A présent, je vais essayer de retrouver ma place de femme en même temps que cette nouvelle place de maman. Je ne réalise absolument pas. J’ai un enfant. Je suis mère de famille, j’ai crée *ma* famille.
Il n’y a pas de recette miracle : prendre les choses comme elles viennent, croire en soit, se faire confiance - à nouveau. C'est qu'elle a été bien malmenée celle-là, ces derniers mois. Se dire que c’est « normal » si on merdoie, et puis on merdoie pas tant que ça. FBI power quoi.

« Hold up your head and face the ennemy » (oui je cite du Grey’s Anatomy).

19:09 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, confidences

dimanche, 15 mars 2015

L'Asticot

P’tite mère
Avec 10 jours d’avance, l’Asticot est ENFIN arrivé à bon port, et Supernouchka est devenue (super) maman.

La prémonition
Je ne me souviens pas si c’était la veille ou l’avant-veille mais toujours est-il que j’ai rêvé que j’accouchais à 20h. A 4 minutes près, j’avais bon.

La grande traversée
Ce fut une journée longue et épique, il faisait un temps magnifique, une belle journée pour démouler.

Le corps meurtri
Car oui, même si la médecine a fait des progrès, mettre un enfant au monde ne se fait pas sans heurts.
Sans parler du changement après… Certes on ne peut pas nous préparer à ça, puisque chaque femme vit sa grossesse différemment mais tout de même. Pendant 9 mois tu te prépares, tu acceptes tant bien que mal que ton corps change (et que ce n’est pas sale), tu apprends à gérer les désagréments et autres douleurs, les secousses et autres coups de pied, et même le hoquet in utero (si si)… puis brutalement il n’y a plus rien dans ton ventre. Tu as d’autres douleurs, une fatigue immense qui pourtant te maintient éveillée, tu fais bonne figure mais au fond tu es triste et tu pleures à chaudes larmes en mangeant les chocolats que l’Homme t’a offerts.
Et tu culpabilises aussi, de faire de traviole. T’étais douée en babysitting mais avec ton gamin, tu l’es beaucoup moins. On appelle ça le baby blues.

Woman vs wild
Post-démoulage, tu vois des tas de gens du corps médical, qui t’auscultent sous toutes les coutures (mesdames oubliez votre pudeur), qui auscultent ta progéniture, qui te donnent des conseils et qui parfois, comme ce sont des humains avant tout, n’en ont strictement rien à foutre puisque tu es la énième patiente lambda de leur carrière.
Et puis tu te retrouves à mettre du persil plat dans ton sous-tif. Long story, mais ça soulage.

Et on démarre une autre histoire…
A 3 cette fois. Je ne réalise toujours pas ce que j’ai réussi à sortir de mon corps et qui change de jours en jours. On a été super gâtés, et big up à toi Super Tata *cœur avec les doigts*
On prend nos marques, tout doucement. On apprend.

Je suis folle amoureuse de mes hommes. L’Asticot est assurément ma plus belle réussite dans la vie <3

20:16 Écrit par Anouchka dans Sous la Couette | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : blabla de fille, journal intime

vendredi, 27 février 2015

Le post résignation

Force est de constater que le corps médical s’est foutu le doigt dans l’œil jusqu’au coude, car bien que l’Asticot soit sur la rampe de lancement il n’a toujours pas trouvé la sortie :/ Peut-être parce qu’il a entendu la Cracotte me menacer de lui offrir une sucette de l’OM ? ^^

Le Grosbidon a encore grossi, j’ai toujours plus mal partout (articulations, cervicales, dos, reins, fesses), d’ailleurs mon épicondylite a fait son grand retour (cette tepu), et j’ai décidé d’arrêter de me peser. J’ai même mangé une raclette, avec de la mortadelle du jambon cru et de la viande des grisons, et j’ai fumé des clopes, oué comme à la bonne époque, j’m’en fous, c’est bon pour mon moral !

D’ailleurs l’Homme s’est fâché tout rouge en me disant qu’il faudrait bien que ça finisse par rentrer, de gré ou de force, petit un de cesser de me battre contre des choses qui n’en valent pas la peine et pour lesquelles je ne peux rien changer, et petit deux, accepter que j’étais quelqu’un de formidable et arrêter par la même de me dévaloriser, rester optimiste et voir le verre à moitié plein (facile à dire compte-tenu des circonstances inhérentes à ma situation Culbuto-esque, hein) (et dis bonjour à mon moi d’il y a 9 mois tant que tu y es).
Il a raison, il sait que je sais qu’il a raison, il sait que je fais des efforts et que ce qu’il me dit ne tombe pas dans les oreilles d’une sourde – même si je fais la sourde-oreille, c’est énervant :)

Reste que la meilleure nouvelle est que le Chat de l’Enfer a enfin trouvé de nouveaux parents *danse de la joie* !!! Finis les poils de chat partout, les chaises rangées, les portes des chambres fermées, les miaulements intempestifs pour tout et surtout pour rien, les élastiques à cheveux retrouvés mâchouillés, ouvrir fermer pour rouvrir et refermer les portes alors qu’elle a une chatière pour entrer et sortir à sa guise, fini de faire le gendarme en permanence, salut et merki pour le poisson.
L’Homme va m’en vouloir, il est tout triste, ça lui passera, il aura bientôt un mini PGM dans les bras.

Et puis je ne sais pas ce qu’il m’a pris, j’ai commencé à regarder pour m’acheter une robe et des escarpins, genre après démoulage pouf pouf par magie je vais retrouver ma taille de guêpe en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, on y croit ; tant que je retrouve la même taille en haut en bas et aux pieds qu’à vide qu’au départ, je m’estimerai heureuse.

Vivement la fin, vivement les nuits blanches (je sais d’avance que je regretterai ce que je dis) (promis j’essayerai de ne pas trop m’apitoyer là-dessus) (quoi que), vivement que je fasse Stéphane Plazette, les vacances de Pâques, l’été, vi-ve-ment.

19:50 Écrit par Anouchka dans Epices et Tout ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : blabla de fille, vrac

lundi, 16 février 2015

Four traditionnel ou à chaleur tournante

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37 semaines, je n’ai toujours pas démoulé. Toujours plus de coups de pieds et de contractions utérines, mais « c’est normal », je suis saou-lée -_______- Alors certes c’est bien joli de m’obliger à grossir couver et c’est pour la bonne cause, mais me répéter que je vais accoucher avant terme, « d’ici une semaine / 15 jours », et au final me mener en bateau, ça, ce n’est pas joli du tout ; je suis en colère, je suis triste, j’essaye de faire bonne figure mais au final, je pleure à chaudes larmes sur mon oreiller.
Et puis c’est pas comme si j’attendais avec impatience les sushis, les tartares, le camembert et autres fromages au lait cru, manger une pomme sans la peler, les binouzes et le Chablis. Non, c’est pas comme si.

Pour arranger le tout, je n’ai toujours pas trouvé de famille d’accueil pour le Chat de l’Enfer, bah oui c’est moi qui m’y colle vu que l’Homme m’a dit s’en être occupé et qu’en fait NON -______-

Sinon le Grand Chef nous a incidemment demandé si nous allions faire baptiser l’Asticot : quoi le fuck j’ai envie de te dire.
Il faut savoir qu’à la base il exècre au plus haut point ce qui lui rappelle de près ou de loin le prêchi-prêcha auquel il a été vacciné de force (d’où les nombreux Noyel volontairement gâchés) (il aurait pu éviter de faire ce même forcing avec moi) (bref). Ça a bien fait marrer la Reine Mère, pourtant vaccinée de force elle aussi.

Les souvenirs qu’il me reste du catéchisme sont que nous regardions « Santa Barbara » à la télé chez ma copine après. Le début d’une vie de pècheresse en somme. Puis vint la période « église le dimanche » où j’étais enfant de cœur (ce qui était sympa puisque je chantais) (mais les moments de chants sont très courts comparativement au temps infiniment long durant lequel tu zzzZZZZzzzz gentiment le cul sur ton banc).
Après la communion c’est devenu vachement plus fun (tu noteras l’ironie du propos), l’ostie rappelant un peu le pain azyme mais surtout parce que dans le sud-ouest, le prêtre mettait du vin rouge dans son calice et les gamins faisaient la queue pour s’en envoyer une lichette – moi la première, tu te doutes.
Il y eût aussi cet espèce de
« week-end d’intégration » dans une vieille bâtisse entourée d’un magnifique champ avec un vieil arbre tordu au milieu où je ne trouvais rien à dire au prêtre durant la confession obligatoire (et pourtant des conneries j’en avais faites) (je me suis contentée, je crois, d’un « je n’ai pas été gentille avec mes parents ») (huhu). Fait notable, les filles couraient après les garçons en jouant à trap-trap, et j’ai marché dans une énorme bouse de vache – juste avant ladite confession, mécréante jusqu’au bout je te dis !
Quelques années plus tard, on m’affubla d’une aube et d’un cierge, et par je ne sais quel enchantement il s’en fut terminé de mon « éducation religieuse ».
Comme l’a dit Titiou : « Dieu, si tant est qu’il existe […] a surtout organisé des trucs comme la photosynthèse des géraniums ». Perfect résumé is perfect. Fait non négligeable, ni l’Homme ni moi ne croyons en Dieu. La bonne blague hein ^^

Bref. On a enfin reçu le sèche-linge et la nouvelle voiture, la Cracotte est au taquet et les Hautes Instances le sont tout autant, enfin si Môssieur l’Asticot veut bien montrer le bout de son nez. A BON ENTENDEUR HEIN !

20:31 Écrit par Anouchka dans Fas Cagat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, journal intime

lundi, 26 janvier 2015

Mr et Mme Peuplu ont un fils

Et l’ont prénommé Jean.

3 cheveux blancs, + 10 kg à 7 mois de grossesse (merci l’alitement), 10,5 de tension, 1 nuit de sommeil à peu près correcte pour 7 nuits épouvantables, le compte est bon je suis à *ça* de péter un gros câble.

A défaut, je suis super méga déprimée comme le prouve l’eczéma sur ma figure. La sage-femme m’a conseillé de me la jouer cool, huhu comment te dire : en plus d’avoir l’obligation absolue de ne plus rien faire du tout (et donc de ronger mon frein puisque cela fait bientôt 3 mois que ça dure) (en plus de m’abrutir complètement de télévision), le Chat de l’Enfer reste LA cause principale de mes « tracas » et LE point de discorde majeur entre l’Homme et moi. Mais je ne cèderai plus pas, et je ne culpabilise plus non plus ; je me suis détachée petit à petit, cela fait 4 mois (4 MOIS !) qu’on en parle, ça n’a que trop duré. C’est déjà assez pénible qu’il se barre dès qu’on évoque le sujet – moi j’aim'rais bien mais j'peux point – donc stop, end of the story.

A part ça, l’Homme a *encore* été malade, cette fois je l’ai envoyé fissa chez le médecin, parce que la rengaine « non mais c’est rien ça va passer avec du paracétamol » ça ne marche pas, surtout sur une trachéite. Donc au lieu que ce soit lui qui ait été en quarantaine ben ce fut moi, et si j’avais pu, crois bien que je me serai barrée trèèèès loin :(
Celles qui savent savent, l’Homme malade est un véritable casse-couilles : il ne fait rien (= il va mourir), il erre telle une âme en peine du lit à la douche puis sur le canapé, mais bizarrement il trouve des forces pour appuyer sur la télécommande de la télé et s’occuper de son putain de Chat de l’Enfer de merde. Non je ne suis pas à bout du tout, non non.

D’ailleurs comme ça me manquait je suis moi aussi allée chez le Doc : tomber malade sans sortir de chez soi, c’est tellement sioupayr. Tant qu’à faire j’ai également fait un petit tour par la case hôpital.

L’Asticot quant à lui se porte comme un charme (et c’est bien le plus important), ah ça pour remuer, il remue !! Idéalement faut que je tienne encore 3 semaines, 3 PUTAINS DE SEMAINES t’imagines pas comme c’est long. Me restent les sacs à préparer pour la maternité et ensuite yallah, on fera tout ce qu’il faut pour le démoulage.

C’est que j’ai une bouteille de Ruinart qui m’attend, moi !

20:48 Écrit par Anouchka dans Fas Cagat | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blabla de fille, journal intime

samedi, 03 janvier 2015

Et bonne année grand-mère

Pour Noyel, l’Homme m’a offert une crève carabinée. Etre malade, ça n’est pas drôle, mais être malade enceinte, c’est vraiment pas cool.
Tous les soirs l’Asticot fait la java dès 23h, déjà que rester assise est devenu compliqué, je passe le reste du temps allongée. De toute façon le verdict a été sans appel : ce sera comme ça jusqu’à la fin, mon utérus n’en faisant qu’à sa tête malgré le repos. Il faut aussi que je songe à tuer le Chat de l’Enfer, mais ça c’est une autre histoire.

A part ça j’ai eu 4 tonnes de cadeaux dont un shooting photo <3, des cadeaux pour l’Asticot bien sûr mais personne n’a été en reste, à commencer par les Hautes Instances.
Nous avons mangé que des trucs trop bons qui déchirent leur mère : pintade aux patates douces, boudin aux pommes, saucisse de Toulouse (what else), confit (pas gras) et pommes sarladaises, et j’ai fait une cure de couronne des rois.
Et cerise sur le gatal, j’ai vu Poto qui m’a serrée fort fort dans ses bras en me touchant mes [gros] nichons (c’petit merdeux, incorrigible ^^).

Pour terminer, le lol de ce début d’année : être bloquée par « une personne » sur un réseau social. Mouahaha. Mille ans après tsé. Le blocage n’aura lieu qu’à sens unique – tout comme cette histoire du reste – puisque encore une fois, on s’en bat les steaks, surtout moi. Il fallait néanmoins que je l’écrivisse pour ne pas oublier que les pages se tournent vite, et bien.

Cette année de toute manière une nouvelle page va s’écrire, et oui, j’ai très hâte :)

15:59 Écrit par Anouchka dans Sous la Couette | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, noyel, toulouse

mercredi, 17 décembre 2014

Décembre, 17e jour

Passion faire du lard
Voilà bientôt 3 semaines que je suis alitée. « Suractivité » qu’il paraît.

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En fait, ce que je pensais être l’Asticot qui pousse n’était en fait rien de tout ça, mais une réaction épidermique semble-t-il à la fatigue (oh tiens), au stress / tensions (meuh non). Méga contractions utérines et repos forcé sous peine de finir à l’hosto.
Je n’ai donc pas d’autre choix que de ne plus conduire, ni me faire conduire, et ne plus rien faire du tout si ce n’est du lard – ça tombe bien, j’en avais pas assez sur mon cul :’(

Mourrance et tristitude
Interdit de rester debout longtemps à préparer de bons petits plats, interdit de s’occuper des plantes et du jardin, tout juste ai-je pu faire le sapin (ça m’a pris mille ans, et je l’ai bien senti dans le bide, merci bien).
Etre obligée d’envoyer l’Homme à la pharmacie, à la poste, et même faire des courses (il me texte ses aventures en live, c’est très drôle).
Et toujours le Chat de l’Enfer qui continue de me les briser menus. Pour corser le tout, ma BM, cette personne néfaste et surtout non-existante, est au courant pour l’Asticot. Il vaut mieux pour elle qu’elle reste à distance c'est-à-dire très très loin, car déjà qu’auparavant je montrais les dents, avec un alien dans le bide elle aura droit aux griffes en prime.

Je rêve ou il y a une surprise ?
Certes, je ne comptais pas acheter mes cadeaux de Noyel autrement que par internet, mais de là à ne plus pouvoir mettre le nez dehors…
Heureusement l’Homme m’a acheté des After Eight et j’ai reçu un beau bébé de 50kg ; les cadeaux en avance c’est comme les cadeaux en retard : ça met grave du baume à mon petit cœur tout malmené en ce moment (passe le bonjour à la culpabilité et n’oublie pas de bien t’assoir sur l’orgueil qu’il te reste).

Allez, joyeux noyel !
J’ai donc fait mon premier monitoring, d’où il ressort que même au repos, mon utérus fait des bonds. C’est bien parti pour durer jusqu’au démoulage, enfin l’important c’est que l’Asticot aille bien.
Vivement dimanche que je prenne le gros navion pour Toulouse, pour… continuer à faire du lard (ou du confit, qui sait), et aussi une écho et des prises de sang. Faudrait pas que je perde la main d’ici à l’année prochaine, hein !

11:45 Écrit par Anouchka dans Epices et Tout ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, noyel, toulouse

samedi, 29 novembre 2014

Novembre, 29e jour

La bague au doigt
Ça y est c’est fait, je suis une adulte.
Après avoir sucé des bites fait voltiger ma culotte, j’ai trouvé un mec fixe, avec lequel j’habite, dans un chez nous choisi par nous. Un mec bien, loyal honnête et droit comme dans la chanson, un geek tendre qui la ramène un peu trop fort parfois, un qui ne se laisse pas faire, un qui m’accepte telle que je suis, un qui me fait un enfant.

Et donc voilà : Supernouchka est pacsée.

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Le point Euskadi
Pour fêter ça, nous sommes partis vadrouiller au Pays Basque, l’occasion pour l’Homme de voir de VRAIES VAGUES lol.
L’océan, le calme, la quiétude, la douceur de l’été indien, les arcs en ciel sur les vagues, mais aussi des tas de ronds-points, des tonnes de dos d’âne, et autant d’Intermarché.

Nein nein nein nein
Le matelas à mémoire de forme, spa possible. Et pas seulement lorsque tu es un petit baleineau qui doit rouler pour sortir du lit (oh te marre pas toi là-bas je te vois). Certes quand l’Homme saute dessus je ne me retrouve pas collée au plafond, mais c’est bien le seul avantage.

La tachycardiiiiiie
La tachycardiiiiiie… Je ne sais pas d’où elle est sort celle-là, probablement du même endroit que mon eczéma. Et puis c’est pas comme si, EN PLUS, on avait parlé de la Bouatte dans le dernier épisode inédit de « Recherche appartement ou maison » :(

Le point bidon
L’Asticot ne « bloubloute » plus, il bouge, il s’agite, il remue, il pédale, enfin je ne sais pas trop ce qu’il trafique comme gymkhana mais punaise, il est vif ! Il n’aime pas que je me baisse, que je m’accroupisse, que je m’énerve (il a raison), par contre il a l’air de bien kiffer ce que je mange – contrairement à la balance, cette salope.
Mettre des bas de contention (oui) est des plus compliqué, vive les chaussures à zip et adieu les Kickers (temporairement, bien sûr). Si ça continue je vais finir assise sur un tabouret pour pouvoir manger à table (je prendrai un plateau repas plutôt que de m’infliger ça).

Le point STFU
Alors bien sûr, bien entendu, EVIDEMMENT, « c’est normal », t’as toujours quelqu’un ou plutôt quelqu’une qui a démoulé avant toi et qui SAIS : pour les seins, les migraines, les sciatalgies, les jambes lourdes, les ligaments et j’en passe.
Comme j’ai dit à la sage-femme, « tout le monde est à la même enseigne » : mind your own business, thank you and bye.

Le point Tchi-Tchah
J’ai vu Interstellar, et j’ai trouvé ça nase. J’ai aussi vu Astérix et le domaine des dieux, et j’ai bien rigolé.

Le point Evelyne
J’en ai ras le bol de la vigilance orange une semaine sur deux : le beau temps dans le SFE n’est plus, il y fait tout pourri, il pleut, et quand il ne pleut pas, il fait moche. Les seuls à kiffer, ce sont les coprins chevelus et une famille d’autres champignons romanichels qui ont élu domicile dans le jardin.

Le point on s’en bat les c*uilles
Numéro 10 a emménagé avec sa cops, le BF (celui qui a eu la brillante idée de devenir riche avec du méthane) (pour l’instant, l’idée en est au stade… d’idée) va se marier, avec la gonzesse qu’il a engrossée, celle-là même qui a fait du fromage avec son lait maternel (véridique).

Vivement Noyel hein.

19:56 Écrit par Anouchka dans Epices et Tout ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, vrac

jeudi, 30 octobre 2014

On m'a offert un jean

Un jean de grossesse, ce qui est franchement une bonne idée puisque ça m’en fera deux et que j’ai énormément de difficultés avec les bandeaux de grossesse (comment font ces meufs avec des tailles hautes ??). Ça et des tas de choses utiles pour l’Asticot, plus un nécessaire anti-vergetures – oui j’ai pas parlé de ça, mais tu te doutes bien que prendre 2 tailles de nichons en 15 jours ne se fait pas sans heurt ni dommages collatéraux :(

En tout cas on ne le dira jamais assez : les cadeaux d’anniversaire après la deadline = *cœur cœur*

J’ai déménagé mon bureau avec celui de l’Homme, nous sommes donc en open space et ça se passe bien.
La todo list s’amenuise un peu, inscription à la mater √, lettre de motivation pour une place en crèche √, reconnaissance anticipée √, rendez-vous avec la sage-femme √. Quant à la liste de naissance, lorsque les choses sont bien faites il ne faut pas les changer, un bon vieux copier-coller des familles a largement fait l’affaire :)

L’Homme étant parti en déplacement à Barcelone, j’en ai profité pour rattraper mon retard en Grey’s Anatomy et pour commencer les achats vêtements / meubles zé équipements divers ; vive les promos, le Bon Coin et les généreux donateurs, dont *roulement de tambour* le Piou, qui a a-bso-lu-ment tenu à participer – ce qui m’a profondément mise mal à l’aise, je suis donc partie pisser.

Le Chat de l’Enfer, sentant qu’il y a du changement dans l’air, ne fait que conneries sur conneries. La dernière en date est qu’elle s’est faite mordre, 4 points et un énorme pansement, qu’elle s’est arraché, re-véto, re-pansement, re-arrachage (on l’avait pourtant « emballé » avec du gros scotch), avec en prime arrachage de points. Elle me fatchigue.

À part ça, à défaut de manger 5 fruits et légumes par jour je mange des fruits et légumes moches, et je me suis remise à cuisiner – mon risotto poires noisettes sauce au roquefort a d’ailleurs fait un tabac. J’ai parfois terriblement envie d’une clope (ça reste aussi rare que manger un ou 4 lardons CRUS) (OULALAAAAAAA…), par conséquent on dira que les 2,5 kg que je me suis pris dans la vue sont en partie dus à l’arrêt de la clope hein, je vis suffisamment mal ma grosseur comme ça :[

Et puis, en attendant la demande en bonne et due forme (je suis assez à cheval sur certains principes) (mon côté Vieille France sans doute) (et puis ça lui fera les pieds, SURTOUT [hinhinhin]), j’ai essayé le cadeau taille 50 que j’aurai suite à l’économie d’impôts non substantielle que l’Homme pourra réaliser grâce à l’Asticot et moi-même. J’en ai profité pour essayer un joli caillou (ça l’Homme sait faire) (minus le rosé / couscous hein *private joke*), et tant qu’à y être une alliance… mais on.ne.s’emballe.pas, tout ceci sera « pour plus tard ».

En attendant, l’Asticot continue à « faire des bulles » dans mon ventre. C’est l’automne.

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17:24 Écrit par Anouchka dans Sous la Couette | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blabla de fille, journal intime

mardi, 30 septembre 2014

Moussaka et autres nouvelles

grece.jpegAvec l’Homme, nous sommes donc partis en Grèce.

J'ai mangé du gyros et du tzatziki, j’ai essentiellement dormi, mangé, nagé en mer ou en piscine. Il a fait beau, il a fait chaud, l'eau était tiède, en fait l’été en septembre c’est vraiment le pied ; les grecs sont gentils et pas tous pédés, et j’ai encore grossi. Oh je sais, ce n’est que le début, mais je compte bien veiller au grain à ce niveau (j’ai pas fait tous ces efforts pour tchi hein).

De toute façon, j’ai d’ores et déjà oublié tous mes repères, puisque plus aucun repère je n’ai. Je ne compte absolument pas lire de blogs ni consulter de sites internet relatifs à la grossesse, SURTOUT PAS j’ai envie de dire. Je remercie d’avance qui on sait pour ne pas me parler des désagréments auxquels j’aurai à faire face, je t’aime mais <3 ta gueule<3, non non non par pitié je ne veux rien savoir :p

D'ailleurs, qu'on ne me dise pas qu'une femme enceinte caybo, c'est faaaaaabuleux ma chériiiiiiie : CA NE L'EST PAS. Déjà, t'as des nausées, toutes les odeurs te remontent aux nasaux à 1000% c'est l'horreur. J’ai toujours des nausées d’ailleurs :( Être enceinte, ça n’a rien de vraiment glamour, du moins pour l'instant et jusqu'à ce que je change éventuellement d'avis ; une femme enceinte, ça pète. Beaucoup. Oh oui je vous vois rigoler mais vraiment, je n'ai jamais autant pété de toute ma vie. Ensuite ? Tu as tout le temps faim, même quand tu es rassasiée. Sauf que tu peux oublier les sushis et le carpaccio vu que tu n’as pas eu la toxo #fail.

Être enceinte, c'est grossir puisque tu as un alien dans le bide qui doit se développer, et que non, tu ne comptes pas pondre un petit somalien. Ce qui signifie que tu oublies toutes les jolies petites tenues dans lesquelles tu rentrais, puisque plus rien ne te va. Ton nouveau meilleur ami est un yogging à ceinture ventrale gris, que tu aimes d'amour et avec lequel tu vas te pacser ; tu achètes des sous-tifs de sport puisque tu as pris 2 PUTAIN de tailles de nichons, et qu’il n’est pas impossible que ça grossisse encore plus dans les mois qui viennent -_-
Cerise sur le gâteau, tu ne peux plus prendre de médocs du tout, hormis du Spasfon et du Doliprane - ce qui, entre nous soit dit, n'aide pas pour grand chose, surtout pas le nez qui coule #automne.

Je ne sais pas d'où vient cette tradition qui consiste à féliciter les futurs parents (genre on réalisé un exploit), je trouve cela vraiment curieux ; lorsque cela vient du Piou c'est encore plus awkward.
Sinon, on a visité la mater qui nous a été présentée par sœur Mawie-Clawence version blanche – la même qui nous a invité à faire bénir l’alien par un prêtre camerounais lol, et j'ai eu un sac à dos de piscine Nemo en cadeau.

Comme je n’avais absolument aucune envie de rentrer, je me suis échappée quelques jours supplémentaires à Banyuls pour mon anniv, et surtout pour me faire chouchouter par les Hautes Instances. Pas de cuisine ni de ménage ni de lessives à faire mais uniquement avoir les doigts de pied en éventail, manger du poisson et aller marcher sur la plage sur laquelle je vais depuis que j’ai 6 mois… en me disant que dans quelques temps on y sera tous ensemble et que je pourrais enfin assouvir mon désir ultime : acheter un seau, un râteau et un pelle pour construire des châteaux de sable ^^ (et me les faire voler par l’Homme, car les mecs adoooorent faire mumuse dans le sable avec des marmots, on le sait bien).

J’ai assumé pleinement mon égoïsme, laissant l’Homme seul avec le Chat de l’Enfer : retrouver un peu de célibat ne peut être que bénéfique, et puis il a pu voir tous ses potes à loisir :)
Las, à la fin du premier jour j’ai vite compris que ce séjour serait tout sauf des vacances, si bien qu’il ne m’a tardé qu’une chose : rentrer. Même si c’était avec plus de 2h de retard #mercilaseuneuseufeu

A mon retour notre box avait mourru, et bon tu sais, quand on habite dans le SFE les délais d’acheminement sont plus longs que partout ailleurs.
Beau Blond est toujours en couple avec sa country girl et s’est fait tatouer, quant à moi j’ai revu Capchef Pinpon qui est à présent barbu, ce qui lui va fort bien.

Sinon ? C'est un garçon !

19:16 Écrit par Anouchka dans Sous la Couette | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : blabla de fille, itinéraire bis

 
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