mercredi, 09 juillet 2008

Au pays des Bisounours

Au pays des Bisounours, il fait bon vivre, dans l’insouciance la plus totale, la gaieté et la joie de vivre permanentes.
 
Au pays des Bisounours, pas de stress au travail, pas d’angoisse du devenir ; pas de problème de poids, de sommeil, d’eczéma, de vue qui baisse, de vascularisation ni rien.
 
Au pays des Bisounours, pas d’inquiétude quant à ta relation personnelle, à la manière dont elle se déroule, puisque point de difficultés tu ne rencontres.
Tu prends les choses avec recul ; communication, concession, adaptation, compréhension, indulgence sont des mots que tu emploies à tour de bras, et que surtout tu mets en pratique le plus facilement du monde.
 
Les Bisounours font des bisous, sont heureux de vivre et pis c'est tout.
 
Bref… c’est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule... pourtant parfois ça vaut mieux.

jeudi, 15 mai 2008

An internal error occured

Ca fait des mois que cela dure, et c'est toujours là…
 
Se lever, tous les matins, avec l’envie de rien. Avoir tout pour être heureuse et ne pas l’être. Un toit sur la tête, même deux à présent, de quoi manger, un boulot, un homme, la famille, les amis tout ça.
Ne pas apprécier le bonheur à sa juste valeur. Avoir un quotidien semble-t-il sans saveur. Vouloir plus, mieux, vite.
 
Etre triste, presque tout le temps, avoir envie de pleurer à la moindre remarque, tout prendre mal ou de travers, tout interpréter, tout mélanger.
D’ailleurs je pleure, souvent. Je me retiens de pleurer, souvent aussi, des litres entiers qui ne demandent qu’à sortir et que j’enfouis parce que bordel je suis fière, je suis une Gladiatrice, je ne m’effondrerai pas.
 
Et pourtant, devant toi, toute ma carapace se fendille et je me retrouve bien frêle avec cette boule au ventre qui me tord et par-delà laquelle je n’arrive pas à avancer. Tu es là, tu m’écoutes, tu m’aides, tu es mon meilleur soutien, l’Homme, l’ami, le confident, j’ai une chance infinie d’ailleurs – mais cette situation je te la fais vivre, bien malgré moi, et ça a les conséquences que l’on sait.
Je pense à nous, tout le temps, en me lavant, en bossant, en conduisant… et je me demande quand nous ne ferons qu’un à nouveau. Tu me dirais que c’est déjà le cas, mais tu sais aussi bien que moi que nous sommes côte à côte mais lointains également, et que c’est de ma faute.
Et c’est dur pour toi, tu es aux petits soins avec moi, et malgré tout cela ne suffit pas… je m’en veux tellement ! Je sais que tu liras ces lignes, qui sont du « déjà vu », mais il faut que cela sorte.
 
Creux de la vague elle dit la dame ?? Comme je comprends… Me concernant ce serait plus le fond des abysses un poids attaché au pied là tu vois, la « paumitude pré trentenaire » c’est un putain de rhume du cerveau moi je te le dis. Et j’invente des mots si je veux, faut bien rire hein haha LOL.
 
Mais la réalité pourtant est bien là : niveau financier en-dessous de celui de la mer ; aucune perspective dans mon boulot et pas de débouchés en vue non plus. Envie de notre appart avec mon Homme, de rêves...
Mes amis me manquent, ma famille me manque, me retrouver devant la télé à chialer comme une madeleine devant un film en V.O. en mangeant du microwaved pop-corn me manque.
Je pense à mes 30 ans que je vais bientôt fêter, à ceux que j’aimerai rassembler pour ce jour là.
 
Dormir mieux, et plus, sans cachets. Ne plus faire de rêves ultra bizarres, ni me réveiller au moindre bruit, transpirante. Arrêter de ne voir qu’un vieux truc tout terne dans la glace. Rire, sourire, beaucoup plus ; tiens d’ailleurs regarde ce que j’ai chipé chez Ute c’est criant de vérité :
 

What philosophy do you follow? (v1.03)
created with QuizFarm.com
You scored as Hedonism

Your life is guided by the principles of Hedonism: You believe that pleasure is a great, or the greatest, good; and you try to enjoy life’s pleasures as much as you can.

“Eat, drink, and be merry, for tomorrow we die!”

More info at Arocoun's Wikipedia User Page...

Hedonism

 
90%

Existentialism

 
85%

Utilitarianism

 
55%

Kantianism

 
50%

Justice (Fairness)

 
50%

Strong Egoism

 
35%

Apathy

 
30%

Nihilism

 
15%

Divine Command

 
0%
 
Tout cela est un joyeux bordel.
Et pourtant, au fond de moi, je gère déjà, je vais gérer. Le roseau plie mais ne rompt pas.

jeudi, 17 avril 2008

She's alive, alaïïïve !!!

Désolée pour mon absence de ces derniers temps, mais disons que… l'inspiration n'était pas au rendez-vous.
Ce qui ne m'empêche pas de lire mes blogs favoris, même si je ne commente pas vous savez que je passe par là ; et puis, quitte à écrire un post, autant que ce soit pour raconter quelque chose (j’ai pas dit « d'intelligent » hein).
 
Je me dois de constater que depuis le « coup de grisou » du début de l’année, Gladiatrice ou pas, mon moral a lentement baissé, baissé, pour toucher le ras des pâquerettes.
Ajoute à cela de la non motivation (ou de la végétabilité, ou du je-m’en-foutisme), une fatigue chronique qui va crescendo, un monceau de boulot, et une crève qui se tape l’incruste et le tour est joué.
 
Je sature vite et de tout en ce moment, et finalement ce n’est pas nouveau.
 
Je sature du boulot bien sûr, et malheureusement, même si je veille au grain, je n'ai pas d'autre choix que de prendre mon mal en patience.
Je dors super mal (quand j'arrive à dormir !), d’ailleurs j’évite de me regarder dans un miroir tellement j’ai des cernes monstrueux.
 
Mais dans les bonnes choses (car il y en a, fort heureusement !) je reprends j’ai l’intention de reprendre la natation – ma période de feignantise aigüe d'hibernation étant terminée et j’arrête de fumer, sans aucun problème *angélique*
 
Donc depuis la dernière fois... j'ai vu mes beaux-parents en vitesse, mon demi-beauf', essayé un VTT trop grand pour moi mais finalement peut-être pas, assisté à une réunion Tupper™ (qu'est-ce qu'on fait pas pour ses amis !), vu mon beauf & ma b.s., été a une soirée costumée en fatma, suis retournée une énième fois chez le médecin (pharyngite cette fois :-s), suis passée à Ikéa, fait les courses à Carrouf, mangé du tajine de poulet qui déchirait sa mémé, fait des lessives, du ménage, du vidage de lave-vaisselle tout ça. Bienvenue dans la vraie vie des vraie gens.
 
Sinon j'ai toujours pas trouvé de paire d'escarpins histoire de me remonter le moral, et je ne m’apesentirai pas sur le sujet mais être en couple au quotidien n'est parfois pas évident, surtout si on a du caractère, et besoin de dire les choses. Au moins on repart sur des bases saines, les malentendus sont évités (parfois), c'est l'avantage de pouvoir discuter avec des gens intelligents.
 
Bref, me voilà à présent plongée dans l'organisation des vacances d'été – en Italie – et grande première : avec mon Homme. Et ça prend du temps. Là nous en sommes au tableau comparatif des différentes possibilités, quel que soit le choix final c’est carrément excitant, une vraie bouffée d’air frais.
D’ailleurs t’as des projets toi pour cet été ?

dimanche, 09 mars 2008

Garde alternée

A compter d’aujourd’hui, je pose une partie de mes valises (+ chaussures lol) chez mon Homme, et lui une partie de ses sacs chez moi. En attendant notre futur « chez nous ».

Pour le meilleur, rien que pour le meilleur :-)

jeudi, 28 février 2008

Vous reprendrez bien un peu de soupe à la grimace ?

Un constat s’impose : je ne suis pas en grande forme.
 
Je suis fatiguée de moi-même, et pourtant que cette coupure fut bénéfique ! Voir de nouveaux endroits, faire de nouvelles expériences, partager avec mon Homme un temps pour nous hors de la routine stressante dans laquelle nous tournoyons, nous créer de nouveaux souvenirs… Marcher, suer, s’époumoner, faire des bisous :-) … et pourtant y’a un truc qui cloche.
 
J’ai ce sentiment de ne pas être à la hauteur, en même temps que je suis trop exigeante…
Je continue à me poser whatmille questions (où vais-je, qui suis-je, quand est-ce qu’on s’installe ?). Je suis pas tranquille dans ma tête.
J’ai pas à me plaindre du manque de soleil, puisque j’en ai. N’empêche, je suis en manque, globalement. Je me lève souvent d’humeur ronchon (ouais, bon, ça change pas des masses en fonction des saisons c’est vrai), je suis un paquet de nerfs ambulant. Insatiable insatisfaite.
 
Puis ça n’a rien à voir mais j’aimerai bien trouver des blogs intéressants à lire (en plus des « habituels » hein ;-)), alors trouver des blogs c’est bête comme chou, mais des biens… bizarrement ça n’est pas légion.
Et les posts « coupés en deux » ça me gonfle, le teasing « lire la suite » ça m'inspire de cliquer illico sur la petite croix en haut à droite.
 
Moi j’te l’dis, vivement la fin de l’hiver.

vendredi, 01 février 2008

Et soudain, le monde s'écroula...

J’ai quand même un petit peu beaucoup le sentiment de m’être faite enflée.

Après que l’on m’y pousse, après y avoir mûrement réfléchi, l’idée a finalement fait son chemin. Et j’ai envoyé les pieds.

7 entretiens en 1 mois, des propositions intéressantes, dont certaines auxquelles j’ai répondu par la négative, pour à présent me retrouver avec nibe, que dalle, peau d’balle, makache, niente.

Et entendre un « n’ayez pas de regrets », ça aide pas vraiment à se sentir mieux ; au téléphone, j’avais l’impression d’être comme sourde, lointaine. J’ai été polie, j’ai souris, j’ai dit « très bien ». Mais au fond j'étais en colère.

Alors bien sûr, c’est pas la fin du monde on est d’accord. N’empêche. Je suis déçue.

Je suis déçue, par moi-même de ne pas être arrivée au but que je m’étais fixé. Je suis déçue que mes projets tombent à l’eau alors que j’y croyais, sans pour autant m’être « fait des films ». Je suis déçue parce que cette situation a des répercussions : rester à la Bouatte ne m’enchante guère, à cause de l’ambiance moisie et surtout pour y gagner des clopinettes. Mais répercussions également sur ma vie personnelle. Et quid d’une évolution sociale ? Quid d’une évolution tout court ?

Je ne suis pas à plaindre, j’ai un boulot, une famille aimante, des amis, un Homme dans ma vie, un toit sur la tête et de quoi manger dans mon frigo tout ça.
Je le sais, je suis trop dedans, je dois passer à autre chose. Et le pire, c’est que je ne peux rien y faire, je suis spectatrice et je déteste ça.

Ma volonté et ma détermination seront toujours présentes, mais là, il faut que je laisse les choses en jachère, il faut que je digère.

samedi, 24 novembre 2007

Histoire de famille

Nous avons tous la nôtre, plus ou moins attachante, drôle, étonnante, tragique, fragile.
 
Mes parents ont des frères, qui se sont mariés, certains ont eu des enfants. Mais d’un côté comme de l’autre, aucune fratrie véritable n’a jamais existé.
Les grands-parents à la base, avaient des rapports complexes avec leurs enfants, fait d'ordres, de beaucoup d'interdictions, de reproches, de tabous, et surtout pas de dialogue, de tendresse et d’amour ; les enfants entre eux avaient des rapports quasi inexistants, s’ils n’étaient pas conflictuels. Plus tard, les belles-sœurs ont plus été considérées comme des « pièces rapportées » qu'autre chose, différentes histoires de famille se sont greffées là-dessus. Ca fait le tri direct pour certains (ce qui n'est pas plus mal d'ailleurs).
 
Alors au final je me retrouve avec 4 cousins que je ne connais pas, qui ne me connaissent pas non plus. Nous ne nous sommes à peine vus qu’en photos, nous n’avons jamais rien partagé ; les rares fois d’ailleurs où la « famille » pouvait être au complet c’était lors des enterrements – autant dire que c’est pas franchement là que tu vas tisser du lien familial, surtout avec des gens que tu ne vois jamais.
Ce qui n'empêche pas d'avoir une famille de cœur, que j'ai choisie.
 
En prenant de l’âge, on se rend compte à quel point ce lien familial est important malgré tout, à quel point la famille peut vous pousser vers l’avant et vous détruire tout autant.
Le manque de relations, de dialogue de mes parents envers les leurs reflète la manière dont ils m’ont éduquée, avec beaucoup de limites, beaucoup de peurs, et très peu d’explications.
Je ne leur en veut pas, ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient, et là n’est pas le propos de toute façon.
J’ai souvent pensé à mes cousins, j’ai eu envie de savoir qui ils sont, ce qu’ils font. Bien sur, je l’ai +/- su par le « fameux coup de téléphone de la nouvelle année », belle invention savamment hypocrite qui permet de se dédouaner et/ ou de faire amende honorable.
Et puis après, lasse de voir que finalement, rien ne change, et que personne n’y met du sien pour éventuellement faire changer les choses… j’ai laissé tomber. Quoi dire, comment aborder des gens qui certes, sont du même sang que moi mais qui, ne me connaissent pas, et n’ont pas forcément envie de me connaître ?
 
La vie se chargeant bien de nous mettre en face des choses, tant que le lien existe, même infinitésimal, la situation peut évoluer.
Et d’une rencontre pas si anodine que ça peuvent découler des révélations, qui nous éclairent quant au fait que les incompréhensions d’antan puissent devenir les rancœurs d’aujourd’hui.
C’est dramatique, c’est triste, c’est tout un tas de qualificatifs navrants en fait. Les constats c’est bien, l’action beaucoup mieux. Alors il va falloir que ça bouge. Aujourd’hui nous sommes des adultes, nous nous construisons, et en tout cas pour ce qui me concerne je n’ai pas envie de transmettre toutes ses rancœurs plus tard. Je ne sais pas comment, mais il faut que ça change.

jeudi, 08 novembre 2007

Pourras-tu le faire (i'm lost), pourras-tu le dire (i'm lost)...

Tu penses que ça n'arrive qu'aux autres
qui ont bien de la chance d'ailleurs
Que tu n'en as pas fini de purger ta peine
T'es beaucoup trop pragmatique

Et puis c'est là
tu n'y crois toujours pas
Ça te fait un bien fou
ça t'apaise, te rend heureuse

Et pour autant à présent
tu te poses des milliers de questions
Tu doutes, tu te demandes
si oui, non et pourquoi
Et si…

Il faut se rendre à l'évidence
ça t'est tombé sur le coin du nez
au moment où tu pensais que jamais ça n'arriverait
C'est là, ça y est

C’est beau, incroyable, c'est précieux & jouissif
et ça te fout une peur bleue
De celles qui torturent ton petit esprit
Mélancolique et sensible

Toi la Gladiatrice qui tel le roseau plie mais ne rompt pas
Tu fléchis devant tant d'inattendu
Tu trembles devant ce bonheur qui s'ouvre à toi

Tu n'iras pas contre cette irrépressible envie
d'un tout qui n'est certes pas toujours rose
mais qui est un tout qui te sied
dont tu as besoin, oui, c'est vrai

Avec ses joies & ses peines,
son quotidien, ses incompréhensions,
ses actes manqués, ses « j'aurai dû »
Ses rires, sa fougue, un tout unique & rare

Parce que plus que tout tu es persuadée
au fin fond de toi-même
que c'est ce que tu as toujours voulu
que ça te va comme un gant
Et que pour rien au monde tu ne voudrais que cela change

Te voilà bien, tiens...

jeudi, 13 septembre 2007

20-something

L'année prochaine j'aurai 30 ans. Arg. L’échéance arrive, fatalement. Ouais y’a pas mort d’homme hein, c’est juste que.
 
C'est juste que c'est dingue. J'ai l'impression d'avoir comme « stoppé » mon âge, à 26 ans ; d'autant que je fais physiquement plus jeune *angélique* (« vous avez votre carte étudiante ? ») et que mon âge mental doit parfois se situer autour des 15 ans.
 
Pour autant, ces dernières années ont été synonymes de changements, de mâturité. J'ai appris depuis quelques années à présent à profiter de la vie au maximum parce que tout va trop vite, et que je ne veux rien louper. Le ¼ de siècle est derrière moi à présent et il était nous dirons, intéressant. Une transition certes difficile, mais nécessaire.
 
Aujourd'hui, je fonctionne à l'envie, au plaisir, aux rêves que j'ai envie de réaliser... dont voici une liste non exhaustive :
  • Retourner aux States
  • Acheter un appart, ou une maison
  • Passer un long we à Paris
  • Retourner au Maroc
  • Changer de voiture
  • Etre en couple
  • Faire un bébé
  • Passer un long we dans les Landes
  • Avoir un chien (Scottish noir ou Jack Russel)
  • Avoir un nouveau tatouage
  • Faire un saut en parachute
  • Faire des photos de nu
  • Aller au Mexique, en Australie, à Rome, au Japon
  • Faire une balade en montgolfière
  • Acheter tous les dvds des films que j'adore
  • Refaire du paintball
  • Apprendre à jouer de la guitare et du piano
  • Refaire de la plongée
  • Mettre les pieds sur le Mont Blanc
  • Prendre des cours d’œnologie
  • Faire un baptême d'hélicoptère ...
Le 13 Septembre, jour de la St Aimé(e). Fructivore.
Ouais, fatalement, les 30 ans, j'y vais droit dedans.

samedi, 02 juin 2007

En surface

Malgré l'envie, malgré les efforts, je n'y arrive pas…
Je ne sais pas faire autrement, pour l'instant…

Faut que ça décante, faut que je dorme…

Font chier ces phases transitionnelles...