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dimanche, 12 décembre 2010

Mécanique céleste

Le grand ménage continue.

Ma spécialité c’est le « nettoyage par le vide ». J’ai commencé par mon cerveau, j'ai écrémé, gommé, trié, rangé.
A présent cela fait 8 mois que je refais tout de l'intérieur, plus fort que Extreme Makeover, j'ai cassé les cloisons, pété le carrelage, repeint les murs et les plafonds (enduits, sous-couche, couches) après il y a eu le ravalement de façade, en ce moment je termine les extérieurs. Nouvelle garde-robe et revente de mes paires de chaussures. Pour les fringues, j'en ai gardé certaines, celles que je n'arrive pas à revendre finiront comme d'hab' chez Emmaüs. Récupérer mes dernières affaires chez le Piou, ça aussi ça me travaille. Mais le sujet est plus compliqué.
J'ai également fait du tri dans les bibelots qu'on m'a offerts. Je sais, ça ne se fait pas toussa, mais après les avoir remisés au fond du placard, je me suis décidée à soit 1/ les jeter 2/ les revendre. Il n'y a pas de petites économies.

Le côté humain y passe également. Ouste, dehors, du vent, du balai et bon voyage.
J’ai donc fait du tri dans mon portable. Aux chiottes les gens que t'as jamais au bout du fil / que t'as pas revus depuis 6 ans et que tu sais même pas pourquoi tu as encore leur numéro (en fait si, « au cas où »).
Sur FB, je me tamponne le coquillard de savoir que Machin avec qui j’étais en CM2 a attrapé un rhume. Mais comme on s'en tamponne, et inversement proportionnel, on reste amis.

Par contre je me serais bien passée de voir que Mister S. le plombier a changé de « statut », si vous voyez ce que je veux dire. Putain MEME LUI.
Le même qui malgré une histoire personnelle supra lourde à porter m'a fait je ne sais combien de leçons de morale sur ma vie / mon œuvre / ma famille pour que j'aille voir un psy.
Le même qui en voit un depuis des années. Le même qui a fait des groupes de thérapie. Le même qui n'a pas évolué d'un iota et que me renvoie dans mes 22 alors que j'ai évolué.
Le même qui a payé 80 putain d'euros pour aller séjourner un week-end sous une tente au fond du Lubéron avec un pseudo chaman à boire une décoction insipide qui l'a fait halluciner puis vomir puis avoir la chiasse pendant une semaine (mais c'est soi-disant bien pour te vider de tous tes maux de l'intérieur lolilol).
Sérieux, ça me défrisera toujours de me dire que la dernière fois qu'on s'est vus je me suis rendue compte qu'il me voyait toujours comme la personne que j'étais il y a 9 ans, et qu'il me ressortait peu ou prou le même discours à base de : « t'as du travail à faire là-dessus, sur l'abandon, le manque, tes parents ». Ce que je peux être crédule. C’est tellement plus facile de passer l’aspirateur sur le paillasson des autres plutôt que balayer devant sa porte.

« I am not what happened to me, I am what I choose to become » - Carl Jung

C'est pas le fait qu'il ait une meuf, je m'en contrefiche, that's not the point. C'est injuste. Ca me fait chier. Question de principe. Et d'orgueil. Dans l'absolu de lui je m'en fous.
It just hearts a little. It just hearts once more.
C’est pas plus mal qu’il ne soit plus dans ma vie aujourd’hui, je n’ai pas à assister à l’évangile selon Saint Mathieu la représentation du Bonheur (parce que lui tout comme Rodolphe il a Free il a tout compris). J'ai plus le temps de consacrer du temps à ce qui n'en vaut pas la peine désormais.

J'étais justement en train de penser à cela lorsque je suis sortie fumer une clope. J'ai senti le vent sur mon visage et le froid pénétrer par mes pieds. Les lumières de la ville m'aveuglaient alors j'ai levé les yeux vers le ciel, qui était dégagé. J'ai pensé « Chouette, demain il va faire beau ». Et à ce moment-là, j'ai vu une magnifique étoile filante.
En une seconde, j'ai instantanément tout oublié. J'ai souri, humé l'air à pleins poumons, c'était magique.

18:29 Écrit par Anouchka dans Moi Je | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blabla de fille, journal intime, love etc

jeudi, 09 décembre 2010

Jingle bells (oh ta gueule)

Ce que j’ai toujours aimé à Noyel c’est faire le sapin.
J’ai toujours eu un sapin en plastique, un sapin qui ne perd jamais ces aiguilles, un sapin qui garde toujours la même taille et qui faisait qu’à un moment, j’étais aussi grande puis plus grande que lui.
J’ai toujours eu le même rituel : monter le sapin, le décorer, mettre l’étoile tout en haut et la guirlande électrique en dernier. Ensuite, je déballais la vraie paille ramassée dans un champ pour l'étaler dans la crèche en bois construite par mon grand-père. Puis j’ouvrais la boîte brune à peau de velours de la Reine Mère rangée derrière les biscuits d’apéritifs dans un des meubles du salon dans laquelle étaient les santons.

En revanche, du plus loin que je m’en souvienne, je ne crois pas avoir jamais cru au Père Noël – contrairement à la petite souris qui venait bien réellement me donner des sous lorsque je déposais une quenotte tombée sous mon oreiller. Comme je suis curieuse, j’ai surpris un jour le Grand Chef en train d'installer le vélo devant la cheminée – grâce auquel à cause duquel avec lequel je me vautrerais quelques temps plus tard dans les rosiers du jardin familial. Et peu de temps après, je lui ai avoué, dans la salle de bain, que de toute façon, je savais très bien que « le Père Noël c’était lui ».

Finalement, les choses n’ont pas réellement changé.
Cette année encore j’ai déballé mon sapin de Noyel en plastique (qui est aussi haut que moi). J’ai ouvert la malle dans laquelle sont rangées toutes les guirlandes et les boules. J’ai galéré, comme chaque année, pour défaire les nœuds de mes guirlandes lumineuses. J’ai fait la crèche (en santons de couronnes des rois) en dernier.

Pourtant, pour moi aujourd’hui Noyel n’a rien de joyeux ; c’est la célébration de l’hypocrisie familiale. Faire semblant que nous sommes proches, et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
L’année dernière par chance j’étais dans la famille du Piou, j’y ai donc échappé. Mais cette année c’est une autre paire de manches. Même que ça me travaille tellement c’t’affaire que j’ai du mal à en trouver le sommeil.
Noyel c’est bien quand tu as un chéri avec qui le partager. Noyel c’est bien quand tu dois choisir la date pour aller dans la belle-famille. Noyel c’est bien quand tu as des enfants, des neveux/nièces ou des petits cousins. Pas lorsque tu es célibataire, trentenaire sans enfant (soupir) et que le repas de Noyel se résume aux 4 clampins de la famille qui arrivent encore à se blairer.

La semaine dernière j’en discutais avec mon BF et sa moitié. L’année prochaine, si possible, on fera un Noyel avec que des amis qui n’aiment pas Noyel On s’offrira des cadeaux tous pourris, on aura du plaisir à se voir, à faire la fête, à manger comme des porcs et à boire comme des trous. Et ce sera super joyeux et festif et VRAI.

Oui clairement je serai contente d’avoir une participation financière à Matilde, ou encore un réabonnement à RS ou encore des dvds ou livres que j’ai mis dans ma wishlist Amazon. Tout ce que je n’ai pas eu de toute façon je me l’achèterai moi (des chaussons, des collants, un fer à friser). Et puis, j’ai pas besoin de Noyel pour offrir des cadeaux à mes proches. Déjà, j’ai décidé que je ne mettrai pas les pieds dans un seul magasin, je commanderai tout sur le net.

Cette année, j’envisage donc très sérieusement de « fêter Noyel » toute seule.
Avec tout ce que j'ai dépensé ces 5 derniers mois en fringues / chaussures j'ai pas assez de sous pour prendre un billet A/R pour aller chez elle. Tu comprends, il était grand temps que je refasse ma garde-robe et c'est pas gratuit.

Le 24 je suis en RTT. Je pense que je vais dormir, glander, et que le soir venu je me ferai un énième plateau-repas en regardant de vieux films comme « Sleepless in Seattle », « Quand Harry rencontre Sally » ou « Little miss Sunshine », « Benny and Joon » et « Lost in Translation ».
Le fois gras est déjà au frais, la Ben & Jerry's au congél', le champ’ est devant le frigo, manque le saumon et des chocolats.

Je serai certes seule. Mais au moins je serai peinarde.

20:50 Écrit par Anouchka dans Moi Je | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blabla de fille, journal intime, noyel

mardi, 07 décembre 2010

Contre toute attente, je n'irai pas courir nue

dans les verts pâturages d'un air vengeur, hurlant ma haine contre autrui mon glaive dressé dans une main, mon bouclier celte dans l’autre, telle Christophe Lambert dans Highlander.
Et tu ne sais pas tout ce que tu peux trouver sur 1/les celtes 2/ l'armement celtique (je t'épargne ainsi la bio de notre strabique national).

Ma dernière lubie, c'est d’acheter un bracelet en cuir.
Pas un bracelet de force, un bracelet en cuir, pas made in China mais from France et en cuir véritable, pas avec des têtes de mort et des clous, et pas noir si possible – idéalement vert ou violet. J’vois pas où se situe la difficulté.

Ah pour ça des trucs moches j'en ai vus : du bracelet de gladiateur, du bracelet d’accessoiriste de Kaamelott, du bracelet cliché d’homo-en-latex-qui-aime-se-faire-frapper-son-fessier-mou-et-poilu-à-renfort-de-cravache. Et des soi-disant « faits mains » tellement moches que même un manchot aveugle ferait mieux avec ses pieds (ce qui ne doit pas être évident).

En attendant demain à la Bouatte c'est goûté de Noyel ; on a acheté le sapin, les boules et les guirlandes et de l'essence d'eucalyptus pour faire genre ça sent bon les Landes. Les collègues emmènent leurs mioches et des gâteaux. Moi je boirai pour oublier du champagne.

Ce qui va me manquer pour les fêtes c'est de manger de l'aligot acheté sur le marché de Noël place du Cap.
Karamazov rien à voir, je cherche aussi un crayon khôl noir.

16:50 Écrit par Anouchka dans Epices et Tout ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blabla de fille, shopping