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mercredi, 17 février 2016

De quoi j'me mêle ?

On l’a déjà dit mais malheureusement on le répète encore : il serait bon que chacun s’occupe de son cul. Je certaine que le monde fonctionnerait mieux si chacun appliquait ce précepte à lui-même – et balayait devant sa porte avant celle du voisin accessoirement.

L’Asticot m’ayant refilé son rhume je suis malgré tout de relative bonne humeur, sauf lorsqu’il s’agit d’interagir avec mes concitoyens, surtout un mercredi, surtout un mercredi de vacances scolaires. D’ordinaire soyons francs, ça me casse les c*uilles : j’aime pas que les gens viennent me parler, même si les 3/4 du temps c’est gentil ça me saoule.

Tout a commencé au supermarché. Y aller un mercredi de vacances scolaires est un bon plan, surtout lorsqu’il fait beau comme ce fut le cas aujourd’hui. Pas un chat dans les rayons. Je fonce à la caisse libre-service, pendant que je scanne mes articles l’Asticot décide de se rebeller : il s’enlève sa sucette, pousse un cri, défait son lacet de chaussure, s’enlève la chaussure, vire la chaussette. Entre temps j’avais payé, je récupère chaussure et chaussette, remet la sucette, enfourne toutes les courses en vrac dans le panier sous la poussette, le petit pied nu s’agite sévère, je récupère le ticket de caisse pour ouvrir la barrière lorsqu’un gars du supermarché me demande si je veux bien prendre 5 minutes pour vérifier mes achats en les rescannant… [grmbmglbmblr intérieur] J’ai été gentille et polie et souriante (je suis malade) mais no way José, tu vois bien que c’est pas franchement le moment idéal là donc oublie-moi et laisse-nous nous barrer.

Vînt ensuite le temps de la promenade.
Le mercredi, les gens qui promènent errent l’air paumé. Des mères seules, des familles, des vieux. Bon les vieux c’est partout, tout le temps, à force on s’habitue. Pour les autres, je me demande si ces gens-là travaillent, des fois (obviously la réponse est : non / pas le mercredi).
Mais le mercredi des vacances scolaires, c’est la 11e (méconnue !) plaie d’Égypte : sur l’échelle de la douleur dans le fion elle se situe aux environs de 12.000. Tu peux te dire que changer de lieu de promenade changera la donne ? Que nenni.

Partout des vieux, des tas de vieux, et des familles avec des gamins qui ne crient pas mais qui hurlent, tout le temps ; alors certes on me répondra qu’un gamin a besoin de s’exprimer, qu’un gamin ça crie, oui anéfé c’est normal ; néanmoins un gamin qui hurle a priori sans raison déjà c’est peut-être parce que ses parents gueulent sans arrêt pis ptêt que tout le sucre qu’on lui refile n’y est pas étranger (je dis ça je dis rien)… Bref.
Les mêmes gens errent, tels des zombies, traînant les pieds, poussant des poussettes, des landaus, des tricycles, des trottinettes vides, des vélos vides. Ils prennent toute la place sur le trottoir, s’étalent encore plus en largeur dès que cela est possible, sont étonnés que d’autres adultes les dépassent, « sans doute pressés » doivent-ils penser.

Je finissais de donner son goûter à l’Asticot lorsque Mawie-Théwèz m’aborda… au début j’ai cru qu’elle voulait que je lui fasse de la place sur le banc, tout en vaquant à mes occupations j’ai vaguement prêté attention à ses propos (« vous parler » […] « solutions » […] « conflits familiaux ou de couple »…) et vu au même moment qu’elle sortait de sa besace un fascicule. STOOOOOP !!! Zombies, mercredi, vacances scolaires, et manquait donc un ersatz de témoin de Jéhovah.
« Bou sabez je de crois pas en Dieu » lui répondis-je aussi aimablement qu’il m’ait été possible… Désarmée par la rapidité de ma réponse n’ayant pas commencé à me parler de quoi que ce soit de concret, elle essaya d’aborder le sujet d’une autre manière, et alors que je continuais mes petites affaires je voyais son fascicule s’agiter vers ma main… Je dus réitérer plus fermement toujours en souriant ce qui mit fin à ce court échange qui me sembla durer une éternité. LAISSEZ-DOUS DRANGUILLES MERDE.

Afin d’éviter la horde de zombies au retour de la promenade (passées 16 heures ils sont plus nombreux) j’ai marché à contresens sur la piste cyclable. Personne sur mon chemin hormis le soleil jusqu’à ce que je croise un type qui pédalait comme un facteur, et qui a trouvé bon 1. d’ouvrir sa gueule pour me dire que 2. attention MADAME j’étais sur une piste cyclable. Un « connard » eût été de bon aloi mais je me suis donc contentée d’un « une poussette ça a des roues merci monsieur ». Pfff, même ma répartie est balade.

Finalement vivre à la campagne c’est bien. Ou vivre dans une grotte, mais y’a pas la fibre (hé oui, j’ai toujours aimé cette référence) et pour promener alentours c’est pas forcément facile.
En attendant, vivement que les vacances scolaires soient terminées hein, que mon rhube puisse aller en paix.

21:12 Écrit par Anouchka dans Fas Cagat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, santé

 
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