jeudi, 15 mai 2008

An internal error occured

Ca fait des mois que cela dure, et c'est toujours là…
 
Se lever, tous les matins, avec l’envie de rien. Avoir tout pour être heureuse et ne pas l’être. Un toit sur la tête, même deux à présent, de quoi manger, un boulot, un homme, la famille, les amis tout ça.
Ne pas apprécier le bonheur à sa juste valeur. Avoir un quotidien semble-t-il sans saveur. Vouloir plus, mieux, vite.
 
Etre triste, presque tout le temps, avoir envie de pleurer à la moindre remarque, tout prendre mal ou de travers, tout interpréter, tout mélanger.
D’ailleurs je pleure, souvent. Je me retiens de pleurer, souvent aussi, des litres entiers qui ne demandent qu’à sortir et que j’enfouis parce que bordel je suis fière, je suis une Gladiatrice, je ne m’effondrerai pas.
 
Et pourtant, devant toi, toute ma carapace se fendille et je me retrouve bien frêle avec cette boule au ventre qui me tord et par-delà laquelle je n’arrive pas à avancer. Tu es là, tu m’écoutes, tu m’aides, tu es mon meilleur soutien, l’Homme, l’ami, le confident, j’ai une chance infinie d’ailleurs – mais cette situation je te la fais vivre, bien malgré moi, et ça a les conséquences que l’on sait.
Je pense à nous, tout le temps, en me lavant, en bossant, en conduisant… et je me demande quand nous ne ferons qu’un à nouveau. Tu me dirais que c’est déjà le cas, mais tu sais aussi bien que moi que nous sommes côte à côte mais lointains également, et que c’est de ma faute.
Et c’est dur pour toi, tu es aux petits soins avec moi, et malgré tout cela ne suffit pas… je m’en veux tellement ! Je sais que tu liras ces lignes, qui sont du « déjà vu », mais il faut que cela sorte.
 
Creux de la vague elle dit la dame ?? Comme je comprends… Me concernant ce serait plus le fond des abysses un poids attaché au pied là tu vois, la « paumitude pré trentenaire » c’est un putain de rhume du cerveau moi je te le dis. Et j’invente des mots si je veux, faut bien rire hein haha LOL.
 
Mais la réalité pourtant est bien là : niveau financier en-dessous de celui de la mer ; aucune perspective dans mon boulot et pas de débouchés en vue non plus. Envie de notre appart avec mon Homme, de rêves...
Mes amis me manquent, ma famille me manque, me retrouver devant la télé à chialer comme une madeleine devant un film en V.O. en mangeant du microwaved pop-corn me manque.
Je pense à mes 30 ans que je vais bientôt fêter, à ceux que j’aimerai rassembler pour ce jour là.
 
Dormir mieux, et plus, sans cachets. Ne plus faire de rêves ultra bizarres, ni me réveiller au moindre bruit, transpirante. Arrêter de ne voir qu’un vieux truc tout terne dans la glace. Rire, sourire, beaucoup plus ; tiens d’ailleurs regarde ce que j’ai chipé chez Ute c’est criant de vérité :
 

What philosophy do you follow? (v1.03)
created with QuizFarm.com
You scored as Hedonism

Your life is guided by the principles of Hedonism: You believe that pleasure is a great, or the greatest, good; and you try to enjoy life’s pleasures as much as you can.

“Eat, drink, and be merry, for tomorrow we die!”

More info at Arocoun's Wikipedia User Page...

Hedonism

 
90%

Existentialism

 
85%

Utilitarianism

 
55%

Kantianism

 
50%

Justice (Fairness)

 
50%

Strong Egoism

 
35%

Apathy

 
30%

Nihilism

 
15%

Divine Command

 
0%
 
Tout cela est un joyeux bordel.
Et pourtant, au fond de moi, je gère déjà, je vais gérer. Le roseau plie mais ne rompt pas.

jeudi, 28 février 2008

Vous reprendrez bien un peu de soupe à la grimace ?

Un constat s’impose : je ne suis pas en grande forme.
 
Je suis fatiguée de moi-même, et pourtant que cette coupure fut bénéfique ! Voir de nouveaux endroits, faire de nouvelles expériences, partager avec mon Homme un temps pour nous hors de la routine stressante dans laquelle nous tournoyons, nous créer de nouveaux souvenirs… Marcher, suer, s’époumoner, faire des bisous :-) … et pourtant y’a un truc qui cloche.
 
J’ai ce sentiment de ne pas être à la hauteur, en même temps que je suis trop exigeante…
Je continue à me poser whatmille questions (où vais-je, qui suis-je, quand est-ce qu’on s’installe ?). Je suis pas tranquille dans ma tête.
J’ai pas à me plaindre du manque de soleil, puisque j’en ai. N’empêche, je suis en manque, globalement. Je me lève souvent d’humeur ronchon (ouais, bon, ça change pas des masses en fonction des saisons c’est vrai), je suis un paquet de nerfs ambulant. Insatiable insatisfaite.
 
Puis ça n’a rien à voir mais j’aimerai bien trouver des blogs intéressants à lire (en plus des « habituels » hein ;-)), alors trouver des blogs c’est bête comme chou, mais des biens… bizarrement ça n’est pas légion.
Et les posts « coupés en deux » ça me gonfle, le teasing « lire la suite » ça m'inspire de cliquer illico sur la petite croix en haut à droite.
 
Moi j’te l’dis, vivement la fin de l’hiver.

vendredi, 01 février 2008

Et soudain, le monde s'écroula...

J’ai quand même un petit peu beaucoup le sentiment de m’être faite enflée.

Après que l’on m’y pousse, après y avoir mûrement réfléchi, l’idée a finalement fait son chemin. Et j’ai envoyé les pieds.

7 entretiens en 1 mois, des propositions intéressantes, dont certaines auxquelles j’ai répondu par la négative, pour à présent me retrouver avec nibe, que dalle, peau d’balle, makache, niente.

Et entendre un « n’ayez pas de regrets », ça aide pas vraiment à se sentir mieux ; au téléphone, j’avais l’impression d’être comme sourde, lointaine. J’ai été polie, j’ai souris, j’ai dit « très bien ». Mais au fond j'étais en colère.

Alors bien sûr, c’est pas la fin du monde on est d’accord. N’empêche. Je suis déçue.

Je suis déçue, par moi-même de ne pas être arrivée au but que je m’étais fixé. Je suis déçue que mes projets tombent à l’eau alors que j’y croyais, sans pour autant m’être « fait des films ». Je suis déçue parce que cette situation a des répercussions : rester à la Bouatte ne m’enchante guère, à cause de l’ambiance moisie et surtout pour y gagner des clopinettes. Mais répercussions également sur ma vie personnelle. Et quid d’une évolution sociale ? Quid d’une évolution tout court ?

Je ne suis pas à plaindre, j’ai un boulot, une famille aimante, des amis, un Homme dans ma vie, un toit sur la tête et de quoi manger dans mon frigo tout ça.
Je le sais, je suis trop dedans, je dois passer à autre chose. Et le pire, c’est que je ne peux rien y faire, je suis spectatrice et je déteste ça.

Ma volonté et ma détermination seront toujours présentes, mais là, il faut que je laisse les choses en jachère, il faut que je digère.

samedi, 24 novembre 2007

Histoire de famille

Nous avons tous la nôtre, plus ou moins attachante, drôle, étonnante, tragique, fragile.
 
Mes parents ont des frères, qui se sont mariés, certains ont eu des enfants. Mais d’un côté comme de l’autre, aucune fratrie véritable n’a jamais existé.
Les grands-parents à la base, avaient des rapports complexes avec leurs enfants, fait d'ordres, de beaucoup d'interdictions, de reproches, de tabous, et surtout pas de dialogue, de tendresse et d’amour ; les enfants entre eux avaient des rapports quasi inexistants, s’ils n’étaient pas conflictuels. Plus tard, les belles-sœurs ont plus été considérées comme des « pièces rapportées » qu'autre chose, différentes histoires de famille se sont greffées là-dessus. Ca fait le tri direct pour certains (ce qui n'est pas plus mal d'ailleurs).
 
Alors au final je me retrouve avec 4 cousins que je ne connais pas, qui ne me connaissent pas non plus. Nous ne nous sommes à peine vus qu’en photos, nous n’avons jamais rien partagé ; les rares fois d’ailleurs où la « famille » pouvait être au complet c’était lors des enterrements – autant dire que c’est pas franchement là que tu vas tisser du lien familial, surtout avec des gens que tu ne vois jamais.
Ce qui n'empêche pas d'avoir une famille de cœur, que j'ai choisie.
 
En prenant de l’âge, on se rend compte à quel point ce lien familial est important malgré tout, à quel point la famille peut vous pousser vers l’avant et vous détruire tout autant.
Le manque de relations, de dialogue de mes parents envers les leurs reflète la manière dont ils m’ont éduquée, avec beaucoup de limites, beaucoup de peurs, et très peu d’explications.
Je ne leur en veut pas, ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient, et là n’est pas le propos de toute façon.
J’ai souvent pensé à mes cousins, j’ai eu envie de savoir qui ils sont, ce qu’ils font. Bien sur, je l’ai +/- su par le « fameux coup de téléphone de la nouvelle année », belle invention savamment hypocrite qui permet de se dédouaner et/ ou de faire amende honorable.
Et puis après, lasse de voir que finalement, rien ne change, et que personne n’y met du sien pour éventuellement faire changer les choses… j’ai laissé tomber. Quoi dire, comment aborder des gens qui certes, sont du même sang que moi mais qui, ne me connaissent pas, et n’ont pas forcément envie de me connaître ?
 
La vie se chargeant bien de nous mettre en face des choses, tant que le lien existe, même infinitésimal, la situation peut évoluer.
Et d’une rencontre pas si anodine que ça peuvent découler des révélations, qui nous éclairent quant au fait que les incompréhensions d’antan puissent devenir les rancœurs d’aujourd’hui.
C’est dramatique, c’est triste, c’est tout un tas de qualificatifs navrants en fait. Les constats c’est bien, l’action beaucoup mieux. Alors il va falloir que ça bouge. Aujourd’hui nous sommes des adultes, nous nous construisons, et en tout cas pour ce qui me concerne je n’ai pas envie de transmettre toutes ses rancœurs plus tard. Je ne sais pas comment, mais il faut que ça change.

mercredi, 06 juin 2007

So few, so many

So many things to do
So little time
So many things to say
So little time
Such a mess...

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Comment prendre le temps de vivre
Entre le flux et le reflux
De la marée où roule ivre
Le trop tard et le jamais plus
Et le temps d’aimer sa merveille
Au présent dans chaque regard
Murmurant encore à l’oreille
Le jamais plus et le trop tard
Il me reste le temps du rêve
Eternel malgré tant d’accrocs
Voilier dont les ailes soulèvent
Le plus tard et le jamais trop

- Luc Estang -

samedi, 02 juin 2007

En surface

Malgré l'envie, malgré les efforts, je n'y arrive pas…
Je ne sais pas faire autrement, pour l'instant…

Faut que ça décante, faut que je dorme…

Font chier ces phases transitionnelles...

dimanche, 26 novembre 2006

Rétropédalage

Que dire… Depuis septembre je n’ai pas touché terre. J’ai eu et j’ai encore beaucoup de taff (bonne chose) pourtant l’ambiance à la Bouatte – même si elle est un peu retombée – n’est pas bien folichonne (pas bonne chose). Des arrivées, des changements, sans doute un déménagement… La fin de l’année est proche, autant dire que 2007 est déjà là. Le temps de renégocier mon salaire aussi huhu. Ca c’est pour le côté pro.

Côté perso, j’ai cessé de me questionner à tout bout de champ, j’ai essayé d’avoir des éléments de réponse – parfois. En fait, j’ai le sentiment de ne pas tout comprendre ; c’est curieux cette impression d’être étranger à soi parfois.
Ces dernières semaines j’ai trouvé beaucoup de soutien en des personnes auxquelles je ne m’attendais pas, et d’autres personnes plus proches de moi s’éloignent. Peut-être que nos chemins se séparent, je ne sais pas. Je n’ai pas envie de faire l’effort, encore, d’aller vers la personne, de tenter de comprendre. Je deviens feignasse en vieillissant lol

Côté cœur hum comment dire… après m’être pris une bonne claque dans la figure j’ai un peu laissé les choses en jachère – et puis les stigmates sont là. J’ai beau être conquérante et séductrice j’ai une certaine retenue, j’observe, je ne suis pas très à l’aise avec le devant de la scène. Franchement ? je me cague dessus ouais. Il va falloir que je m’excite un bon coup. Pourtant j’ai fait des choses qu’on dit être « répréhensibles », mais le risque était minime et je n’avais rien à perdre en tentant la chance.
C’est tout moi ça : l’ambivalence, la dualité. L’envie d’y aller et puis finalement, non.

Bref, je fais face ; à la vie, à ma vie, à lui qui fait partie de ma vie mais qui ne la partage plus désormais. Je fais avec, je fais sans, je fais bien, parfois mal, je fais de mon mieux, mais je fais quoi qu’il advienne.
Bientôt l'heure du bilan. Et en fait, c’est pas aussi bien rangé que ça en a l’air. C’est un joyeux bordel tout ça en vérité.

lundi, 04 septembre 2006

Antiseptique des sentiments

J’y ai cru, sincèrement, et je me suis trompée. Le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Une seule phrase m’a assassinée.

Je dois accepter la situation parce que je n’ai pas d’autre choix, même si je ne la comprends pas complètement ; quand on essaye et que tout s’écroule, on a au moins tenté le coup. Mais ça n’a pas été le cas. Aujourd’hui je me sens flouée, ça me fout en rogne et le pire c’est que je n'ai (même) pas de rancœur, je suis tellement triste… j’ai le cœur lourd, je me sens vide, déçue, impuissante ; j’ai les yeux bouffis. Putain et moi, qui va m’aider à surmonter cela, hein ? qui ??

Et en passant j’en peux plus d’entendre le discours « c’est mieux ainsi » ; NON c’est pas mieux, c’est dur, c’est méchant, c’est difficile, ça fait un mal de chien. Mais au fond je le sais, c’est la vie. Si préférer l’honnêteté au mensonge a un prix, il est cher payé.

mercredi, 26 juillet 2006

WYSIWYG

Je n’ai rien à te prouver.
Je n’ai rien à prouver à quiconque si ce n’est à moi-même.

Tu me connais depuis longtemps déjà. Tu m’as vue faire souffrir pour rejeter ma propre souffrance, blesser pour ne pas montrer mon désarroi, mentir pour cacher mes faiblesses, mépriser parce que c’était le seul moyen de communiquer. Je suis consciente qu’il m’arrive encore de blesser ceux que j’aime, involontairement, inconsciemment. Et qu’il y a de grandes chances que je fasse des erreurs encore dans ma vie ! Mais j’ai changé, j’ai évolué, j’avance. J’ai choisis d’être moi, sans masques. Je n’ai pas à te prouver que je suis quelqu’un de « bien », je n’ai pas à te montrer mes qualités et te cacher mes défauts.

Alors, oui c’est vrai, parfois nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde, c’est ainsi. Si je comprends que quelques fois tu interprètes mal mes propos je trouve un peu facile que ce soit moi qui me remette en question lorsque tu ne communiques pas, lorsque tu te refermes, que tu te butes, et que tu choisis finalement la solution la plus simple : l’ignorance. Pourquoi serait-moi qui devrait comprendre ? Pourquoi serait-ce à moi à m’adapter ?

Evidemment, accepter l’Autre est difficile, se connaître soi-même c’est déjà un beau bordel. Pour autant je te respecte dans ta différence, dans ce que tu es, dans ce que tu vis, par rapport à ton passé et ton comportement. J’essaye de comprendre avec ce que j’ai et ce que tu me donnes. Accepte-moi dans ce que je suis : une personne humaine avec des qualités et des fêlures. Le problème ne réside pas dans ta confiance en moi mais ta méfiance par rapport à un passé révolu qui t’empêche d’avancer. Si tu es resté bloqué à des années en arrière je ne peux rien pour toi.

Parce que profondément je n’ai rien à te prouver.

 * what you see is what you get

vendredi, 19 mai 2006

Dans la nuance

J'ai beau être raisonnée je n'en suis pas pour autant raisonnable. Je suis tranchée, impulsive, entière. Et malgré tout si fragile. Je cache le manque, que je ressens si cruellement parfois, ce vide abyssal qui ne sera, de toute manière, jamais comblé. Il est des traces indélébiles que l’on n’efface pas, qu’il est long et difficile d’accepter, mais c’est la seule solution possible.

 

Alors, je suis depuis toujours comme investie d'une mission : revendiquer mon existence par le moyen le plus à ma portée : le verbe, bien manié, souvent haut et fort, brutal... J’aime que l’on me voit, à ma manière j’existe à travers le sentiment d'être utile. Mais pas « que », hein : aujourd’hui fort heureusement, j’ai compris beaucoup de choses sur moi-même. Je me suis construite, j’ai trouvé ma voie, je me suis réconciliée avec « l’avant ».

 

Pour autant la peur me tenaille, la peur du rejet, de l’indifférence, celle qui, tapie dans l’ombre, m’empêche d’avancer. Je n’ai le goût du risque que s’il est mesuré. Je m’investis, mais je ne supporte pas d’être envahie. Car il y a toujours un petit malin qui va s’engouffrer dans l’entrebâillement de la porte, et avant même que je m’en aperçoive, la limite est atteinte. De la difficulté de dire « non » sans pour autant qu'il m'en coûte, sans ce sentiment d'abandon, cette perte de repères, ou que je sois envahie par cette sensation que je vais devenir invisible et disparaître.

 

Grand paradoxe que celui d’être graaave motivée sa race pour réussir sa vie, et celui de patauger à reculons dans la choucroute pour cause que méga putain de flip.

Je mets le doigt sur mes failles, je me bats pour avancer.

Trouver la nuance, quoi qu'il arrive, est aujourd'hui un de mes challenges. La peur aujourd’hui, je l’emmerde.

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