samedi, 05 décembre 2009

Dans quelle étagère ?

Je viens d'apprendre que le Grand Chef et la Reine Mère ont leur carte de donneurs d'organes.

Autant donner mon sang, ça ne me pose pas de problème (en fait, ça m'en pose un, ça fait des années que je n'en ai pas donné car tension de merde), autant donner mes organes... brrr ça me dit rien qu'y vaille. Sur le principe je suis pour, mais égoïstement je ne me sens pas prête pour cela. Je le ferai peut-être un jour, je ne sais pas.

C'est comme ceux qui sont pour être incinérés ou enterrés. C'est un choix qui n'appartient qu'à soi.

vendredi, 28 août 2009

Et plus dure sera la chute

Forcément.

Me voilà enfermée depuis des jours chez moi... envie de voir personne, de parler uniquement aux gens choisis sans avoir à raconter le pourquoi, le comment, et le reste surtout...

(interlude déprime)

J'ai même pas eu l'envie le courage de me traîner au cinéma. Je ne mange presque rien (ligne : + 10 points), de toute façon si j'ouvre le frigo je risque de me faire aspirer.

Oui, j'ai le moral dans les tongs. Et ne me parlez pas de la rentrée putain, non ne m'en parlez pas cela vaut mieux.

Je n'ai pas profité des vacances pour « faire le point », « prendre du recul », me triturer le cerveau en réfléchissements complexes non, bien au contraire. Je suis partie à 10.000 km me ressourcer, m'oxygéner, oublier les jours et les dates, rencontrer de nouvelles personnes... et j'en suis revenue plus mûre.

Le retour à la réalité est toujours aussi difficile, mais cette fois le choc a été particulièrement violent, douloureux même.

Les choses se font naturellement et je dois me l'avouer en vieillissant - toutes proportions gardées - je ne suis pas plus faite pour tant d'agressivité, de haine, de violence en tout genre... je suis trop vieille j'ai trop gagné en sagesse à présent pour ces conneries.

Inconsciemment sans doute (quoique..!) je crois qu'une nouvelle page s'est tournée.

Je n'aspire qu'à du calme, de l'apaisement, de la sérénité.

Plus que jamais je suis prête pour une nouvelle étape. Inch'Allah.

11:45 Ecrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blabla de fille, confidences

lundi, 16 février 2009

Paye ta psychothérapie

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Tristesse-pleurs-vide-abandon-manque-souffrance-être forte-que faire ?-doute-remise en question-solitude-compréhension-dévouement-écoute-soutien-courage-lucidité-survie

ESPOIR

Sinon à midi j’ai mis par erreur chauffer du taboulé au micro-ondes, franchement c’est pas terrible.
Mais sinon ça va hein…

Illustration vue chez Nora from http://abeautifulrevolution.com

mercredi, 14 janvier 2009

Jamais la paix

2009 ne commence pas très bien.

J’ai pris de bonnes résolutions « pour la forme », parmi lesquelles je souhaite que la relation que j’ai perdure et se stabilise. C’est un désir réel, profond et motivé.
Tous les jours ou presque je me dis que j’ai de la chance, et tous les jours je me dis aussi que ce n’est pas gagné (et que jamais cela ne le sera). Alors, comme tout un chacun, je « tricote ». C’est difficile, personne n’a de manuel dans la vie, on se débrouille avec ce qu’on a et comme on peut.

Jusqu’ici, tout va bien.

Je vis non pas en timeshare mais en apartment share. Parce qu’à un moment il est bon de savoir si tu es compatible dans la vie de tous les jours comme tu peux l’être lors de tes dates. Niveau logistique / organisation, ce n’est pas facile, mais on s’y fait.
Lorsque cette décision fut prise, elle était mesurée et calculée, en fonction de chacun.

Loin de moi l’idée de faire pleurer dans les chaumières, j’ai pas fait de Hautes Etudes (et tant mieux), je ne suis donc pas ingénieur en pétro-chimie, j’adore mon boulot mais je suis hyper mal payée.
C’est bien malheureux, mais on revient quand même à un moment aux basses considérations matérielles, du genre : combien je gagne x1, combien je dépense à présent x2, combien il me reste. Et là, c’est le drame. Parce qu’à la base, j’ai beau être une bonne gestionnaire (en même temps j’ai pas trop le choix), j’aime bien me faire plaisir aussi, et faire plaisir aux autres. Je suis donc tous les mois dans le rouge, voire dans le cramoisi.
Car, aussi moderne le fait d’avoir deux chez soi peut-il être, ça n’aide pas mon pouvoir d’achat. Et avec ça, comme je suis blindée de thunes la CAF refuse mon dossier :-(

Aussi, compte tenu de la crise toussa, changer de Bouatte relève un peu de l’utopie cette année, c’est pourquoi, sur de judicieux conseils, je vais entreprendre de demander une augmentation de salaire à mon boss je suis une folle je sais. Mais qui ne tente rien n’a rien il paraît.

Bref. Je suis restée (volontairement) enfermée tout le week-end. A réfléchir, ressasser, envisager des solutions, car je ne suis plus en mesure d’assumer cette situation.
Je n’ai pas envie de hâter les choses – jusqu’à présent je ne l’ai jamais fait – je ne prendrai pas de décision hasardeuse, risquée, ou pour de « mauvaises raisons ». J’ai simplement envie de donner une nouvelle impulsion à ce que je vis, en prenant en considération tous les paramètres.
Il faut qu’on avance, en gardant à l'esprit qu'il s'agit avant tout chose d'AMOUR, construire solidement dans la durée, avancer malgré la peur que ça ne fonctionne plus, que 1+1= peut-être 0, ou qu’au contraire ça nous redonne un coup de fouet.

Karamazov rien à voir, lundi, j’ai fait un joli petit courrier à mon proprio. Parce qu’après un mois, la flotte, puis la neige, rien n’avance et ça commence furieusement à me gaver. C'est une constante de ce début d’année : il faut que ça avance, ça n’est pas possible autrement.

Au final, tout ceci m’aura permis de décider de reprendre mes « confessions intimes » sur ce blog, que j’avais depuis quelques temps laissées au placard pour cause d’autocensure. Finalement je me rends compte que cela me fait plus de mal que de bien, d’autant que le blog est avant tout une expression personnelle et libre. Dont acte.

Bon sinon je ne vais pas me saouler à la vodka cette année, tout ça parce que le lendemain je suis de mariage… et qu’est-ce qu’on met pour un mariage au mois de janvier je vous le demande ???

 

 

 

… … …

 

 

 

Ceci est une vraie question, AIDEZ-MOI, car pour l’instant je scrute désespérément mon placard sans aucune idée !..

15:39 Ecrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blabla de fille, confidences, love etc

jeudi, 15 mai 2008

An internal error occured

Ca fait des mois que cela dure, et c'est toujours là…
Se lever, tous les matins, avec l’envie de rien. Avoir tout pour être heureuse et ne pas l’être. Un toit sur la tête, même deux à présent, de quoi manger, un boulot, un homme, la famille, les amis tout ça.
Ne pas apprécier le bonheur à sa juste valeur. Avoir un quotidien semble-t-il sans saveur. Vouloir plus, mieux, vite.
Etre triste, presque tout le temps, avoir envie de pleurer à la moindre remarque, tout prendre mal ou de travers, tout interpréter, tout mélanger.
D’ailleurs je pleure, souvent. Je me retiens de pleurer, souvent aussi, des litres entiers qui ne demandent qu’à sortir et que j’enfouis parce que bordel je suis fière, je suis une Gladiatrice, je ne m’effondrerai pas.
Et pourtant, devant toi, toute ma carapace se fendille et je me retrouve bien frêle avec cette boule au ventre qui me tord et par-delà laquelle je n’arrive pas à avancer. Tu es là, tu m’écoutes, tu m’aides, tu es mon meilleur soutien, l’Homme, l’ami, le confident, j’ai une chance infinie d’ailleurs – mais cette situation je te la fais vivre, bien malgré moi, et ça a les conséquences que l’on sait.
Je pense à nous, tout le temps, en me lavant, en bossant, en conduisant… et je me demande quand nous ne ferons qu’un à nouveau. Tu me dirais que c’est déjà le cas, mais tu sais aussi bien que moi que nous sommes côte à côte mais lointains également, et que c’est de ma faute.
Et c’est dur pour toi, tu es aux petits soins avec moi, et malgré tout cela ne suffit pas… je m’en veux tellement ! Je sais que tu liras ces lignes, qui sont du « déjà vu », mais il faut que cela sorte.
Creux de la vague elle dit la dame ?? Comme je comprends… Me concernant ce serait plus le fond des abysses un poids attaché au pied là tu vois, la « paumitude pré trentenaire » c’est un putain de rhume du cerveau moi je te le dis. Et j’invente des mots si je veux, faut bien rire hein haha LOL.
Mais la réalité pourtant est bien là : niveau financier en-dessous de celui de la mer ; aucune perspective dans mon boulot et pas de débouchés en vue non plus. Envie de notre appart avec mon Homme, de rêves...
Mes amis me manquent, ma famille me manque, me retrouver devant la télé à chialer comme une madeleine devant un film en V.O. en mangeant du microwaved pop-corn me manque.
Je pense à mes 30 ans que je vais bientôt fêter, à ceux que j’aimerai rassembler pour ce jour là.
Dormir mieux, et plus, sans cachets. Ne plus faire de rêves ultra bizarres, ni me réveiller au moindre bruit, transpirante. Arrêter de ne voir qu’un vieux truc tout terne dans la glace. Rire, sourire, beaucoup plus ; tiens d’ailleurs regarde ce que j’ai chipé chez Ute c’est criant de vérité :

What philosophy do you follow? (v1.03)
created with QuizFarm.com
You scored as Hedonism

Your life is guided by the principles of Hedonism: You believe that pleasure is a great, or the greatest, good; and you try to enjoy life’s pleasures as much as you can.

“Eat, drink, and be merry, for tomorrow we die!”

More info at Arocoun's Wikipedia User Page...

Hedonism

90%

Existentialism

85%

Utilitarianism

55%

Kantianism

50%

Justice (Fairness)

50%

Strong Egoism

35%

Apathy

30%

Nihilism

15%

Divine Command

0%
Tout cela est un joyeux bordel.
Et pourtant, au fond de moi, je gère déjà, je vais gérer. Le roseau plie mais ne rompt pas.

jeudi, 28 février 2008

Vous reprendrez bien un peu de soupe à la grimace ?

Un constat s’impose : je ne suis pas en grande forme.
 
Je suis fatiguée de moi-même, et pourtant que cette coupure fut bénéfique ! Voir de nouveaux endroits, faire de nouvelles expériences, partager avec mon Homme un temps pour nous hors de la routine stressante dans laquelle nous tournoyons, nous créer de nouveaux souvenirs… Marcher, suer, s’époumoner, faire des bisous :-) … et pourtant y’a un truc qui cloche.
 
J’ai ce sentiment de ne pas être à la hauteur, en même temps que je suis trop exigeante…
Je continue à me poser whatmille questions (où vais-je, qui suis-je, quand est-ce qu’on s’installe ?). Je suis pas tranquille dans ma tête.
J’ai pas à me plaindre du manque de soleil, puisque j’en ai. N’empêche, je suis en manque, globalement. Je me lève souvent d’humeur ronchon (ouais, bon, ça change pas des masses en fonction des saisons c’est vrai), je suis un paquet de nerfs ambulant. Insatiable insatisfaite.
 
Puis ça n’a rien à voir mais j’aimerai bien trouver des blogs intéressants à lire (en plus des « habituels » hein ;-)), alors trouver des blogs c’est bête comme chou, mais des biens… bizarrement ça n’est pas légion.
Et les posts « coupés en deux » ça me gonfle, le teasing « lire la suite » ça m'inspire de cliquer illico sur la petite croix en haut à droite.
 
Moi j’te l’dis, vivement la fin de l’hiver.

vendredi, 01 février 2008

Et soudain, le monde s'écroula...

J’ai quand même un petit peu beaucoup le sentiment de m’être faite enflée.

Après que l’on m’y pousse, après y avoir mûrement réfléchi, l’idée a finalement fait son chemin. Et j’ai envoyé les pieds.

7 entretiens en 1 mois, des propositions intéressantes, dont certaines auxquelles j’ai répondu par la négative, pour à présent me retrouver avec nibe, que dalle, peau d’balle, makache, niente.

Et entendre un « n’ayez pas de regrets », ça aide pas vraiment à se sentir mieux ; au téléphone, j’avais l’impression d’être comme sourde, lointaine. J’ai été polie, j’ai souris, j’ai dit « très bien ». Mais au fond j'étais en colère.

Alors bien sûr, c’est pas la fin du monde on est d’accord. N’empêche. Je suis déçue.

Je suis déçue, par moi-même de ne pas être arrivée au but que je m’étais fixé. Je suis déçue que mes projets tombent à l’eau alors que j’y croyais, sans pour autant m’être « fait des films ». Je suis déçue parce que cette situation a des répercussions : rester à la Bouatte ne m’enchante guère, à cause de l’ambiance moisie et surtout pour y gagner des clopinettes. Mais répercussions également sur ma vie personnelle. Et quid d’une évolution sociale ? Quid d’une évolution tout court ?

Je ne suis pas à plaindre, j’ai un boulot, une famille aimante, des amis, un Homme dans ma vie, un toit sur la tête et de quoi manger dans mon frigo tout ça.
Je le sais, je suis trop dedans, je dois passer à autre chose. Et le pire, c’est que je ne peux rien y faire, je suis spectatrice et je déteste ça.

Ma volonté et ma détermination seront toujours présentes, mais là, il faut que je laisse les choses en jachère, il faut que je digère.

09:25 Ecrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, taff, confidences

jeudi, 20 décembre 2007

F*ck Cornelius

Et wouala, une proposition ferme à laquelle je dois dire oui ou non au plus tard demain midi ; je devrais être contente, au lieu de ça je me pose 20 milliards de questions à cause du petit vélo qui pédale tout seul dans ma tête (et notamment la nuit) ; j'aime pas avoir la pression ; j'aime les choses carrées, ça me rend sereine. Je n’aime pas faire des choix de manière précipitée. La vie n'est pas simple, bordel. Et sinon je suis pas stressée un brin, non-non-non.
Sinon si tu te demandes le pourquoi de Cornélius, parce que 1/ choix cornélien et parce que 2/ révise donc tes classiques en matière d'Harry Potter.

20:30 Ecrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, taff

samedi, 24 novembre 2007

Histoire de famille

Nous avons tous la nôtre, plus ou moins attachante, drôle, étonnante, tragique, fragile.

Mes parents ont des frères, qui se sont mariés, certains ont eu des enfants. Mais d’un côté comme de l’autre, aucune fratrie véritable n’a jamais existé.
Les grands-parents à la base, avaient des rapports complexes avec leurs enfants, fait d'ordres, de beaucoup d'interdictions, de reproches, de tabous, et surtout pas de dialogue, de tendresse et d’amour ; les enfants entre eux avaient des rapports quasi inexistants, s’ils n’étaient pas conflictuels. Plus tard, les belles-sœurs ont plus été considérées comme des « pièces rapportées » qu'autre chose, différentes histoires de famille se sont greffées là-dessus. Ca fait le tri direct pour certains (ce qui n'est pas plus mal d'ailleurs).

Alors au final je me retrouve avec 4 cousins que je ne connais pas, qui ne me connaissent pas non plus. Nous ne nous sommes à peine vus qu’en photos, nous n’avons jamais rien partagé ; les rares fois d’ailleurs où la « famille » pouvait être au complet c’était lors des enterrements – autant dire que c’est pas franchement là que tu vas tisser du lien familial, surtout avec des gens que tu ne vois jamais.
Ce qui n'empêche pas d'avoir une famille de cœur, que j'ai choisie.

En prenant de l’âge, on se rend compte à quel point ce lien familial est important malgré tout, à quel point la famille peut vous pousser vers l’avant et vous détruire tout autant.
Le manque de relations, de dialogue de mes parents envers les leurs reflète la manière dont ils m’ont éduquée, avec beaucoup de limites, beaucoup de peurs, et très peu d’explications.
Je ne leur en veut pas, ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient, et là n’est pas le propos de toute façon.

J’ai souvent pensé à mes cousins, j’ai eu envie de savoir qui ils sont, ce qu’ils font. Bien sur, je l’ai +/- su par le « fameux coup de téléphone de la nouvelle année », belle invention savamment hypocrite qui permet de se dédouaner et/ ou de faire amende honorable.
Et puis après, lasse de voir que finalement, rien ne change, et que personne n’y met du sien pour éventuellement faire changer les choses… j’ai laissé tomber. Quoi dire, comment aborder des gens qui certes, sont du même sang que moi mais qui, ne me connaissent pas, et n’ont pas forcément envie de me connaître ?

La vie se chargeant bien de nous mettre en face des choses, tant que le lien existe, même infinitésimal, la situation peut évoluer.
Et d’une rencontre pas si anodine que ça peuvent découler des révélations, qui nous éclairent quant au fait que les incompréhensions d’antan puissent devenir les rancœurs d’aujourd’hui.
C’est dramatique, c’est triste, c’est tout un tas de qualificatifs navrants en fait. Les constats c’est bien, l’action beaucoup mieux. Alors il va falloir que ça bouge. Aujourd’hui nous sommes des adultes, nous nous construisons, et en tout cas pour ce qui me concerne je n’ai pas envie de transmettre toutes ses rancœurs plus tard. Je ne sais pas comment, mais il faut que ça change.

mercredi, 06 juin 2007

So few, so many

So many things to do
So little time
So many things to say
So little time
Such a mess...

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Comment prendre le temps de vivre
Entre le flux et le reflux
De la marée où roule ivre
Le trop tard et le jamais plus
Et le temps d’aimer sa merveille
Au présent dans chaque regard
Murmurant encore à l’oreille
Le jamais plus et le trop tard
Il me reste le temps du rêve
Eternel malgré tant d’accrocs
Voilier dont les ailes soulèvent
Le plus tard et le jamais trop

- Luc Estang -

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