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jeudi, 24 juillet 2014

L'été en dent de scie

Un coup il fait beau et chaud, puis hop ! un coup de mistral et on se les gèle… il n’y a pas une seule fois où j’ai eu froid en allant à la plage, c’est tout bonnement scandaleux.

Pour le reste c’est la mémerde : les sangliers fouillent dans les poubelles, avec l’Homme c’est… « pas facile » (pléonasme), j’ai tout le temps mal à la gorge, et mal au dos, et mal au plexus. Oh et nouveauté de cet été 2014 je ne supporte plus l’alcool, qui me colle de monstrueuses insomnies. Je suis un peu exécrable légèrement sur les nerfs en ce moment je pense #zénitude #lol. Je suis allée faire un modelage pensant que cela me relaxerait, ah ben au moment où ça commençait à faire effet c’était terminé, dommage. Je vais tenter l’acupuncture, je n’y crois pas plus qu’à autre chose mais vu que rien ne fonctionne, je n’ai rien à perdre à essayer.

En attendant j’ai acheté un vernis, un maillot de bain, du parfum et des nouvelles lunettes de soleil. Et j’ai rentré les poubelles dans le garage.

Bien qu’il n’y ait pas d’obligation de résultat je m’accroche de toutes mes forces ; il reste peut-être un peu d’espoir là, tout au bout.

20:20 Écrit par Anouchka dans Fas Cagat | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blabla de fille, triturage de cerveau

dimanche, 07 octobre 2012

Et mon kutsch, c'est du poulet ?

D’un seul coup d’un seul elle est tombée. La dém’ de trop.
Cela faisait 6 ans que nous travaillions ensemble. 6 ans, ce n’est pas rien. Il y eût des hauts et des bas bien sûr, c’est un homme et moi une femme, nous avons tous deux de forts tempéraments. C’était « toi plus moi plus tous ceux qui n’en veulent ».
J’ai étouffé les sanglots dans ma voix, j’ai essayé de faire comme si de rien n’était. Mais parfois à ce jeu là je ne suis pas très douée.

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J’ai arrêté de compter, je ne saurais dire à combien de dém’ on en est depuis 2 ans. Une douzaine je crois. Soit la moitié de l’effectif. C’est plus du dégraissage de mammouth à ce niveau là. Mais ça n’a alerté personne. Ceux qui se regardaient le nombril ont continué de se le regarder. Les pseudos chefaillons ont continué de prendre le melon et de passer les portes en biais.
Un problème de management ? Quel problème de management ?! Ah ben oui, y’a pas de management c’est vrai. Mais de toute façon, « c’est la vie d’une entreprise », c’est « normal ». Tout va bien alors. Pfff.
D’aucuns s’étonnent *encore* de cette « vague de désertion », c’en est pathétique. C’est pas comme si on nous tirait vers le haut, on nous encourageait, on nous donnait les moyens de travailler correctement – et non pas avec la bite et le couteau. Et je ne parle pas des moyens financiers, non je n’en parle pas. C’est pas comme si il y avait une cohésion, une motivation, un soutien. T’es là c’est bien, t’es pas là c’est pareil. Si t’es là tu seras corvéable à merci, t’es qu’un pion point barre.
Grand Manitou a dit : « travaillez plus pour gagner pareil ». Boss vient nous rendre visite une fois par mois, tant qu’il touche sa marge le reste il s’en cogne. Iznogoud veut toujours être le calife à la place du calife, il n’a pas et n’aura jamais les épaules d’un manager, d’un leader.

Voilà comment je me suis retrouvée totalement démoralisée, au BDR, au ras des pâquerettes, au bout du bout, au fond du fond. Je ne suis même pas allée ni au ciné ni faire du shopping pour me changer les idées, pour te dire à quel point ça allait mal. Je suis restée dans mon coin à tenter de digérer l’énorme pilule qui ne passe pas. Et pitié épargnez-moi (et vous par la même occasion) les refrains du « quand tu touches le fond tu ne peux que remonter » « positive attitioude » and so on.

Regarde ce qui se passe avec la Tige. D'ordinaire j'aurai eu à coeur de m'occuper de « la nouvelle », là franchement, non. Elle, une autre, c'est du pareil au même.
Avant je me serais intéressée à cette fille, ce qu'elle a fait, d'où elle vient, son parcours, là je m'en fous ; j'ai vaguement compris que son ancien patron avait détourné de l'argent ou un truc du genre (ha le bon cliché du SFE) (ou pas), je sais un peu de trucs sur sa vie perso et qu'elle est scorpion (elle est à fond sur l'astrologie, je rigole déjà). Mais bon. Je m'en contrefous tellement que je ne lui pose aucune question. Elle me parle, je hoche la tête, je ne l’écoute même pas. Ce doit être désagréable, elle qui veut s'intégrer, qui a à coeur de bien faire, elle doit me trouver mal aimable et ça aussi je m'en fous ; je m'en cogne, je peux pas m'en taper plus, j'en ai rien à battre, je m'en branle, je m'en care, j'en ai rien à caguer, rien à foutre, ça m'est complètement égal, ça ne peut pas moins m'intéresser.

Pour ma part ce n'est pas nouveau que je veuille partir, cependant si je ne l'ai pas fait jusqu'à présent c'est que je ne veux pas partir « pour partir ». Partir pour un job au moins aussi intéressant, idéalement dans la même branche, pas pour faire un truc qui ne me plaira plus au bout d'un mois et non, pas que pour une question de salaire non plus. Partir pour plus de sérénité, pour mieux, et à tous les niveaux.
Oh je sais bien que c’est pas forcément mieux ailleurs, que les cons sont partout mais tout de même. Le métier que j’exerce est putain d’ingrat, y’a pas 36 façons de le dire. Mal payé et ingrat. Alors voilà. Je suis bien consciente – malgré tout ce que le Piou peut me dire – que certes j’ai des compétences, un savoir-faire, de l’expérience. Mais je n’ai pas de valeur ajoutée.

Pour te dire, j’ai informé les Hautes Instances de mon souhait de partir, de mon souhait de changer de boulot, de mon souhait de reprendre des études s’il le fallait (oui), de tout plaquer à nouveau 11 ans après. Bien entendu la donne n’est pas la même, les raisons sont différentes elles aussi, tout comme la personne que je suis à présent.
Je ne voulais pas leur en parler, par peur de la pression, par envie de ne pas mettre la charrue avant les bœufs et puis surtout parce que je n’avais pas pris de décision. Aujourd’hui encore rien n’est fait, la donne peut encore changer mais j’y ai plus réfléchi et je l’envisage réellement, je le visualise. Et putain vu la taille du chantier autant te dire que c’est pas gagné.

J’ai fait le tour, ici. Je n’aime pas cette région ou plutôt, j’aime son climat, ne plus voir de ciel bleu tous les jours me sera d’ailleurs extrêmement pénible, et il faudra que je le gère. J’aime être près de la mer oui, pour autant je n’en profite pas souvent. Je n’aime pas les gens ici, je n’aime pas la mentalité ici, je ne supporte plus l’incivilité partout, tout le temps, à commencer par les gens au volant, je ne supporte plus la saleté, l’irrespect notoire, le manque de politesse.
Oui ça me manquerait énormément de ne plus faire de brunch mensuel avec le Piou, ni qu’on aille au cinéma après le taff, qu’on aille siffler marcher là-haut sur la colline et qu’on papote comme des gonzesses au téléphone. Comme ça me manquerait de ne plus voir ma Princesse. Et les Biscotte lorsqu’ils transhument vers le soleil. Mais j'ai envie de me dire que je pourrais aller manger des pâtes chez Poto en semaine, emmener la Reine Mère au ciné, aller faire le marché avec les Hautes Instances ou manger chez eux le dimanche. Et bitcher les soirs de pluie avec Tata K.
La réalité est bien différente. 3 millions de chômeurs (même si en réalité il y en a plus), peu d'offres et pas des plus alléchantes. Mais ça on le sait, c’est la faute du précédent gouvernement lol.

Bref, j’ai (ENFIN) eu Poto au téléphone, qui sait toujours trouver les mots justes pour me remonter le moral, pour garder confiance, pour y croire : « tu seras pas toute seule, t’as tes parents, t’as Tata K t’as moi et t’as Numéro 10 (lol inside), moi je serai là pour te soutenir ».
J’ai longuement discuté avec le GO, qui me change les idées en me racontant ses soirées mais qui sait aussi avoir une réflexion plus poussée, qui sait écouter. Même Beau Blond s’est inquiété que je ne réponde pas à ses appels au lancer de culotte.
Alors, force et honneur, toujours, quoi qu'il advienne, quoi qu'il en coûte. Le Piou a beau m’encourager, me soutenir, me répéter que je suis une Gladiatrice j’ai… je… pfff… rien.

Sinon si tu veux briller dans les dîners en société t’as qu’à dire que tu as une apophyse unciforme tu verras, tu kifferas.

mardi, 21 août 2012

Le BDR

Je suis évidemment en larmes après leur départ, l'affect cette pourriture communiste ; la solitude que tu reprends en pleine poire, cette sale pute ; l'envie qui prend aux tripes d'être ailleurs que là où je suis, l'impression de faire du rétropédalage, encore et toujours, penser au boulot qui me bouffe malgré toutes les excuses que je me trouve...
J’ai besoin de rebondir, j'ai besoin de profiter, j'ai envie de concerts, de ciné et de bouffes entre potes... et rien ne me dit qu'aller ailleurs (et on sait tous où) ne changera la donne. Ce qui est certain c'est que la perspective de la rentrée me démoralise complètement et que je suis (déjà) en train de penser à me foutre en maladie en rentrant – ce qui n'augure rien de bon.

Je n'aime pas les temps morts durant les vacances. Le temps mort, c'est du temps pour penser, pour ressasser.

Je suis tombée en panne, mais j'ai eu du bol d'être dépannée, après il n'en reste pas moins que ça ne le fait pas, ça comble un vide et que c'est plaisant, voilà. Heureusement, j’ai bu pour oublier (du chlore aussi lol).

Je suis contente de partir, j'ai besoin de partir pour faire le vide, voir d'autres choses, d'autres gens, ne pas rester dans le contexte dans lequel j'évolue habituellement, faire un véritable break.

BDR : 13e département français, expression autrement employée pour signifier : être au bout du rouleau.

La vie serait tellement plus simple si nous étions des micro-ondes.

23:01 Écrit par Anouchka dans ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, triturage de cerveau

samedi, 12 mai 2012

La proposition

Ça fait pas mal de temps que j’envisage de me reconvertir professionnellement. Le DIF que j’ai fait il y a 2 ans n’y est d’ailleurs pas étranger.
En fin d’année dernière j’avais commencé à regarder pour faire un Fongécif, mais bon, apprendre une formation aux antipodes du métier que je fais aujourd’hui n’est déjà pas chose simple (aurais-je la motivation suffisante pour ? Et des débouchés par la suite ?), alors obtenir un financement de la Bouatte pour ladite formation… coucou l’Everest.

Je ne suis pas vraiment du genre à procrastiner, mais là force est de constater que j’ai laissé la chose en plan. J’avais mieux à faire, sortir, rencontrer du monde, profiter. Le Piou m’a poussé au cul pour que je refasse mon CV, et anéfé, il était grand temps.
Concomitamment, j’ai passé un entretien d’embauche. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu le sentiment que le recruteur et moi-même étions sur un même pied d’égalité, que nous avions un véritable échange. Dommage que le poste ne me plaisait pas. Et que le salaire, bien qu’alléchant, ne suivait pas. Et que j’eusse dû travailler avec unE chef.

Car autant j’ai envie de changer de boulot, autant je ne suis pas prête à prendre tout et n’importe quoi. Je ne ferai pas un boulot qui ne me plait que moyennement, je ne travaillerai pas avec des gens que je ne « sens » pas. Je ne transigerai pas.
J’ai la chance d’avoir du boulot, alors certes mal payé sans aucune reconnaissance et avec une possibilité d’évolution inexistante, mais un boulot intéressant, en CDI. Un toit sur la tête, de quoi manger, alors oui tout n’est pas rose et mon compte en banque peut en témoigner mais bon au boulot on me fait relativement peu chier dans l’ensemble (c’est l’humain et son égo qui m’emmerdent, moi). Le taff je le connais, je le maîtrise.

Se lancer dans l’inconnu est toujours difficile puisque j’ai pris des habitudes, j’ai un certain confort, une certaine routine qui me convient, il faut dire ce qui est. Et au-delà de tout, j’ai ce luxe d’avoir le choix. De continuer ou pas, de partir à l’aventure, dans un nouveau boulot, dans le même boulot mais ailleurs, ici ou là.

J’ai raconté à ma BS ma récente transhumance et ce qu'il en résultait. Eux ont choisi de partir définitivement pour un meilleur cadre de vie (bah oui, c'est pas pour les -30° ça je me doute lol). Comme aurait dit Odile Deray : « tinkeuboutite ». Mais moi, je n’ai que de moi à me soucier, et c’est parfois autrement plus compliqué. Je ne sais pas où est ma place.

Et v’là t’y pas qu’en plus d’une réflexion qui est naturellement venue à mon esprit, on m’a fait une proposition de job. Très intéressante, car à mille lieues de ce que je fait aujourd’hui. Un autre domaine, un autre métier. Le grand écart.

Qui amène d’autres questions : c’est un projet à long terme mais relativement risqué, une personne de mon entourage proche que je connais bien et qui me connaît bien mais avec laquelle je n’ai jamais travaillé, un job qui serait donc ici, ce qui impliquerai de rester ici.
Serai-je à la hauteur de cette fonction pour laquelle je n’ai qu’une expérience très limitée, voire suis une totale débutante ? Aurai-je la motivation suffisante pour m’auto former le cas échéant ? Est-ce une fonction dans laquelle je pourrais m’épanouir ?
C’est également un véritable challenge, une opportunité qui ne se présenterait pas dans un autre contexte. Me faire confiance pour un poste important à l’opposé de mon métier d’aujourd’hui, c’est quand même pas banal.

Depuis la dernière fois je n’ai pas avancé d’un iota dans ma réflexion.

A la Bouatte ça part à vau l’eau, restrictions budgétaires, ambiance délétère et déjà que la situation est complexe du fait que nous sommes un peu dans une crise, tout cela ne présage rien de bon. Le nivellement par le bas, ce mal typiquement françois. 2 personnes sont sur le départ, Binôme veut elle aussi prendre la tangente, les rats sautent du navire avec le bébé et l’eau du bain, « barrons-nous fissa » comme dirait la Reine Mère.

Oui le cheminement est long et difficile, mais comme le disait Special K. (je site) : « depuis tous temps l’homme est un nomade, le changement est inhérent à l’homme ».
Il n’y a pas d’erreurs il y a des challenges, des tentatives, des essais que l’on transforme ou pas, des portes que l’on choisit d’enfoncer ou non, des chances que l’on se crée, des expériences. La véritable erreur c’est de ne pas aller vers le changement, malgré la prudence qu’il demande, malgré la peur qui peut paralyser, malgré toute la bonne volonté et l’envie et la motivation.

Oui le véritable échec, c’est de ne pas essayer.

La décision n’est pas facile, d’autant que je dois donner une réponse à la fin du mois pour le job ; je ne sais pas si je serai en mesure de le faire, si j’aurais pris une décision, j’essaye d’envisager toutes les possibilités sans pour autant me prendre la tête (ouais = lol). Moi qui me laissais jusqu’en septembre / fin d’année ben c’est pas gagné.

Poto me fait un appel du pied de folaïïe pour que je revienne, ce qui fait extrêmement chaud au cœur, il n’est pas le seul d’ailleurs (huhu <3). Contrairement à d’autres qui brillent par leur absence mais bon. Ça aussi ça pèse dans la balance.

Je n’ai rien qui me retiens ici plus qu’ailleurs. J’ai des attaches ici et ailleurs.

Les gens vont et viennent, certains liens que j’ai tissés viendront à rompre c’est inéluctable, inexorable, inévitable ; mais les liens se travaillent, se renforcent, ou alors c’est qu’ils étaient superficiels. Et puis les gens changent, évoluent, mûrissent, moi aussi mais je sais pas, j’ai toujours eu ce sentiment au fond de moi que dans les liens qui m’unissent aux autres, je suis un roc.
J’en ai parlé à quelques personnes de confiance, personnes susceptibles de m’éclairer sur certains points, de me donner des pistes de réflexions, personnes qui me connaissent bien pour la plupart. Je n’ai jamais autant sollicité de « lumières », d’ailleurs.

En attendant… Cheminons, cheminons.

16:23 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blabla de fille, triturage de cerveau, taff

lundi, 16 avril 2012

Et à présent ?

J’ai pas envie de rentrer chez moi. En fait, je ne sais pas où c’est, « chez moi ».
Et c’est comme ça qu’on arrive à envisager des choses dont le seul terme, « envisager », était inenvisageable.

Sur la route du retour je ne cesse de penser à ça : et si tout compte fait, je revenais là-bas ? Dans cette ville où les gens sont sympas, où les vendeuses disent bonjour, où il n’y a pas de cagoles, où les affolés du volant mettent leur clignotant… Là où j’ai grandi, là où je pourrais me permettre d’acheter un appart, là où il y a des rocades qui mènent partout… là où j’ai des ami(e)s qui comptent vraiment beaucoup.
En même temps ici j’en ai tellement sué pour faire mon nid. J’aime le soleil, j’en ai un besoin vital. Et puis j’ai des ami(e)s ici aussi. Mes ami(e)s de là-bas ne resteront pas là-bas éternellement et ils ne sont pas légion finalement…

C’est la première fois en 10 ans que je me pose véritablement la question ou plutôt, que la question vient naturellement à moi.
Tout aussi naturellement, j’ai commencé à établir une liste de pros and cons dans ma tête ; liste que j’ai eu besoin d'écrire :

LES PLUS

- Kelly, Poto, recôtoyer ma bestah et les autres potes que j'ai alentours
- Etre près des Hautes Instances
- Une région que j’aime, et que j’aimerais redécouvrir
- Immobilier moins cher = possibilité d’acheter même en étant seule
- Médecin de famille
- Moins de racailles
- L’accent
- Le rugby
- Le Bikini (...)

LES MOINS

- Le climat, le vent d’autan, la grisaille, les migraines
- Etre près des Hautes Instances
- La mer
- Le Piou, ma Princesse, BFF
- Trouver du boulot
- Trouver un appart
- Tout reconstruire

Je sais pas. Je sais plus. Peut-être est-ce juste le contrecoup. Peut-être ai-je vraiment besoin d’un changement dans ma vie.

23:25 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blabla de fille, triturage de cerveau

jeudi, 10 février 2011

Pragmatisme

Rien ne dure jamais. La vie est faite de choix et d’incertitudes.

On n'en a plus parlé depuis des lustres. On n’en a plus jamais parlé, en fait. Ou, plus exactement, si je n'en parle pas, tu ne m'en parles pas non plus. Et pour dire quoi, au final ?
La dernière fois tu m'as dit que c'était mieux comme ça. Le mieux pour toi, s'entend. Que sans moi ce n'était finalement ni mieux ni moins bien. Mais que c'était le mieux. Le mieux pour toi, oui, évidemment.

J'aime pas certaines « dates anniversaire ». Rien que cette expression est un crève-cœur. Je somatise depuis une semaine (tiens donc !), je ne peux pas ne pas y repenser.

Je suis tellement prête que ça m’effraie. Je n’idéalise rien en plus, j’ai juste envie d’un chouette truc, d’un truc stable, pas prise de tête, comme la dernière pièce du puzzle qui manque au tableau.
Et puis, immanquablement, je souffre aussi parce que mon désir le plus cher ne se réalise pas, et parce que, quelque part, si l'on m'annonçait aujourd'hui qu'il ne se réaliserait jamais, je ne serai pas vraiment étonnée.

De nous, j'ai arrêté d'en parler. Ce sont mes proches qui m’en parlent, d’ailleurs j'aime pas qu’on évoque ce sujet désormais ; ici, j'ai *juste* besoin de vider le trop-plein.

Je ne t’en veux pas ; je ne t’en ai jamais voulu ; je suis incapable de t’en vouloir.
Vivre avec ses erreurs et craindre de les reproduire par contre, c’est une autre paire de manches. Je ne sais pas vraiment si j’étais différente, ou si rien n’a changé au fond. Se pardonner tout en avançant, accepter, lâcher-prise. ROFLMAO j’ai envie de dire.

Et voilà, à présent, après 1 an. Quoi qu'il arrive nous sommes liés à jamais. J'ai besoin de toi et je crois que tu as besoin de moi aussi. On se voit régulièrement. Comme des amants. Comme des amis. Comme des ex peut-être aussi. Je sais pas, je m'en fous.

Il n'a personne depuis (a priori), moi non plus puisque je ne vois que lui.

Tu sais ce que je me dis ? Malgré tous les efforts, la souffrance, le manque et tout le bonheur autour que je me prends dans la tronche... si c’était à refaire je le referai, je n'ai qu'une vie, rien à perdre, et QUOI KESKYA au moins j'aurai essayé. Force & Honneur.

La vie continue, la vie est une pute, c'est la vie. Voilà tout.

samedi, 18 septembre 2010

Assumer

Assumer, c’est prendre conscience que l’on est le propre héros de sa vie ; c’est, à chaque minute qui passe, savoir que son côté sombre peut prendre le pas sur son « bon côté ».

C’est savoir qui se cache derrière le masque, sous la carapace que l’on s’est forgée.
C’est aussi bien être impulsif et irréfléchi que raisonnable et mesuré.
C’est avoir le cœur mou et la tête dure.

C’est ne pas savoir ou être sûr, c’est se jeter à l’eau. C’est se tromper, recommencer.
Assumer, c’est faire des erreurs ou pire ! les reproduire. C’est aller de l’avant, toujours, en n’oubliant pas le passé, jamais.
C’est se tester soi-même en se confrontant à des situations pour savoir ce que l’on vaut.

J’assume qui je suis : sensible, drôle, fragile, émotive, attachante, butée, joyeuse, loyale, sincère, honnête, égoïste, méchante, râleuse et j’en oublie.
J’assume les décisions que je prends, bonnes ou mauvaises il m’appartient d’en juger ; elles sont miennes de toute façon.

Assumer, c’est prendre sa part de responsabilité.

Assumer, c’est faire montre de courage. C'est être forte avec de jolies faiblesses. Une gladiatrice.

21:09 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, triturage de cerveau

jeudi, 01 juillet 2010

Same player, play again

Parfois, j'aimerais en dire plus ici sur ce que je ressens, sur ce qu’il se passe vraiment. Parce que j'ai besoin d'en parler, d'exprimer mon ressenti. Mais, sur certains sujets moins j'ai d'avis ou de commentaires extérieurs, mieux je me porte. Et puis, il ne faut pas tout dire, surtout sur cet espace public où certains de mes lecteurs me connaissent IRL.

Je m'interdis de dire. Ca me tort le cœur, vraiment. Pire que lorsqu'on te confiait un secret étant petit et que « gngngngngn non faut pas le dire, faut pas le répéter, faut que je ferme ma bouche rahhhh MAIS QU'EST-CE QUE C'EST DUR !!! »

Il y a tellement de gens qui ne comprennent pas. Qui ne peuvent pas comprendre. Mais il n'y a rien à comprendre, juste des choses à vivre ! Et puis, je ne suis pas superstitieuse, pourtant je me dis qu'à en parler ça me porterait la scoumoune.

Alors, comprenne qui pourra...

Ca m'aurait étonné si ça avait marché. Je ne suis pas une Delachance.
Déjà la semaine dernière, j’ai remarqué des choses inhabituelles, et immanquablement, et immédiatement, m'ont fait dire : « oh ! et si c'était ça ! ».
Et là dans ma tête, tout va très vite : je me demande comment je ferai, à qui je le dirai en premier. Comme ce serait ENFIN un immense bonheur, un énorme changement, comme ce serait absolument beau.

Putain je suis tellement prête. Pour ça, pour la suite. Tellement que c'en est douloureux.

Mais ensuite, les mêmes symptômes que d’habitude. La confirmation n'a pas tardé. Fait chier.

Au départ, il y avait des raisons pour que cela ne fonctionne pas. Mais le barrage a sauté, les verrous sont ouverts, alors putain pourquoi ça ne marche pas ?

Ne pas y penser ? Foutaises. Bien sûr que j'y pense, c'est mon désir le plus cher. Tout le reste à côté n'a que peu d'importance tant que ça, ça fonctionne.

L'espoir, toujours, quoi qu'il arrive, jusqu'au bout. Y croire, ne rien lâcher, continuer les efforts de tous les instants, persister. Je n'ai pas fait tout ce chemin pour abandonner maintenant, ça ne me ressemble pas.

J'ai de la patience, à présent. Et je tiens bon depuis tout ce temps. Il n'y pas de règles dans ce jeu : selon les cas, ça peut aller très vite ou prendre des années... Mais moi je n'ai pas des années ! C'est bon, j'ai payé mon dû je pense, je l'ai mangé et digéré, mon pain noir, ça suffit !

Ma déception est grande, atténuée sans doute par le fait que je m'y attendais. C'est mon côté fataliste : pourquoi est-ce que ça fonctionnerait ? C'est tellement injuste de ne pouvoir en vouloir à personne...
Ca ira mieux demain, je reprendrai le dessus. Parce que j'ai la gniaque, parce que ce n'est pas une lubie ou un caprice mais bel et bien un profond désir assumé. Parce que j'irai jusqu'au bout, parce que je n'ai rien à perdre, bien au contraire.

Une fois de plus, repartir de zéro. Y croire, s’y employer, essayer, espérer.

Mais là tout de suite maintenant, je vais continuer de pleurer sur mon sort parce que je n'arrive plus à taper les yeux pleins de larmes.

mercredi, 21 avril 2010

Rechute

Hier soir, au téléphone. Il me parle d'une soirée à laquelle je suis invitée, organisée par une de ses meilleures amies pour son anniversaire. En précisant qu'il n'avait encore rien dit à son amie concernant le fait que nous n'étions plus ensemble, mais qu'il n'y avait aucun souci à ce que je vienne - malgré tout ? - puisque je suis invitée.

Juste avant, il me proposait de passer la nuit chez lui après une soirée prévue de longue date.

Et là, c'est monté.
Cette espèce de boule dans la gorge, le nez qui pique, les yeux qui se remplissent.
Sa voix était calme, posée, d'un naturel déconcertant. Pour lui, me dire « nous ne sommes plus ensemble » est clair, évident, limpide.

C'est sans doute cela qui m'a fait le plus choqué, qui m'a fait le plus mal, au-delà même de la réalité.
J'ai bafouillé, j'ai reformulé ses propos pour être bien certaine d'avoir compris, et il m'a redit la même chose, de la même manière ; en ajoutant néanmoins que, s'il n'avait pas voulu que je vienne, il ne m'en aurait même pas parlé (+1).

Oui nous avons souhaité tous les deux faire les choses en bonne intelligence : rester en contact, rester proches ; et là immanquablement je me dis : « il est prêt à passer à autre chose définitivement, alors que moi je suis en deuil et que je lutte parce que c'est dur ».

Premier réflexe : lui envoyer un texto. Pour m'excuser. M'excuser de quoi ? De ne pas comprendre, de ne pas avoir envie de comprendre tout en comprenant, d'être paumée, de l'aimer toujours, de ne pas être forte ? Putain, faut que j'arrête avec mes vieux démons.
Deuxième réflexe : appeler une copine. Laquelle ? Pour dire quoi ? M'apitoyer sur mon sort pour la énième fois ? Il est 22H passées, pff, je laisse tomber.
Troisième réflexe : laisser sortir les larmes, penser au numéro de téléphone que Potine m'a donné et que je composerai peut-être...

Putain. Ça fait un mal de chien. I am just not ready to get over him, i just can't. For the moment.
Et malgré tout, je reste forte (du moins, j'essaye), je tiens sans trop flancher, je reste optimiste aussi. Je vais de l'avant, quoi qu'il arrive j'ai fait mon choix, le bonheur.
Je prends le bon, tout ce qu'il y a à prendre. Je sais que mon tour viendra (quand, je ne sais pas, pas trop tard j'espère !).
Je pense toujours à mon GPS, non pas que je n'y crois plus, j'y pense moins, il est là, présent, voilà.

Si c'était à refaire, je referai la même chose. Bordel on n'a qu'une vie après tout. Et c'est bien pour ça que je m'accroche de toutes mes forces.

mercredi, 24 mars 2010

Moundir n'est pas l'homme de ma vie

« You're a part time love and a full time friend... »

Je n'ai jamais su faire semblant avec les véritables sentiments.

Je me dis que j'ai foiré pas mal de choses que j'aurai pu éviter, à cause de mon besoin perpétuel d'être rassurée, à cause de son boulot qui prenait tant de place... Est-ce que je m'accroche à une illusion perdue ? Il n'a pas récupéré ni ses affaires, ni ses clefs, tu crois que c'est un signe ? Putain moi j'en sais rien, ce que je sais c'est je pense à lui tout le temps, et que parfois, comme en ce moment où ça va pas, ça me submerge.
« Comment ça tourne dans ta tête... comment ça tourne dans ta tête... »

Il m'apporte tellement, c'est ainsi, il ne faut pas aller contre les évidences. Je suis joyeuse à l'idée de le voir et de passer du temps avec lui, je m'éclate quand je le vois, j'en profite au maximum, « comme si tu devais mourir demain... ».

Seulement voilà. J'aimerais qu'il voit en moi autre chose qu'une jeune femme belle, intelligente, sincère et impulsive (même si c'est vrai), qui manque de confiance en elle, forte avec de jolies faiblesses, et sexuellement attirante / bonne (même si c'est vrai :D). J'aimerais qu'il voit plus, plus loin, plus fort.

Et cette peur de l'abandon indéfectible...
Je cauchemarde qu'il rencontre quelqu'un d'autre et qu'il m'oublie complètement.

Je voudrais qu'il me dise qu'il m'aime, que je compte pour lui, que je lui manque, qu'il a besoin de moi. Parfois je sais qu'il passe ici, et ça me fout le trouillomètre à zéro. Je ne peux pas lui dire tout cela. Pire, je me l'interdis. Je sais ce qu'il me dirait. Quel effet ça aurait.

Acheter des fringues ne fait pas oublier la douleur, la solitude. La peur de ne pas apprendre de ses erreurs et de les reproduire indéfiniment. Avoir peur de l'échec et en même temps, aller de l'avant, essayer, puisqu'il n'y a pas rien à perdre. C'est à n'y rien comprendre.

Poto et Potine me manquent.

Et puis les gens, soyez gentils, cherchez pas à comprendre, à expliquer ce que ni lui ni moi sommes en mesure d'expliquer, à tout vouloir ranger dans des cases toutes faites et pré-mâchées par la bonne morale et la Société, gardez vos jugements à l'emporte-pièce (« c'est peut-être un mal pour un bien », « tu es encore jeune »), si j'ai besoin de vos conseils ou de votre avis, je vous le ferai savoir. A défaut, une écoute attentive et du soutien seront amplement suffisants.

Je l'aime, d'un amour profond et sincère, un point c'est tout.

 
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