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samedi, 12 février 2011
Les doigts de pieds en éventail
Etre seule a certains avantages : faire l'étoile de mer dans le lit, regarder ce qu'on veut à la télé (surtout des séries américaines et des films en VO), traîner habillée en pyjama toute la journée, manger à n'importe quelle heure n'importe quoi n'importe comment. Et ne pas s'épiler.
Mais c'est à peu près tout.
Ca ne vaut évidemment pas d'aller faire du shopping ou d'aller au cinéma - quoi que je fasse cela seule et que ça me convienne.
Ca ne vaut évidemment pas un bon resto.
Ca ne vaut évidemment pas de faire du sexe.
Et ça ne vaut pas non plus d'aller se faire chouchouter dans un spa pour quelques heures accompagnée de ma Laeti chérie :)
Bien sûr, hammam + sauna à volonté, c'est toujours très bien. Bien sûr, une tisane drainante et quelques petits gateaux ça se laisse boire et manger.
Mais. L'enveloppement hydratant relaxant aux huiles essentielles a uniquement consisté à se faire badigeonner le corps d'une huile au camphre et se faire envelopper dans du papier alimentaire film. Même si la lumière est tamisée, rester allonger sur le dos emballé comme une papillote n'a rien de très agréable, surtout lorsque c'est fait à l'arrache (what about les pieds et le cou ?).
Vint ensuite le doux moment du soin flash du visage. Ah ça pour être flash, c'était même flash éclair !! Un gommage sur peau sèche (?!???) pour bien t'arracher les peaux mortes la gueule, puis un rinçage très approximatif, étalage du masque comme on étale du mortier à la truelle, rinçage, séchage, crémage là-encore à la truelle, ouverture de la papillote, vous pouvez y aller.
Nous avons fini de nous rincer au hammam (bien que j'aime la sensation d'être un savon vivant) puis au salon de détente - à côté duquel un couple squattait le sauna éteint lol.
Et Laeti de me faire très justement remarquer qu'à aucun moment le personnel ne nous a demandé si tout allait bien, si nous avions besoin de quoi que ce soit, si nous nous étions maquillées ou encore allergiques à certains produits.
Propreté relative, vestiaire minuscule, personnel très jeune, visiblement peu expérimenté et que ça emmerde clairement de venir bosser un samedi.
Ca détend c'est sûr. Pour bitcher avec une coupine, c'est bien. C'est LA solution idéale pour se vider le cerveau de toutes ses idées noires et autres pensées nauséabondes, envahissantes et persistantes.
Et pour une offre promotionnelle à 29 euros ça suffit amplement. Car 90 euros pour la même chose d'ordinaire je dis WTF ? Bien le bonjour chez vous, une fois et plus !
18:32 Écrit par Anouchka dans Trucs de Filles | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blabla de fille, journal intime
jeudi, 10 février 2011
Pragmatisme
Rien ne dure jamais. La vie est faite de choix et d’incertitudes.
On n'en a plus parlé depuis des lustres. On n’en a plus jamais parlé, en fait. Ou, plus exactement, si je n'en parle pas, tu ne m'en parles pas non plus. Et pour dire quoi, au final ?
La dernière fois tu m'as dit que c'était mieux comme ça. Le mieux pour toi, s'entend. Que sans moi ce n'était finalement ni mieux ni moins bien. Mais que c'était le mieux. Le mieux pour toi, oui, évidemment.
J'aime pas certaines « dates anniversaire ». Rien que cette expression est un crève-cœur. Je somatise depuis une semaine (tiens donc !), je ne peux pas ne pas y repenser.
Je suis tellement prête que ça m’effraie. Je n’idéalise rien en plus, j’ai juste envie d’un chouette truc, d’un truc stable, pas prise de tête, comme la dernière pièce du puzzle qui manque au tableau.
Et puis, immanquablement, je souffre aussi parce que mon désir le plus cher ne se réalise pas, et parce que, quelque part, si l'on m'annonçait aujourd'hui qu'il ne se réaliserait jamais, je ne serai pas vraiment étonnée.
De nous, j'ai arrêté d'en parler. Ce sont mes proches qui m’en parlent, d’ailleurs j'aime pas qu’on évoque ce sujet désormais ; ici, j'ai *juste* besoin de vider le trop-plein.
Je ne t’en veux pas ; je ne t’en ai jamais voulu ; je suis incapable de t’en vouloir.
Vivre avec ses erreurs et craindre de les reproduire par contre, c’est une autre paire de manches. Je ne sais pas vraiment si j’étais différente, ou si rien n’a changé au fond. Se pardonner tout en avançant, accepter, lâcher-prise. ROFLMAO j’ai envie de dire.
Et voilà, à présent, après 1 an. Quoi qu'il arrive nous sommes liés à jamais. J'ai besoin de toi et je crois que tu as besoin de moi aussi. On se voit régulièrement. Comme des amants. Comme des amis. Comme des ex peut-être aussi. Je sais pas, je m'en fous.
Il n'a personne depuis (a priori), moi non plus puisque je ne vois que lui.
Tu sais ce que je me dis ? Malgré tous les efforts, la souffrance, le manque et tout le bonheur autour que je me prends dans la tronche... si c’était à refaire je le referai, je n'ai qu'une vie, rien à perdre, et QUOI KESKYA au moins j'aurai essayé. Force & Honneur.
La vie continue, la vie est une pute, c'est la vie. Voilà tout.
07:18 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, triturage de cerveau, love etc
lundi, 07 février 2011
Février, 7e jour
Alors qu'en Australie il fait 30°, qu'un pote est à Nouméa pour un mois, que Craintdegun a vadrouillé en Guadeloupe et que d’autres peuvent se reconvertir en agence de voyage, de mon côté je n’ai rien à dire.
Mais alors, rien. Les jours passent et se ressemblent. Les journées passent lentement, les soirées passent trop vite.
J'ai commencé à (re)lire du Prévert, toujours aussi délicieux. Un savant mélange de Doisneau+Dali+Raymond Devos. Si je ne devais pas travailler, je lirais beaucoup. Du Maupassant, du Balzac, des bouquins d’économie et les bouquins que j'ai lus ces dernières années et que j'ai oubliés pour la plupart (foutue mémoire de poisson rouge). Et Le Monde aussi.
J'ai ressorti mon cahier de chansons et commencé à griffonner des trucs sur des post-it.
Depuis les vacances de Noyel, j'ai complètement lâché la bride de mes efforts mis en pratique ces derniers mois. Relâchement que je paye au prix fort, puisque la moindre tension / obstacle alentour fait tressaillir mes nerfs. Mais je sais pas, en ce moment, j'ai pas envie de faire d'efforts quoi.
Je ne me suis toujours pas décidée à utiliser mon pèse-personne. J'ai mis tellement longtemps à accepter mon corps, à me regarder dans la glace et à me trouver BONNE... elle est fine la ligne blanche à ne plus dépasser pour retomber dans les vieux démons. Sont jamais très loin, ceux-là.
Et Prof qui me dit avec force conviction que je dois assumer. AH BEN VAS-Y TOI POUR PASSER AU-DELA DE TRENTE ANNEES DE SABOTAGE. Comme si je le savais pas. Comme si c'était pas assez difficile hein.
Après m’avoir fait la gueule pendant plus d’une semaine (pour cause de délation de ma part quant à ses horaires fluctuant – qui m’obligent à me taper son boulot) j’ai appris que je devais remplacer Binôme 10 jours fin février pour cause d’enlèvement d’un kyste. Ah ben bizarrement pile-poil pendant les vacances scolaires, allons donc voilà qui est bien curieux ?!!!! Comme je suis bien copine avec l’assistante RH (on s’envoie des mails perso incognito) je me suis rencardée quant au paiement des heures supp’ pendant son remplacement, bref comme mon DRH vient cette semaine je vais plutôt discuter de mon augmentation.
What else ?
La Reine Mère tient aussi bien la forme que possible malgré les problèmes de santé qu'elle rencontre. Les gladiatrices c’est de famille :) Pas facile ceci étant de gérer ça à distance, et en étant fille unique. Même si ça n’est pas nouveau, pas facile non plus d’être confrontée à la vieillesse de ses parents et aux rôles qui s’inversent, à la prise de conscience de la mort de ceux qui nous ont enfantés…
J'ai enfin acheté ma nouvelle table basse, et mis uniquement 1/4 d'heure pour la monter (fierté +1000). Il me tarde de pouvoir me débarrasser de bibelots et autres meubles accumulés et que je ne peux plus voir en peinture, c'est bien simple parfois, j'ai l'impression d'étouffer.
Je suis allée chez le coiffeur, 4 cm de moins en longueur et 4 kg de moins en poids (j’exagère à peine) ; l’occasion de survoler Biba, magazine qui aborde de VRAIES QUESTIONS telles que « pourquoi les hommes ne s’aperçoivent-ils jamais que vous êtes allée chez le coiffeur ? » (parce que ce sont dans leurs chromosomes de mâles, voilà).
La fille de la patronne du salon est la nouvelle patronne justement. Une tête à claque, qui un coup m'a tutoyé, un coup vouvoyé – en plus de vouloir à toutes forces faire une patine sur mon balayage et ne cesser de se plaindre de Fab' (qui est un chou à la crème en plus d'être très pro). J'avais qu'une envie : lui dire de fermer sa (trop grande) gueule, que rabrouer ses « employés » ou même encore persifler alors qu'ils sont présents c'est tout sauf une attitude de manaydjeur, qu'aller fumer entre deux clients alors que ceux-ci poireautent depuis des plombes c'est moyen, et que les racines apparentes sur mèches de blondasse décolorée en plus des extensions qui se font la malle, c'est light niveau image stuveu. Et pis faut pas toucher à mon Fab'. Et où qu'il aille, j'irai.
Monsieur vol plané est rentré dans ses pénates, après 2 mois en rehab. Paraît qu'il a dégonflé, m'a dit ma voisine. Moi j’ai pris rv chez l’ostéo et le dentiste. J’ai trop une vie passionnante en vrai.
Pour finir, comme cela me démangeait depuis quelque temps, à présent c'est fait : je sévis également ici.
20:43 Écrit par Anouchka dans Epices et Tout ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, vrac
Moi c’est…
Résidence secondaire
Cui-cui
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