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mercredi, 30 octobre 2013

Heure d'hiver

J’ai violemment lâché prise. J’ai freiné tant que j’ai pu (zaï zaï zaï zaï) mais c’était inévitable. Inévidabol comme dirait Brad Pitt.

J’ai été prise d’une grande colère, contre tout et tout le monde et contre moi, j’ai pété une pile, après quoi je me suis tue ; puis vinrent la tête qui tourne, les sueurs et l’envie de vomir (sur un bateau, très pratique), avant que je ne m’effondre en larmes roulée en boule – ou presque. Ça a duré longtemps.
Depuis, je ne peux pas dire que je me sens soulagée, comme pour la Bouatte la réponse est invariablement : « non ». J’ai un immense poids qui m’écrase la poitrine, qui m’opprime, je suis outre fatiguée, je dors tendue, cette putain de tendinite de merde est toujours là, j’ai mal au dos, je suis à fleur de peau, et non, je ne suis pas enceinte.
Le dimanche qui suivit ne fut pas meilleur, le déballage des histoires de famille qu’on ne souhaite pas déballer parce que ça finis en larmes, c’est compliquay tuvoi. Et je crois qu’avec l’âge, j’ai du mal à accepter que l’autre soit moins solide que moi qu’il n’y paraît.

Pour me changer les idées, j’ai vu des films : « Star Trek into darkness » avec Bénédict Concombre sur lequel les midinettes s’extasient alors qu’il est aussi expressif qu’un mérou. « Pain and gain » était terriblement long, mais le « plan à 3 doigts » m’a bien faite marrer. « Gravity » c’était beau comme cette chanson de feu Lou Reed, tension énorme tout du long, par contre les lunettes 3D dynamiques ça te pète bien le nez. Et le petit moment de flottement pendant le générique de fin était tout simplement magique <3. Pour finir, « Turbo » l’escargot dopé au nitro, avec de vrais morceaux d’accent canadien dedans :)

Je n’ai pas souhaité son anniversaire à BFF qui ne m’avait pas souhaité le mien non plus. Pour la blague, une connaissance commune de boulot lui a demandé de mes nouvelles, ne me voyant pas à la Bouatte lorsque j’étais en maladie… ah ben pour ça il aurait fallu qu’il sache ce que je deviens… depuis 2 ans.

« Dans tous les ports y’a un endroit pour accueillir les gens de passage ».
Oublions un instant un énième dimanche nase à base d’urgences et de rats qui font la course sur les terre-pleins de La Timone.
Oublions les repas « tests » avec les ami(e)s de l’Homme, les « tests » du quotidien, oublions ces putains de tests oui.
Accueillons East Coast Airline et les churros en bord de mer ; dimanche prochain je serai à Banyuls, Agua Roja dans les oreilles.

J'sais pas encore si ma chance a tourné mais ce qui se passe et se dessine me plait bien. Pourvu que ça dure.

 
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