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mardi, 19 juillet 2011

David

Quand je suis arrivée, à peine descendais-je de voiture que Machin dont j’ai oublié le prénom me demanda si j’étais une amie du ou de la mariée, en me proposant un chewing-gum. Comme plan drague moisi ça m’a bien fait rire, rapport à « prenez un chewing-gum Emile » et au fait qu’après m’avoir regardée des pieds à la tête avec des yeux brillants et la kékette qui frétille il s’est immédiatement justifié que sa FEMME ne viendrait pas car elle TRAVAILLE le samedi lol.

Comme je ne connaissais quasiment personne, j’ai allumé une clope et commencé à observer les gens autour.
Le marié en lavallière était beau comme un cœur, et après que j’ai salué quelques inconnus (parce que dans la campagne toulousaine on se dit bonjour même si on ne se connaît pas) il me demanda – un peu fort d’ailleurs – de m’avancer vers deux bruns prénommés David, à l’ombre d’un saule pleureur.

J’ai immédiatement su que c’était de lui dont elle m’avait parlé.
Lunettes visées sur les yeux, chemise noire laissant apparaître un tatouage, et un jean. Malgré ce -1, nous avons parlé de son taff, du mien, de mes origines, de la région où j’habite à présent… il n’était pas très loquace, répondant volontiers à mes questions mais sans rentrer dans le détail.

Il faisait lourd, tellement lourd qu’une goutte de sueur se mit à perler derrière mon genou...
« Et sinon tu fais quoi toi de tes week-ends, tu fais du sport ?.. » J’ai vaguement bredouillé un
« Oh moi tu sais je ne suis pas très sportive » incapable de trouver autre chose d'intéressant à dire lui parler de mes hobbies (une allusion au sport en chambre eût été malvenue si tôt dans la conversation).

(…)

Lorsque le convoi arriva finalement au lieu de rendez-vous, Machin se gara évidemment devant moi et je me dirigeai vers la tente khaima tout en enfonçant mes talons dans le sol pour boire une bière.
Je remarquai qu’il me zieutait du coin de l’œil tout en discutant avec des potes.

Rien ne me fit plus plaisir que de revoir les parents de la mariée, sa sœur et surtout son frère, qui se rappelait de moi malgré les 10 ans durant lesquels nous ne nous sommes pas vus… Pour la peine j’attaquais la deuxième bière. Puis je discutai longuement avec ce couple très sympa, et après que les dames aient troqué leurs escarpins contre des chaussures plus confortables et une pause pipi syndicale nous continuâmes de parler à bâtons rompus en buvant du Vinho Verde.

C’est alors que la mariée vint nous voir et, à renforts de sourires et œillades entendus m’adressa rapidement un « Alors ? » « Ouais pas mal, on a discuté » « Il m’a parlé de toi tout à l’heure… » avant d’être happée par d’autres invités…

(…)

J’essayais de pomper l’alcool (4 verres ?) en picorant tantôt un beignet, tantôt de la salade de haricots, tantôt de la paella lorsque la mariée dit à David de venir s’asseoir avec nous, ce qu’il fit sans broncher alors même que je lui adjoignais de prendre un pouf, beaucoup plus confortable que les coussins.

Globalement nous avons discuté de tout, du terrorisme dans les avions aux principes de secourisme qu’il faudrait rendre obligatoire, de 4x4, de son fils, de son accident de char à voile, de tatouage, de sa vision du couple et de la mienne…
Globalement à ce sujet, nous avions des avis divergents pour ne pas dire diamétralement opposés (pourquoi est-ce toujours à l’homme de gâter la femme vs pourquoi une femme qui montre à un homme qu’elle a envie de lui passe pour une salope), c’en était presque drôle mais en même temps je ne me rappelle pas de tout, j’étais un peu pompette, je me rappelle ses longs cils – mais je ne saurais dire si ses yeux sont verts ou marrons, que j’avais très envie de lui faire un bisou dans le cou, de sentir son odeur, de voir son tatouage, et qu’il me mettait en boîte avec son air de pas y toucher.

Et puis on a ouvert le champagne.

Le 3e David de la soirée – le gendarme pété comme un coing – s’incrusta très lourdement, aussi c’est après qu’il m’ait traité de « cul-pincé » que je lui fis comprendre qu’il serait bien qu’il aille utiliser son poignet plus loin. Il était déjà très tard, enfin très tôt, enfin l’heure de rentrer.

« Tu t’en vas ? »
« Oui il est tard, demain j'ai un anniversaire et j’ai de la route à faire… »
« T’es sûre ? »
Putain j’ai au moins 4 grammes d’alcool dans le sang, rien mangé et la tête qui tourne…
« Oui oui »
« Bon… ben je te raccompagne à ta voiture »

Bref je dis au revoir aux mariés, je le cherche du regard mais ne le voit pas, bah tant pis, la mère de la mariée s’en va aussi, au moment où je le remarque du coin de l’œil non loin de la sono elle m’attrape par le bras et m’accompagne…

Je monte dans la voiture et attrape mon gilet au moment où la portière passager s’ouvre ; il passe la tête dans l’entrebâillement et me dit :
« Ben alors tu t’en vas sans me faire un bisou ? »
« Je t’ai cherché pour te dire aurevoir mais je t’ai pas vu » réponds-je en descendant de voiture. Je le rejoins dans la pénombre, il n’y a personne sur le parking, je ne sens pas le vent frais qui s’est levé.

Appuyé dos à la portière, il m’attrape contre lui et m’embrasse langoureusement.
Toute la soirée ou presque je n’avais qu’une envie, lui déboutonner sa chemise et voir ce fameux dragon. Il n’est pas très grand en fait, je n’aime pas trop la façon dont il m’embrasse.
Je sais très bien où tout cela va nous mener - « je suis quelqu’un de tactile » - les mots qu’il a prononcés plus tôt dans la soirée raisonnent à mon esprit. Putain demain faut que je me lève… « Tu es un homme à femmes, toi » lui dis-je.

Il fait passer mes bras autour de sa tête, m’embrasse dans le cou tout en me caressant la cuisse en remontant à mes fesses puis me pelote un sein.
Je sais pas trop ce qu’il m’arrive, enfin si, je suis pompette et fatiguée.
Il me plaque à mon tour dos à la portière, putain Titine est sale, je vais salir ma robe…
Mais en même temps je kiffe, il sait y faire et moi aussi. Mais je sais pas si j’ai envie de ça.

Il me soulève comme une brindille et me plaque sur le capot en écartant mes cuisses.
« T’as jamais fait ça sur un capot de voiture j’suis sûr… » Il ne voit pas le sourire coquin que j’affiche…
Il me presse pour m’embrasser à nouveau, je le repousse gentiment, il me presse à nouveau plus fermement, ça me plait mais putain faut qu’je rentre, faut qu’j’me lève…
« Tu viens chez moi ? »
« Non j’peux pas faut qu’je rentre… »
« Une petite heure allez... »
« Non… »
« Une demi-heure ?.. »
Je suis pompette, j’ai pas envie de « ne pas être là », même pour un ptit coup d’une demi-heure… et putain faut qu’je rentre, faut que j’conduise, demain faut qu’j’me lève…

Il me libère enfin, se redresse et s’éloignant promptement m'adresse un « Rentre bien alors ». Je me redresse, rajuste ma robe, me dirige vers la portière conducteur tout aussi promptement et réponds un gaiement « Merci ! Toi aussi ! ».

J’aurais bien aimé déboutonner sa chemise et voir son tatouage.

22:57 Écrit par Anouchka dans Sous la Couette | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : blabla de fille, confidences, smile