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vendredi, 02 juillet 2010
Fait avéré
Hier soir j’étais invitée dans un resto en bord de plage, à l’heure du coucher de soleil. La mer était d’huile, une légère brise se faisait sentir. J’aurais bien aimé que ce fut dans un cadre romantique et tout mais hum LOL j’ai envie de dire, et en majuscules. C’était dans le cadre de la Bouatte.
Seuls quelques irréductibles déconneurs avaient répondu présent : 5 gars d’chantier (pas tous de la Bouatte) et même une femme de chantier, oui, ce qui est assez rare pour le souligner. C’est la seule raison pour laquelle j’ai accepté de me joindre à eux d’ailleurs.
Bien sûr, dans ce village bien connu pour ces calanques, c’est toujours un bonheur de tourner 20 minutes et de se fader 2 parkings avant de trouver une place. Sauf si c’est pour finalement se garer devant le resto :)
La bouffe n’était pas mal (les Saint Jacques sont mes amies ad vitam æternam de toute manière), pas de quoi se rouler dans le sable non plus, puis n’être entourée que de mâles ayant un humour graveleux mais étant néanmoins intellectuellement intéressants fait que j’ai passé une très bonne soirée.
Sauf que. Vu que tout le monde était au poisson, on a pris du vin blanc. Provenant d’un vignoble local bien connu du village. Soi-disant réputé (le vignoble).
Non seulement ledit vin n’avait pas de goût, mais il était comme beaucoup de vins de Provence : il tabassait sa mère.
Bilan : après 1 kir et deux verres de vin, une atroce migraine. Mais quand je dis atroce, c’est qu’elle s’insinue lentement, mais sûrement, et persiste, tout au long de la nuit. Courte, du coup, la nuit.
Je ne suis pas très vin blanc à la base, mais ça se confirme : je ne suis pas du tout vins de Provence.
Un autre jour si j’ai le temps, je vous raconterai comment appâter le mâle moyen en lui parlant de pole dance… et comment l'iphone c'est vraiment une bouse.
14:55 Écrit par Anouchka dans ... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blabla de fille, taff, pochtronne
jeudi, 01 juillet 2010
Same player, play again
Parfois, j'aimerais en dire plus ici sur ce que je ressens, sur ce qu’il se passe vraiment. Parce que j'ai besoin d'en parler, d'exprimer mon ressenti. Mais, sur certains sujets moins j'ai d'avis ou de commentaires extérieurs, mieux je me porte. Et puis, il ne faut pas tout dire, surtout sur cet espace public où certains de mes lecteurs me connaissent IRL.
Je m'interdis de dire. Ca me tort le cœur, vraiment. Pire que lorsqu'on te confiait un secret étant petit et que « gngngngngn non faut pas le dire, faut pas le répéter, faut que je ferme ma bouche rahhhh MAIS QU'EST-CE QUE C'EST DUR !!! »
Il y a tellement de gens qui ne comprennent pas. Qui ne peuvent pas comprendre. Mais il n'y a rien à comprendre, juste des choses à vivre ! Et puis, je ne suis pas superstitieuse, pourtant je me dis qu'à en parler ça me porterait la scoumoune.
Alors, comprenne qui pourra...
Ca m'aurait étonné si ça avait marché. Je ne suis pas une Delachance.
Déjà la semaine dernière, j’ai remarqué des choses inhabituelles, et immanquablement, et immédiatement, m'ont fait dire : « oh ! et si c'était ça ! ».
Et là dans ma tête, tout va très vite : je me demande comment je ferai, à qui je le dirai en premier. Comme ce serait ENFIN un immense bonheur, un énorme changement, comme ce serait absolument beau.
Putain je suis tellement prête. Pour ça, pour la suite. Tellement que c'en est douloureux.
Mais ensuite, les mêmes symptômes que d’habitude. La confirmation n'a pas tardé. Fait chier.
Au départ, il y avait des raisons pour que cela ne fonctionne pas. Mais le barrage a sauté, les verrous sont ouverts, alors putain pourquoi ça ne marche pas ?
Ne pas y penser ? Foutaises. Bien sûr que j'y pense, c'est mon désir le plus cher. Tout le reste à côté n'a que peu d'importance tant que ça, ça fonctionne.
L'espoir, toujours, quoi qu'il arrive, jusqu'au bout. Y croire, ne rien lâcher, continuer les efforts de tous les instants, persister. Je n'ai pas fait tout ce chemin pour abandonner maintenant, ça ne me ressemble pas.
J'ai de la patience, à présent. Et je tiens bon depuis tout ce temps. Il n'y pas de règles dans ce jeu : selon les cas, ça peut aller très vite ou prendre des années... Mais moi je n'ai pas des années ! C'est bon, j'ai payé mon dû je pense, je l'ai mangé et digéré, mon pain noir, ça suffit !
Ma déception est grande, atténuée sans doute par le fait que je m'y attendais. C'est mon côté fataliste : pourquoi est-ce que ça fonctionnerait ? C'est tellement injuste de ne pouvoir en vouloir à personne...
Ca ira mieux demain, je reprendrai le dessus. Parce que j'ai la gniaque, parce que ce n'est pas une lubie ou un caprice mais bel et bien un profond désir assumé. Parce que j'irai jusqu'au bout, parce que je n'ai rien à perdre, bien au contraire.
Une fois de plus, repartir de zéro. Y croire, s’y employer, essayer, espérer.
Mais là tout de suite maintenant, je vais continuer de pleurer sur mon sort parce que je n'arrive plus à taper les yeux pleins de larmes.
19:19 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, journal intime, triturage de cerveau
mardi, 29 juin 2010
Sacré graal
Le Graal, c'est quoi donc ? Dixit notre cher ami Wiki, c’est un objet mythique de la légende arthurienne, objet de la quête des chevaliers de la Table ronde. Et aussi une référence dans Indiana Jones, qui est au film d'aventures ce que les Goonies, Daryl et E.T. sont aux djeuns nés dans les 80s : indispensables à la culture.
Bref, ma quête du graal actuellement, c'est de trouver un appartement. Depuis 2 mois et malgré tout ce que j'ai visité, j’ai fait chou blanc.
Et c’est pas faute de chercher, mais autant je pourrais faire l’impasse sur certaines choses (exposition, wc dans la SDB), autant je ne transigerai pas sur le rapport qualité/prix.
J’ai commencé par le système de l’entonnoir : quand tu es un étranger comme c’est mon cas, déjà se dire que peut-être il faudrait envisager de vivre downtown Massilia, ça fait pas mouiller des masses, pardonnez-moi l’expression. Mais, après 9 ans ici, ça se réfléchit.
J’ai donc délimité un périmètre de recherches dans les arrondissements pas trop pourraves, proches surtout des accès autoroutiers, des petits commerces (pharmacie notamment, on se demande pourquoi), et de la verdure si possible. Même pas un 90 m² avec piscine et jardin *private joke* ^^
Au début j’ai attaqué fort : 5 appartements en 3 jours.
Fatalement, lorsque je visite un appartement, j’ai tendance à faire plus un état des lieux qu’à me dire « me vois-je vivre ici ? » ou encore « est-ce que tous mes meubles vont rentrer ? ».
Premier appart, l’agence me le vend super bien. Mais ce type de baratin ne prend pas avec moi. Et heureusement. Au premier coup d’œil, le « superbe appart bien agencé au calme » s’est avéré avoir subi un dégât des eaux, qui si l’on en croit la tâche d’humidité au plafond n’avait jamais été réparé (je vais loler un peu et je reviens) ; par ailleurs la locataire avait jugé bon de repeindre un mur du salon (option débordement sur les cotés), de retapisser la chambre (option lais pas droits qui se décollent), et de laisser dans la cuisine 2 pauvres meubles neufs brinquebalants avec plan de travail rayé. Je ne parle même pas de l’odeur putride de tabac froid global.
Les 4 autres appartements qui suivirent étaient tous neufs, dans la même résidence, mais donnant sur un accès très bruyant : invivable dès le pied posé sur la terrasse. Alors oui effectivement une légende urbaine raconte que les marseillais vivent sur leur terrasse, disons plutôt qu’on vit allègrement avec les fenêtres ouvertes.
Après ça ? Après il y a eu un appart donnant sur un boulevard très passant options klaxon 24/7 et impossible de circuler les soirs de matches, un autre situé non loin d’un hôpital, donnant sur une rue bruyante et face à un chantier (option JAMAIS TU DORS LA NUIT), un autre soi-disant exposé sud (les gens ne connaissent pas les 4 points cardinaux c’est affligeant [c’était expo ouest]) option tapisseries refaites – mais le locataire n’a pas dit en quelle année. Par contre il n’a pas omis de dire que le dégât des eaux du salon n’avait jamais été réparé, relolons en cœur s’il vous plait.
Le pompon a été très largement attribué à cette agence qui m’a fait faire 150 m en voiture depuis son bureau, pour visiter « un grand appartement en bon état, place de parking, cave, terrasse, vue mer »… traduire un immeuble de 15 étages datant des 70s, parking collectif, ascenseur qui fonctionne comme il peut, cave « ah mais non en fait la cave le propriétaire la conserve pour lui car il stocke des trucs dedans », tommettes au sol dans la cuisine (je déteste les tommettes), cuisine hors d’âge, mur jaunis, menuiseries en bois (où comment ne pas sentir le renfermé chez soi l’hiver même en ne sortant pas).
Certes, pas de vis-à-vis, une belle vue mer, mais en guise de terrasse une coursive sur laquelle on peut tenter de mettre une table de bar et deux chaises de part et d’autre – à condition qu’aucune des deux personnes ne veuille jamais aller l'une vers l’autre sous peine de finir la gueule écrasée sur les caddies du Simply Market d’en bas.
Les seuls qui m’ont plu me sont passés sous le nez pour l’un (pas grave, il était cher et il fallait en plus l’équiper), et un autre équipé celui-là, mais avec une petite fenêtre dans le salon et non pas une baie vitrée. Le salon, c’est un peu là où je vis en fait, donc sans lumière moi je suis comme une belle plante, je me fâne.
Alors c’est pas pour dire, je n’habite pas un palace, mais j’ai une cuisine vraiment équipée, les attentes pour le lave-vaisselle et la machine et à laver, des WC séparés, et une expo sud-ouest/ouest qui me permet de bénéficier de la luminosité toute la journée. J’ai certes un vis-à-vis dans la chambre (suffit de penser à ne pas se promener à poil fenêtres ouvertes [et saluer le voisin qui se rince l’œil le cas échéant]) et de la verdure face au salon. Pas si simple de trouver au moins équivalent.
L’histoire ne dit pas si Perceval pourra me filer un coup de main dans mes recherches…
21:59 Écrit par Anouchka dans Moi Je | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blabla de fille, marseille
Moi c’est…
Résidence secondaire
Cui-cui
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