Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 26 sept. - dim. 02 oct. | Page d'accueil | lun. 10 oct. - dim. 16 oct. »

vendredi, 07 octobre 2011

Le 36e dessous

« Prends bien soin de toi », qu’on m’a dit. Ahhhhhhhhhh, la joie incommensurable de dormir 9 heures par nuit, toutes les nuits. De faire un bon petit déjeuner. De manger à pas d'heure. De ne pas se prendre la tête, que personne ne me la prenne non plus. De tourner au ralenti tout simplement.

Ca a duré 2 jours.
On pourrait croire qu’être en arrêt maladie permettrait d’oublier les tracas inhérents au travail et donc, de se requinquer. Et on aurait bien tort. Ce serait prendre mon cerveau pour un abruti et mon inconscient pour un idiot. It would be to fool myself.

Je décroche globalement un jour sur deux, le reste du temps comme je suis très légèrement sur les nerfs / à bout / épuisée, je règle mes comptes avec la Bouatte, je pète la gueule d’Iznogoud et je finis par tabasser la Morue à coups de talons. Puis je termine en larmes.
J’ai reçu ma paye, j’étais tellement en rogne que crise de tachycardie – ç’aurait été un miracle si j'avais eu ne serait-ce que 50 euros de plus rapport à l'audit.
Ce matin Binôme cette TEPU m’a envoyé un texto, genre coucou comment ça va, en deux secondes la pression, la pression, la pression. Crise de panique, nouveauté 2011.

Mis à part ça j’ai fait un peu de shopping ; au passage j'ai bien rigolé devant le stand The Kooples qui vend des fringues moches mal coupées et chères et je suis tombée amoureuse d'une paire de low boots (coucou c'est bientôt Noyel). J’ai fait 2 heures de repassage, acheté des fleurs, je m'instruis télévisuellement parlant (les anges de la téléréalité) et je regarde des films : I am number 4 (+++), le docu sur Kurt & Courtney de Nick Broomfield (je crois que je l'ai vu il y a longtemps, pas très bien fait mais priceless pour les tenues et les coiffures des 90s), Chinatown, LA Confidential, Le Bal des Actrices, Bad Teacher, Lol, Midnight Run, Easy-A et je me programme une séance Scream 3+4, et Le Grand Saut. J'aurai bien revu Barton Fink, Black Rain et Short Circuit aussi.

Je pense aussi que mon séjour à Paname sera pour l'année prochaine car j’ai plus de thunes (big up à la Reine Mère qui me paye l’aquagym et les cours de guitare). J’aimerais bien que ce soit véritablement l’automne avec des feuilles jaunes oranges et rouges et non pas passer direct de 30°C au mistral à 100 km/h puis à l'humidité résiduelle de la nuit, à la nuit le matin quand tu te lèves et le soir à 18h et à plus aucune feuille sur les arbres.

J’ai appelé le Doc, il était en voiture, il m’a dit « je te rappelle », il ne m’a pas rappelée. Je suis en défaite totale. Il FAUT que je sois prolongée.

21:49 Écrit par Anouchka dans Fas Cagat | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blabla de fille, santé

mardi, 04 octobre 2011

Jennifer

C’est le surnom que m'avait donné ma prof d'anglais en 6e. Le même qu’on a donné à ma Princesse, haha les coïncidences de la vie hein.
Bon j'ai décidé de changer de tête, et de me Jennifer Anistoniser.

Paye ton flip comme à chaque rentrée : aller chez le coiffeur. Je suis jamais satisfaite lorsque j’en ressors, soit je m’exprime pas correctement la France, soit les coiffeurs m’enfument avec leur jargon (bizarrement je penche plus vers la deuxième option).

Moi je veux juste des reflèè dorèèè sur mes cheveux zensoleillèèè, pas un truc sorcier qui coûte une blinde en entretien surtout. Idéalement je voulais ressembler à elle, donc je me pointe au salon avec la photo, salut je veux ça, et là on me parle de décapage, puis de première coloration puis de deuxième coloration... ouais et moi qui vais chez le coiffeur que tous les 4/6 mois heu... ben non, je ne me Jennifer Anistoneriserai pas (et pourtant, qu'est-ce que ça m'irait bien).

5 heures (cinq heures !) plus tard, me voici donc méchée à nouveau. Non mais en fait c'est un balayage effet smoky avec patine, pas des mèches ; le balayage ne démarre pas complètement de la racine (mais y’a des mèches que oui), la patine donne un effet ensoleillèèè (ça fait un peu auburn en fait). Que sur la calotte, 6 cm de longueur en moins et voilà. C'est pas ce que je voulais mais c’est joli, ça rajeunit. Par contre 5 heures à écouter de la musique lounge / chill out (prononcez chilou XD) = mourir.

J’attends un mois de voir ce que ça donne à la repousse (i.e. si la démarcation est la même qu’avec un balayage classique), un mois avant de passer au tie and dye sur les mèches du devant comme je voulais :p

Il me reste encore 5 magnifiques jours pour débrancher, et c'est pas gagné ahem. Sinon j'ai lu que la masturbation soignerait la congestion nasale... internet, cet incroyable source de lol.

20:53 Écrit par Anouchka dans Trucs de Filles | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blabla de fille, vrac

lundi, 03 octobre 2011

La Poissarde

Le problème avec FB, hormis que Mark Zuckerberg le modifie tous les 4 matins sans prévenir (heureusement que j'ai pas 250 amis pour la màj des paramètres de confidentialité t'as vu), c'est que t'as toujours un malin dont t'as absolument pas envie ne serait que de revoir le nom qui réapparaît.

Genre le cousin d’un pote d’été à qui t’as très vaguement dit bonjour quand il était là, et encore parce que t’es polie, cousin à qui tu as soigneusement évité de parler et de regarder tellement le mec avait la langue pendue jusqu’au sol – ce qui peut être flatteur, mais dans le cas du cousin, trop pas. Merci Mark pour ce bouton « ignorer » (le cousin, au bout de la 4e demande ( !!!) aura terminé dans le « report as spam » :p).

Genre cette fille que j'ai côtoyé pendant 7 ans de ma scolarité, cette poissarde absolue de la vie, tu sais, le genre de personne qui s'attire toujours les pires trucs, à qui il arrive toujours des choses d’un autre monde ; elle fréquente forcément les mauvaises personnes, quand un choix s'offre à elle (perso ou pro), forcément elle fera le mauvais. Et, bien sûr, elle se complaît presque toujours de sa situation et ne se sortira jamais les doigts du cul pour la faire évoluer.

Elle n’est pas partie gagnante dans la vie. Fille unique, un QI pas hyper développé, parents mariés tôt qui ont eu leur fille tôt (i.e. on préfère faire de la moto et on vit comme des djeuns mais nous sommes des adultes matûres responsables), nous habitons dans une téci bien pourrave chauffée par l'AZF, une relation mère-fille « meilleure amie on s'échange les habits », le papa… fait de la moto.

Jusqu'au jour où bim bam poum, le pater se barre avec pertes et fracas - et surtout une jeunette à peine majeure.

Divorce dans la violence verbale et les cris, haine des parents entre eux, haine de la mère, haine du père (qui est passé de « papa super sympa qui fait de la moto » à « géniteur », normal). Mauvaises fréquentations, bizarrement que des garçons cailleras en devenir. Les parents fument donc leur fille fume devant eux à 13 ans, normal. Elle emménage avec sa mère dans une petite maison HLM (l'anecdote sur les Contes de la Crypte c'était chez elle), elle a déjà 1 chat et une souris je crois.

Elle arrête après le BEPC (je ne sais même pas si elle l'a eu), elle voudrait bien bosser mais elle a un poil dans la main et pas le BAC. Elle essaye un nombre incalculables de formations pour gens n'ayant pas le BAC (#lesgens), qu'elle arrêtera pour des problèmes de santé, de moral, de pas d'argent pour payer la formation, de pas de motivation pour éventuellement se faire aider financièrement pour faire sa formation, de pas de véhicule (pas de sous pour passer le permis déjà hein CQFD), de ma mère est en dépression, de je suis en dépression, de je prends des cachetons pour ma dépression et ils ne me font pas du bien.

Sa chance ? Etre petite et ne pas avoir de seins. Sincèrement, ça lui a sauvé la vie. Car en ayant grandi dans une cité si elle n'a pas fini dans une tournante au fond d’une cave, ce n'est pas parce que ce n'était pas à la mode.

Je crois l'avoir vue la dernière fois après le BAC où lorsque j'étais à la fac, je sais plus. C'est toujours moi qui allais chez elle, qui prenait de ses nouvelles. C'est mon côté humaniste ça, j'avais de la compassion pour elle. A l'époque, elle avait 2 dobermans complètement chtarbés, 1 chat, 1 lapin, 1 souris et 2 octodons. Brigitte Bardot, mais sans la baraque de 250 m² à Saint Tropez.
J'avais beau l'écouter, la conseiller, essayer de la tirer vers le haut, elle a toujours été en mode auto-complainte, auto-échec, auto-cuiseur. Poissarde de la vie, stou.

Elle m'a retrouvée. Et là t'es bien content d'habiter à 400 bornes, je te le dis.

18:23 Écrit par Anouchka dans ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, vrac