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lundi, 12 juin 2017

On lâche rien

Be%20someone.jpgHier soir, j’ai enfin eu le temps de répondre à un mail datant du mois dernier.

Une amie de bientôt 30 ans se confiait sur sa vie depuis sa reprise du travail après quelques années en congé parental, et sur son couple surtout : pas vraiment de communication, l’impression qu’ils ne sont plus sur la même longueur d'ondes, la routine qui les a tués, plus de force ni de courage de s’investir et un gros point d’interrogation au bout de tout ça.

 

Qu’est-ce que tu veux que je réponde à ça ?! Moi j’ai lâché l’affaire, et mon fils prend peu à peu la place que je laissais à son père, en toute logique d'ailleurs.

J’ai essayé, dans un sens, dans un autre, j’ai bougé le curseur, bougé les lignes, les limites et rien n’y a fait. J’ai provoqué des discussions, provoqué tout court, nada niente que dalle : on ne se comprend pas.

C'est le père de mon fils, mon meilleur pote, mon coloc, la personne avec laquelle je vis et partage mon lit. Ce n’est plus mon amant ni mon mec.

 

Quant au reste... j’ai déjà tout construit il y a 17 ans, voilà qu’il faut que je refasse tout à nouveau. Et putain c’est rude. Je pensais – à tort – que les Hautes Instances s’investiraient plus avec l’Asticot ; quant à ma vie sociale inexistante elle me pèse encore plus que mon cul.

J'ai espoir malgré tout que tout cela évolue, en bien, à 3. On s'accroche on lâche rien, parce que bordel on n’a pas fait tout ça pour rien.

 

Ce matin, je suis tombée par hasard sur le compte twitter d’une nana des internets que je « connais de loin » et j'ai regardé bon nombre de ses photos. Aujourd’hui elle est mariée, a des enfants, elle est ravissante parce qu’elle semble heureuse. On m’a déjà dit que je ne savais pas être heureuse, c’est peut-être vrai je n’en sais rien, je sais pas trop ce que ça veut dire. Ce que je sais en revanche, c’est que me prendre tout ce bonheur en pleine poire m’a fait déverser un torrent de larmes. Alors ok, on ne sait pas ce qui se passe chez les gens « en vrai ». Tout à l’air merveilleux et sent le bonbon, ça doit aussi sentir la merde parfois. N’empêche que voilà, ça transpire la gaieté et la bonne humeur, moi je transpire de la chaleur tu vois.

 

Si tu me poses la question honnêtement oui, le verre est à moitié plein, bien sûr que oui. Mais mon épanouissement personnel (en tant que femme) s'est barré bien loin et ne m’a laissé que des rides et 1 cheveu blanc, ce bâtard.

Heureusement, je n’ai pas perdu mon sens de l'ironie. Je crois que l’ironie nous sauvera.

21:39 Écrit par Anouchka dans Sous la Couette | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime

dimanche, 09 avril 2017

Vacances en famille

Voilà donc que nous avons transhumé, en famille, dans l'autre sens, pour les vacances. Une première.

Départ - pluie et vent
L'Asticot a été adorable, il a chantonné dormi rigolé joué avec son ballon, l'Homme m'a redit que ça allait chémar, on a mangé de bons burgers. La maison est plutôt chouette si ce n’est qu’elle sent l’oignon et que les fourmis squattent la douche.

Jour 1 - soleil, nuage et vent
L’Homme a fait la gueule car il s’est levé tôt (ie avant 9h) pour prendre son petit déj avec moi (une fois n’est pas coutume) (et encore, j'avais prévu des chocolatines achetées la veille sur l'autoroute). Cela m'a mise totalement en joie, je suis donc allée tuer quelques fourmis. Heureusement, on a mangé de bons burgers.

Jour 2 - soleil un peu de vent
L’Homme s'est à nouveau levé « tôt » pour aller faire des courses, l'Asticot n'en a eu que pour son père et a chouiné le reste du temps, on a mis chépakombien de temps à trouver comment marche le mini four (mi four mi micro ondes mais maxi merde), je me suis barrée faire quelques boutiques et je n’ai rien trouvé bref : fail sur toute la ligne.

Jour 3 - soleil et petite brise
J'avais oublié les gens qui roulent comme des cons, qui lèvent les bras au ciel surtout s'ils sont en tort, les ni bonjour ni merci ni merde dans les boutiques. Ça m’a pas manqué !
Le jonc de mer c’est idéal pour faire des trous dans les bas de contention, l'Homme a sauvé une vieille à la laverie, et on a encore mangé des frites.

Jour 4 - 26° plein soleil
Tout le monde est déphasé à cause de ce putain de changement d’heure de merde.
On est allé voir les bateaux, on est même monté dessus / dedans, on n’a pas fait la sieste, on a rencontré un nouveau bébé et on a eu un orgasme culinaire à base de sushis.

Jour 5 – du bleu que du bleu
On a réussi à recaler les heures de sommeil, l’Asticot s’est bien amusé, il a vu son amoureuse qui lui a fait un chouette cadeau, grosse session de bisous et de câlins, ça a parlé politique, et on a eu un orgasme culinaire à base de pizzas.

Jour 6 - ciel brumeux
Encore un bébé à rencontrer, encore des bateaux, on a vu Tatie et encore mangé des frites.

Retour - flotte et reflotte
L’Asticot a été adorable, on s'est paumé malgré le GPS, le goulasch ça sonne comme goulag et c’est à peu près aussi bon, mais l’Asticot a eu un beau gâteau au chocolat en forme d'ours <3

On est rentrés, j’ai fait des lessives, du ménage, des courses, les Hautes Instances m’ont gonflé, l’Homme me sort par les trous de nez dès que je le vois, et le régime à base de frites n’a pas fait grossir l’Asticot.
Je me barre demain SEULE, jpp, on en est au point où mon fils me prend dans ses bras, me fait des bisous et fait l’andouille pour me faire rire.
Je lui ai laissé un tshirt avec mon odeur, il va me manquer atrocement, mais putain VI-VE-MENT.

vendredi, 24 mars 2017

La haine du mouton

Je cherchais un titre de post, et j’ai pensé à ça. Oh oui tu vas voir comme ce post est joyeux haha.

Donc voilà ça fait 6 mois que l’on a déménagé. 6 mois que je n’ai revu personne de mon « ancienne vie » ; ça fait mal un peu (beaucoup).
Je suis loin à présent, le nez dans le guidon, dans des horaires décalés et trop fatiguée pour prendre 1 heure pour téléphoner. Tu me diras, les autres ne le font pas non plus.
C’est dur. Dur de se dire que la seule personne qui a vraiment envie de te voir habite pour l’instant dans un autre pays.

Je suis continuellement en rogne enfin plus exactement : j’ai la HAINE. Une putain de haine viscérale. De tout, de tous. Et de moi-même avant tout. Je peux plus me voir en peinture, c’est à peine si je me regarde dans la glace.

L’Asticot a eu 2 ans. Après 4 pédiatres on a ENFIN trouvé un professionnel à l’écoute, compréhensif, qui fait son job. Qui voit ce que les autres n’ont pas vu. Qui conseille. Et surtout : qui déculpabilise. Je suis sortie de là en pleurant, à nouveau, mais pour la première fois en pleurant de joie.

Malgré tout, comme pour tout le reste, en ce moment l’Asticot me sort par les yeux. Y’a des périodes comme ça. Là il teste les limites et j’avoue qu’à m’ment donné la cocotte minute saute.

Et il n’en faut pas beaucoup pour qu’elle saute. Les disputes avec l’Homme s’enchainent inlassablement, c’est presque devenu un rituel : de tous les mois à toutes les semaines puis tous les jours.
Soyons honnêtes : le torchon brûle depuis fort longtemps certes mais là ça sent le sapin cramoisi. On écope ou plutôt, on continue à écoper. Je ne sais pas trop pourquoi, pour quoi. Je sais plus quoi faire alors je ne fais plus rien. Je vis en coloc avec un type que j’adore et que je déteste en même temps. Que je déteste malheureusement un peu plus chaque jour. Qui me rend folle, à proprement parler. Et avec qui je baise plus depuis des mois.
J’ai l’impression d’être devenue ma mère. Enfermée dans un couple qui ne l’épanouit pas, elle-même étant trop le nez dans le guidon pour s’épanouir. Quelle tristesse.
Y’a toujours des bien-pensants qui te diront que « rien ne t’empêche de ». Bah si. J’ai plus 20 ans, la fleur au fusil ; y’a trop de paramètres pour lesquels je ne suis pas maître de la situation. Et puis il y a l’Asticot.

C’est ça qui me rend la plus malheureuse. Qu’il assiste à cette débâcle. Ça me tord littéralement le cœur de douleur. Je ne suis que déception, cernes, eczéma, et douleurs au plexus.

Pas un matin où je me lève en étant fatiguée / en n’ayant pas assez dormi.
Pas un matin où je n’ai pas mal au dos / mal aux bras / les cervicales en compote.
Pas.un.seul.putain.de.jour.
La vieillerie ? Naaan. Le trop plein de tout.

Forcément, c’est pile à ce moment là qu’une nouvelle tuile nous est tombée sur la gueule, qui remet ENCORE tout en question : l’avenir de notre « famille », le comment payer les factures (mais vive le choix d’être locataire) etc.
On ne sait pas ce qui va se passer, ni quand ça se passera, ni même si ça va rester au stade de bla bla bullshit ou se réaliser pour de bon cette fois. Mais c’est éprouvant. Pas pour moi j’avoue, moi je m’en fous, j’ai connu bien pire, je sais gérer ce genre d’emmerdes. Mais le soutien que je pourrais apporter dans cet épreuve m’est revenu comme un boomerang en pleine poire, car c’est blanc ou noir mais le gris n’existe pas (et c’est fort dommage). So long and thanks for all the fish…

Tant qu’à faire, à présent impossible d’annuler les vacances en famille. Impossible d’annuler MES vacances, seule, ma première véritable pause en 3 ans.
J’avais carte blanche, comme avant en quelque sorte. Tu vois pour ça, j’avais envie de voyage, d’Espagne, d’Angleterre, de Berlin, d’Aix les Bains. Et puis je me suis rabattue sur ce que je connais car au final, si je suis honnête avec moi-même : je n’ai pas l’énergie aujourd’hui de partir seule à l’aventure. Je vais laisser mon fils à son père une semaine durant, t’as pas idée de comment ça me mine, comment ça me stresse qu’il change les serrures foute en l’air tout le boulot que j’ai accompli, qu’il sape toutes les règles établies. Tellement dur de faire, tellement aisé de déconstruire.
Mon programme fait vraiment envie : probablement trainer en pyjama, regarder les films que j’ai téléchargés, aller faire du shopping, peut-être voir quelques potes.

Ce post est probablement totalement décousu, comme le sont mes idées, mes sentiments, et ma vie globalement.

Je suis allée chez le coiffeur, ça ne change pas l’environnement ni ce que je ressens en-dedans, mais au moins, je vais me la péter grave. Se réapproprier l’estime de soi commence un peu par là, non ?

23:08 Écrit par Anouchka dans Fas Cagat | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime

vendredi, 23 décembre 2016

La vie serait tellement plus simple si nous étions des micro-ondes

Je ne me rappelle même plus la dernière fois que je suis venue sur le blog. Probablement pour me plaindre diraient les mauvaises langues – à raison ?!

Nous avons donc emménagé il y a 3 mois, et nous sommes bien là où nous sommes.
Le quartchier est sympa, les voisins sont sympas, le coin est sympa. Avec l’Homme on s’engueule tout le temps ou presque et on baise pas ou plus, mais on mange bien et on boit bien et c’est déjà pas si mal. Nous n’avons accroché aucun des tableaux aux murs ni installé les butées de portes mais on a pris nos marques, nos repères, nos habitudes.
Contre toute attente je me suis plutôt bien réacclimatée, et lorsque je regarde la météo du SFE franchement y’a rien à y envier. Alors certes j’en suis à mon troisième rhume en 3 mois mais c’est plutôt dû à la fatchigue chronique : je ne suis plus crevée, je suis cui-cuite. Je n’ai pas pris un gramme, le deuxième effet kiss cool de vivre sur les nerfs vraisemblablement.

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L’Asticot grandit à une vitesse folle, c’est un gentil ptit bonhomme charmeur au caractère bien trempé. Pas facile tous les jours mais définitivement ma plus belle réussite <3<3<3.

J’ai un rythme de vie intense, je cours partout tout le temps, j’ai stoppé net le sport et je vois mal quand j’en ferai aujourd’hui à part… la nuit. J’ai du retard dans mes textos, dans mes mails… autant dire que je ne suis pas une très bonne amie en ce moment, voire une amie en mousse [gif spéciale dédicace ^^]. Le bureau des plaintes reste néanmoins ouvert.

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J’ai complètement laissé tomber l’idée de visionner des films puisque les soirées ne démarrent que tard. Du coup, je me rattrape en séries : this is us, the affair, divorce, et grey’s anatomy parce que bon, c’est mon pêché cu-cul mignon. Sinon on est allé voir Rogue One et c’était vachement cool.
Ma vie sociale est proche du néant, mais j’y travaille. J’aimerais avoir une journée cocooning pour dormir jusqu’à 09h30, prendre un bain, aller chez le coiffeur et la manucure… faire du shopping pour moi dans un centre commercial… mais ça pourrait aussi bien se terminer en pyjama les cheveux gras à bouffer du pop corn vautrée sur le canapé que ce serait génial.

Ma blogroll n’est plus qu’une vaste blague, plus grand monde ne lit de blogs à présent… est-on trop vieux pour ces conneries ? Avons-nous des vies plus prenantes, moins envie de s’épancher ? Probablement un peu de tout ça.
Je ne ferme pas le blog, je n’en ai pas envie, je reviendrai de temps à autres ici, d’ici là portez-vous bien et tenez-vous mal !

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dimanche, 02 octobre 2016

Octobre

Récapitulons. Nous n’avons pas fêté mon anniversaire puisque nous étions dans les cartons.

Le jour J les déménageurs ont abîmé le plan de travail de la cuisine et arraché une étagère scellée du cellier ; à J+1 ils sont partis à la hâte, laissant un bon nombre de cartons pleins en plan. C’est bien simple, le garage était une montagne de cartons du sol au plafond.
J’ai pété un gros boulon lorsque je me suis aperçue que les plus belles peluches de l’Asticot avaient mystérieusement disparues. Et la bouteille de champagne est restée au frigo.

Frigo que nous avons changé à nouveau puisque le « nouveau » était finalement trop petit ; le nouveau « nouveau » qui lui est très bien a deux magnifiques traces d’autocollant qui ne partent pas #fail.
Mon premier soir seule avec l’Asticot j’ai eu le combo fuite sous évier / plombs qui sautent, yeay.
Bon an mal an nous avons jeté les cartons, et retrouvé les peluches rangées dans un sac d’ordinateur #karamazov #lachoucroute.

Puis l’automne est arrivé, on a ressorti les pulls, ce qui ne m’est pas arrivé au mois de septembre depuis… 15 ans. Je n’ai pas encore ressorti les jeans, faut pas pousser mémé.

Je ne pèse plus que 51,5 ( !!!!!), l’Asticot a baptisé la nouvelle salle de bain en pissant par terre (il avait fait caca dans l’ancienne), on a mis des tas de trucs sur Le Bon Coin, j’ai plus de crème de jour, pas de terreau pour rempoter mes plantes, la reprise du sport s’est soldée par un échec (les cours sont nuuuuuls) MAIS je dors comme un loir et j’apprécie le caaaaaaaaaaaalme extrême.

Plus que 3 semaines avant que mon cadeau de Noyel passé soit périmé, ce qui veut dire : vacances dans 3 semaines ! YOU-PI !

lundi, 05 septembre 2016

Retour aux sources

La campagne, ça vous gagne !
J'ai fait de la moissbat, et
aussi du tracteur, et c’était trop cool.
J’ai pas cuisiné (mais j’ai fait la vaisselle), j’ai même pas fait moi-même une machine ni ne l’ai étendue, c’était trop cool. On a fait un barbeuq presque tous les soirs et j’ai bu, midi et soir, un sauvignon blanc en cubi qu’il était rudement bon (toujours avoir des ami(e)s qui aiment le bon vin et savent où en trouver, toujours). Et ça, c’était vraiment trop trop cool.

Hashtag ta gueule
Évidemment, le concept de « vacances » quand tu as un marmot en bas âge est très différent des vacances au sens où on l’entend à savoir : faire la grasse mat’, faire la sieste, faire la bringue, se reposer.
Alors bien sûr il y a des parents qui refourguent leurs gosses aux grands-parents / à la famille sans vergogne (tant mieux pour eux), y’a ceux qui partent en vacances avec mais qui ne s’en occupent pas vraiment – je parle d’un bébé, pas d’un enfant capable de jouer seul tranquillement dans son coin pendant que ses parents chillent. Partir en vacances avec l’Asticot, c’est être en vacances, mais au rythme de l’Asticot. Pour moi ça ne change absolument rien à mon quotidien.
Bien entendu, ON m’a dit de me détendre (ta gueule), de profiter (PUTAIN TA GUEULE), après j’ai eu la variante « tu ne te détends pas suffisamment, profite plus » (MAIS TU VAS TE LA FERMER TA PUTAIN DE GUEULE ????) et cerise sur le pompon, le looooong (beaucoup trop long) laïus relatif au fait qu’il FAUT que j’apprenne à ?? me détendre, profiter et j’en passe. Les gens qui savent mieux que toi tsé, ceux-là même qui ont oublié qu’il n’y a pas si longtemps ils nageaient la tête dans la fange… STFU.

52.7
52 point 7
Cinquante-deux [putains de point] sept !!!
La dernière fois que j’ai fait ce poids là, j’avais 14 ans (j’ai vérifié sur mon vieux carnet de santé). Je pose ça ici parce que bon, il est fort probable que ce nombre soit revu à la hausse rapidement et par ailleurs, étant plus prêt des 40 balais que des 30 je m’en sors ma foi plutôt très bien, et sans rien faire qui plus est. Gloire à moi.
Rassurez-vous, j’ai probablement une masse graisseuse proportionnelle à tout le fromage et aux Pringles que je m’enfile on a daily basis, mais le gras c’est la vie surtout dans le confit, ne l’oublions pas.

Les 4400
1 mois 1/2 de recherches, 6 visites, à présent c’est fait, nouveau bail signé, yapuka. On a fait des travaux parce que #lesgens sont de gros dégueulasses, et ceux sont censés gérer des biens gèrent du pognon et c’est tout, on le sait bien.
Ça fait belle lurette que j’ai pas eu à ce point d’eczéma, je suis complètement paniquée à l’idée de me retrouver à 30 minutes des Hautes Instances, j’angoisse à mort de pas me faire à la région (déjà que je manque de vitamine D) MAIS je vais déjà économiser 30 euros sur l’année de sport et presque 300 euros sur les assurances, et aussi sur les crèmes puisque l’eau est moins calcaire (hé oui) ; si les planètes s’alignent je pourrai même avoir un temps partiel en crèche, j’ai déjà trouvé pas moins de 3 LAEP et un atelier enfant-parent, caycool. Pour fêter ça je vais me re-Julianne Moore-iser les cheveux :)

A présent faut synchroniser les montres pour boire des coups avec tout le monde avant de partir !

dimanche, 03 juillet 2016

Was für eine Küche

Nous sommes donc partis, en vacances, à l’étranger.

L’Asticot a pris l’avion pour la première fois, l’avion qui fait « vvvvvvvv » comme le fait aussi la machine à café, le micro-ondes, et globalement tous les trucs qui font du bruit.

Il n’a vu aucun problème à squatter le lit de son p’tit pote, sa table à langer et globalement de lui piquer tous ses jouets. Par contre, pour ce qui est de prêter sa mère, ça n’a pas été la même histoire – surtout lorsqu’il a vu que le p’tit pote me faisait des câlins / jouait avec moi. Du coup il n’a eu d’yeux que pour son père, et a continué sa grève de la faim.
On a réussi à les mettre tous les deux en même temps à la sieste, au lit, dans le bateau gonflable, et dans le canapé-hamac gonflable, j’ai ENCORE pris un coup de soleil #laroutine, j’ai pas fait à manger et j’ai même fait la sieste, j’ai bu du vin quasiment tous les soirs et du coca tous les jours, l’Asticot s’est mis à marcher grâce au trotteur de son ptit pote, bientôt il aura 18 ans *mourir*

Bref, c’était TROP BIEN.

Et puis nous sommes rentrés.

À la sortie de l’aréoport par mille degrés on a croisé 4 mecs avec des Famas, ça nous a bien tendus ; puis on a mis 1h30 pour rentrer à cause des bouchons partout, c’était formidable.
Nous avons retrouvé les cigales de merde et le vent de merde, l’eau est à -8.000 c’est hyper pratique pour aller à la plage : tu cuis dehors mais tu te gèles dedans, option exfoliation gratuite.
Je suis rentrée avec la crève (merci le yoyo des températures + la clim), je l’ai refilée à l’Asticot, en fait c’est simple depuis janvier je suis tous les mois malade, donc autant partir au far west. Enfin ça, c’est pas gagné puisque je n’arrive pas à obtenir de rv pour des visites, ce qui ne me met pas du tout en rogne, non non.
La bonne nouvelle c’est qu’on a les sous pour prendre des déménageurs o/

Terminons par une note rigolote : l’Asticot s’est fait draguer ouvertement pour la première fois de sa vie.
D’ordinaire les grands-mères / dames / jeunes femmes / ados / enfants / bébés de sexe féminin lui sourient, ou disent « il est beau le bébé », ou les deux. Et lui de répondre par son sourire charmeur, l’air canaille. Et elles fondent, toutes.
Cette fois-ci, une petite fille de 7 mois s'approche de l'Asticot, lui marche à 4 pattes vers elle, qui rampe vers lui. Elle est complètement hilare, elle le dévore de ses grands yeux bleus, on sent qu’elle n’a qu’une envie : le bouffer lol. Il s'arrête, intrigué, elle continue de ramper, mue par l’envie, jusqu’à arriver à 2cm de son visage. Elle s’assoit, l'Asticot s'arrête net et ne bouge plus… et sans un regard à la vitesse de l’éclair il se détourne et se casse.
Simplement magnifique.

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22:31 Écrit par Anouchka dans Moi Je | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime

dimanche, 19 juin 2016

Nostomanie

La vie serait tellement plus simple si nous étions des micro-ondes. On devrait proposer ça comme sujet au bac philo, tiens.

Je n’ai plus le temps d’écrire sur ce blog, je poste rarement des photos sur l’autre, et pourtant, je ne me résous pas à les laisser… Alors quitte à ce qu’ils soient en jachère et que plus personne ne les lisent / regardent, ils perdurent, et moi avec eux.

Bref !

J’ai installé une appli de podomètre sur mon téléphone, et j’ai bien rigolé : je dépasse allègrement les 6.000 pas (le seuil recommandé), soit une jolie moyenne de 3,5 km / jour. Tu m’étonnes que je sois encore bien gaulée pour mon âge ^^
L’Asticot continue à faire la grève de la faim, 3 mois que ça dure il met mes nerfs à rude épreuve mais bon c’est comme ça.

En parlant de lui, j’avais fait une liste de prénoms potentiels (fille / garçon) et bien qu’il soit encore possible qu’il y ait un deuxième ptit bouchon, il y aura également 90% de chances que je refasse une MAP ; pour que cela n’arrive pas il faudrait que je passe 4 mois à faire du lard. Et c’est même pas dit que ça marche :/ !
Sans compter la culpabilité de ne pas pouvoir s’occuper du lardon n°1 pour la gestation du n°2, j’ai déjà fait un post-partum je tiens pas à en faire un second merci bien.
Un enfant, ça demande du temps, de la patience, de faire une croix sur le peu d’heures de sommeil qu’il nous reste d’être en forme et ça coûte de l’argent. Un, c’est déjà très bien, un qui n’est pas malade et qui grandit bien, c’est parfait. C’est triste, je fais mon deuil, c’est dur j’en chie, vraiment, mais il faut savoir être raisonnable.

A part ça ? Hé bien ça y est, nous avons décidé de prendre nos clics et nos clacs et de faire nos valises, pour de bon.

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Il n’y a que de bonnes raisons à cela : que l’Asticot se rapproche de ses grands-parents vieillissants, que le noyau familial se constitue un peu plus tant qu’il est temps, qu’on profite d’un cadre de vie moins stressant, que l’Asticot grandisse dans un environnement plus sain, sans compter la bouffe ++++ et les mégas économies de loyer.
Moi j’aime pas me maquiller et mettre des talons de 12 pour aller au supermarché. En 15 ans, ça n’a pas changé. Je suis une plouc et je le reste, la ploucitude c’est très bien. Et puis je ne me fais pas d’illusions, des cons, y’en a partout. Ils sont plus dispersés là où on va aller.

Depuis des mois je ne cesse de le répéter : le ras le bol s’est doucement mais sûrement installé. Ras le bol de vivre dans le South Far East, marre des odeurs de churros, des gens qui se ruent sur les glaces, des odeurs âcres d’huile solaire, des gens qui se regardent et qui pètent plus haut qu’ils n’ont leur cul, ras le bol de l’aigreur permanente des jeunes et des vieux, de la tension palpable où que tu sois, de l’incivisme quotidien, du non respect de rien sous prétexte que « c’est la tradition »… Parcmètres partout, envie nulle part.

Et tant pis pour la mer où je ne mets finalement pas les pieds, si on veut aller à la mer ou à la montagne ou à l’océan on sera au milieu c’est mieux ; tant pis pour le soleil, qui me manquera véritablement, je me réhabituerai au climat. Et puis j’ai fait la transhumance 15 ans d’affilée dans un sens, je peux la faire dans l’autre.
Tans pis pour les potes, les salles de concert où j’ai mes habitudes, il y aura d’autres potes et de nouvelles salles.
Tant pis pour les amis, qui resteront a priori des amis – et qui viendront probablement squatter, ou pas, je m’en fous. Finalement, j’ai aujourd’hui ce que j’ai toujours voulu avoir, j’ai beaucoup de chance. Tout le reste, c’est du bonus.

On a commencé à chercher notre nouveau chez-nous, bon je crois que je vais vider mon PEL pour faire appel à des déménageurs et ne plus me coltiner de cartons lol mais pour le reste, j’ai vraiment hâte.

Je vous laisse avec la meilleure scène d’un de mes films préférés.

21:06 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime, toulouse

dimanche, 05 juin 2016

Tchi Tchah

Tu croyais ce blog à l’abandon ? Hé ben non !

En attendant un « véritable » post à venir – en préparation depuis des semaines (notamment dans ma tête parce que manque de temps), voici une liste exhaustive des films vus depuis le début de l’année. Ne me remercie pas, c'est pour les soirs où tu t'ennuies.

# La pépite :

- Je suis mort, mais j’ai des amis (2015) : du rock, du loufoque, un film belge dans tous les sens du terme à voir ABSOLUMENT.

# Les daubes à (vite) oublier :

- Spectre (2015) : Je me suis demandé durant tout le film si le costume de James allait exploser à l’entrejambe (la réponse est : non) (dommage, ç’aurait été drôle). Sinon beaucoup de bruit pour vraiment, mais alors, vraiment rien.
- A vif (2015) : Bradley Cooper est un chef cuisto qui sort de désintox et veut une troisième étoile. Omar Sy parle anglais (Wall Street Institute lol) et Sienna Miller est parfaite. C’est tout.
- Les nouvelles aventures d’Aladin (2015) : film ode à Kev Adams, pâle copie d’Astérix et Cléopâtre, on est très loin de l’esprit Chabat… et c’est même pas drôle.
- Deadpool (2016) : on m’avait dit que c’était drôle, et c’est vraiment… nul à chier.
- Célibataire mode d’emploi (2016) : scénario nase, interprétation nase. Nase.
- Avé César (2016) : pâle imitation d’un Wes Anderson, un mauvais film des frères Cohen, ennuyant et mou. Dommage car les acteurs sont individuellement parfaits.

# Les films bof :

- Le nouveau stagiaire (2015) : Robert De Niro est veuf et il s’ennuie ferme dans son quartier de Brooklyn où il a grandit et travaillé toute sa vie. Il postule alors comme stagiaire dans une entreprise de vêtements en ligne dirigée par Anne Hathaway. Mignon.
- The Walk (2015) : l’histoire du funambule Philippe Petit qui, en 1974, traversa le World Trade Center d’une tour à l’autre. Un peu long.

# Les films pas mal :

- Seul sur Mars (2015) : Matt Damon se retrouve seul sur Mars, tout le monde le croit mort, et en plus il n’a même pas de ballon de volley. C’est un mélange de Home Improvement ft Abba, c’est bien joué, y’a plein d’acteurs qu’on a déjà vus mais dont on a oublié le nom surtout, plein de patates, et Jessica Chastainnnn ne sert à rien.
- Antigang (2015) : Jean Réno est à la tête d’une équipe d’intervention de la BRI. Un mix entre Dobermann, Nid de Guêpes, et Point Break. Mention spéciale pour Alban Lenoir, inconnu au bataillon jusqu’alors et qui est juste génial.
- Prémonitions (2015) : Anthony Hopkins a des visions intuitives. Son ex-collègue du FBI lui demande de l’aider à arrêter un serial killer ayant les mêmes dons que lui.
- Steve Jobs (2016) : Les premières minutes des 3 principaux lancements qui auront marqué la carrière de Steve Jobs. Très bien monté et très instructif quant au fieffé connard mais néanmoins excellent communiquant à l’intuition à nez creux qu’il devait être. Kate Winslet est comme à son habitude, parfaite.
- Criminal Activities (2015) : A la sortie d’un enterrement, 4 potes décident de faire un investissement risqué en bourse, qui leur vaudra de se frotter à la Mafia… John Travolta a beaucoup trop de botox et de fond de teint, mais le casting est impeccable et le scénario bien ficelé. Bonne surprise.
- Seul contre tous / Concussion (2015) : un médecin nigérian enquête sur la mort de joueurs de football américain liée aux nombreuses commotions cérébrales durant leur carrière. Will Smith y est très juste.
- Misconduct (2016) : Josh Duhamel, un ambitieux avocat, doit faire équipe avec Al Pacino pour faire tomber Anthony Hopkins, un magnat de l’industrie pharmaceutique. Mais tout ne se passe pas comme il le voudrait…
- Joy (2015) : l’histoire vraie d’une mère célibataire qui inventa un balai-serpillère auto-essorant.
- Dirty Grandpa (2016) : Robert De Niro vient d’enterrer sa femme ; après des années de fidélité, il ne veut plus qu’une chose : partir en Floride, et baiser. Il embarquer son petit fils (Zaf Efron) avec lui.

# Les bons films :

- Discount (2015) : Les employés d’un discount alimentaire sont menacés de licenciement économique. Ils décident de voler les invendus du magasin et de créer une épicerie solidaire. Très juste, un film qui donne envie de survie.
- Sicario (2015) : Sicario signifie tueur à gages. Emily Blunt, jeune agent du FBI, est envoyée à son insu à Ciudad Juarez au Mexique, une des villes les plus dangereuses du monde où les trafiquants de drogue sont rois. Bien qu’il ne soit pas sans rappeler « Traffic » de Soderbergh, le film est noueux, haletant. Benicio del Toro y est tout simplement brillant.
- Creed (2015) : comme son titre complet l’indique, il s’agit là de « l’héritage de Rocky Balboa », film dérivé des Rocky impeccablement joué par Stallone.
- Spotlight (2015) : Tirée de faits réels qui leur valurent le prix Pulitzer, l’enquête d’un groupe de journalistes d’investigation sur des prêtres pédophiles. Brillant.
- The Big Short – le casse du siècle (2015) : En 2005 à Wall Street quatre requins de la finance misent sur la crise qui se profile. Un bon film – malgré des termes techniques complexes !

 To be continued...

19:59 Écrit par Anouchka dans Tchi Tchah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, médias

samedi, 02 avril 2016

Quoi de neuf, doc ?

Je suis une cerne géante tant je dors peu et surtout mal depuis… trop longtemps. Je vois des films (je vous conseille notamment Criminal Activities, Spotlight, The Big Short [attention c’est velu] et surtout le génial Je suis mort mais j’ai des amis).
Mon temps est évidemment à 90% occupé par mon nain, ce qui me laisse un temps infime pour le reste et surtout pour bloguer. Pas que ma vie soit des masses intéressantes (elle ne l’était pas plus avant du reste) mais là j’avoue que pffffffffffffffffff pas le temps du tout, quand ce n’est pas la fatigue et donc la flemme de me poser devant l’ordi après 20h.
Forcément le seul jour où je trouve du temps pour pondre un post la box a choisi de décéder *environ de mourir* mais HEUREUSEMENT il y a un modem adsl qui traîne et quelqu’un qui sait s’en servir o/

Bref. Nous avons fêté les 1 an de l’Asticot. Et là tu te souviens soudainement de touuuuuuuuuuuus les gens qui t’ont dit « tu verras, ça passe sssssuper vite » et tu réalises qu’ils avaient raison les cons, ça passe vraiment sssssuper vite.
Lorsque je revois les photos, c’est le trou noir… par exemple je ne me souviens pas lorsque la sage-femme me l’a posé sur les seins tellement j’étais en état de choc et ça me contrarie (sachant par exemple que je me rappelle comment était disposée ma chambre ce dont on se fout complètement) mais bon. J’ai ainsi décidé de faire l’autruche, déjà que j’ai une mémoire de poisson rouge j’ai abandonné l’idée de me souvenir de tout, c’est impossible. Je vis au jour le jour, je prends des tas de photos, je filme, je kiffe, voilà. Pas toujours hein, mais la plupart du temps quand même.

Sinon ça fait un mois que je rêve quasiment toutes les nuits que je suis enceinte, tout va bien :(

A part ça, j’en air ras le bol du vent, et du froid, de l’humidité, des températures trop chaudes, de la pluie et des connards au volant. Tsé quoi je vais me retrouver dans la ville où le taux de chômage est le plus bas (Rodez), peut-être dans la cambrousse avec des ploucs mais pei-narde. Quitte à ce que ce soit comme mère célibataire jobless moneyless et friendless (ouais, j’aime les challenges).
Ça fait des mois que ça dure, ça n’était certes pas tout rose avant (ça ne l’est jamais vraiment), c’est lentement mais sûrement parti en couille – d’aucuns diront qu’avec l’arrivée d’un enfant « c’est normal » (gnnnnnnnnnnnnnnnnnn) mais là ça part vraiment à veau l’eau. Mon « couple » ne tient plus qu’à un fil, et pour la faire courte j’en ai tellement plein le cul que j’ai plus envie de faire d’efforts.
Être malheureuse pour que l’Asticot grandisse auprès de ses deux parents c’est pas forcément lui rendre service. La messe n’est pas dite mais si je me casse, je prends le fils sous le bras et ça ne sera pas pour aller encore plus à l’est.

Dans les bonnes nouvelles car il y en a quand même, j’ai terminé mes séances de rééduc pour le dos ! Bon j’ai toujours mal mais les articulations crient en silence jusqu’à ce qu’elles se réveillent donc je me fais à l’idée de souffrir le restant de ma vie, mal foutue je suis mal foutue je vieillirai. Et sans Tramadol si possible.
J’étais tellement contente que j’ai fait faire des semelles chez le podologue et que la même semaine, j’ai ENFIN trouvé LA paire de chaussures de sport de mes rêves, genre lorsque tu mets le pied dedans
t’es en chausson et tu cours soudainement le Marathon de Paris (si si).
Reste à soigner la tendinite du coude droit (j’ai fini le gauche), peut-être qu’ensuite je n’aurais plus mal « que » au dos haha :/

Pour terminer, j’ai trouvé un coiffeur moitié moins cher que le mien, qui pour mémoire m’a tellement raté la fois dernière que je ressemble depuis à un épagneul breton. Je vais donc prendre un risque mais un risque moindre et changer de tête, encore. Croisez les doigts pour que cette fois ne soit pas un carnage.

20:27 Écrit par Anouchka dans Moi Je | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, journal intime

 
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