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samedi, 20 février 2010

Le post réaliste

Ca ne change rien au cours de sa vie. Il est à fond dans le boulot, et quand vient le week-end, il en profite pour faire tout ce qu'il n'a pas le temps de faire le reste de la semaine.

Moi le week-end, c'est le pire moment de la semaine à présent. Même si j'ai des choses à faire, même si je sors, je pense à lui sans arrêt. Ca me manque de ne pas lui raconter ma vie, ça me manque de ne pas avoir de ses nouvelles, ça me manque de ne pas faire des choses avec lui... il me manque terriblement, period.

J'aimerai que les rôles soient inversés, je souffrirais sans doute moins...

J'aimerai lui manquer, qu'il pense à moi souvent, qu'il se dise qu'il a fait une grosse boulette. Il dit que je suis forte ? Lui s'est tellement retranché derrière des murs, des barreaux, des barbelés que rien ne semble l'ébranler. Du moins, c'est l'impression que ça me donne. Ca me tue.

Il faut bien que je m'en accomode. Ca prendra du temps. Ca fait chier.

La vie est une sale pute.

[Sinon ce soir c'est fondue avec Chouchou et ça, c'est cool :-))]

14:15 Écrit par Anouchka dans In my Mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blabla de fille, triturage de cerveau

jeudi, 18 février 2010

Toxic

Avec Potine et Poto, nous avons instauré un nouveau truc : le dîner presque parfait à tour de rôle une fois par semaine. Hier, c'était mon tour. Super bonne soirée comme les précédentes, à base de guitare, chansons et de vin (2 bouteilles pour 4 lol).
Je me suis couchée très tard puisque, évidemment, je n'arrivais pas à trouver le sommeil.

Et ce matin, je me suis levée la tête dans le c*l avec mal aux lombaires. Ni une ni deux, j'ai pris deux cachets antidouleur, et là, ce fut le drame.

Bouffées de chaleur, vertiges, mal de tête, sueurs froides, tâches devant les yeux, nausées... bref, une bonne lipothymie de derrière les fagots. La dernière en date a eu lieu il y a 15 jours, j'ai quand même fini assise sur un rayonnage entre deux tshirts pour homme à Carrouf (comme une pauvrette).

Donc, depuis 09h15 ce matin, j'ai passé pratiquement toute la journée complètement avachie sur le bureau ; entre midi et 2, j'ai réussi à me traîner jusqu'au canapé dans l'entrée pour finir continuer ma nuit.
Quand j'ai eu suffisamment froid, je me suis décidée à manger. Mais les 2 morceaux de steak + 3 haricots verts sont restés coincés au niveau de l'œsophage. Je suis repartie me coucher.

J'ai bien pensé que la raison de mon mal être pouvait être autre chose que ça - genre une vraie bonne raison d'avoir des nausées tout ça - mais... Sur la trèèès longue liste des « effets indésirables éventuels », qu'ils soient fréquents ou rares j'en ai les 3/4 !

Je suis rentrée péniblement à la maison - non sans m'être délestée au préalable de mes 2 morceaux de steak + 3 haricots verts - puis je me suis effondrée sur le canapé.

J'ai dû annuler le ciné, mais j'ai quand même réussi le tour de force de me lever pour allumer l'ordi et manger un bout avant mon rendez-vous que j'attends depuis 15 jours pour mon étude de financement.

Plus jamais je ne prends ces maudits cachets.

20:43 Écrit par Anouchka dans ... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : blabla de fille, santé

mardi, 16 février 2010

Rien de plus, rien de moins

Hier soir, j'ai dîné avec Mister S., le plombier dont je parlais ici.

Cela faisait environ 4 mois qu'on ne s'était pas vu, ou plus précisément, que je l'ai volontairement zappé de ma vie. Pas de réponse aux appels, pas de réponse aux messages, blackout total.
Quand on me fait souffrir, gratuitement de surcroît, même si tu es mon ami(e) à partir du moment où j'ai décidé de te sortir de mon existence, tu n'existes plus.

Ca ne m'a pas manqué.

La dernière fois, j'étais fatiguée, sous tension, j'avais besoin de parler. Je m'étais confiée à lui (après tout, n'est-ce pas ce qu'on fait avec des amis ?), j'avais envie d'avoir son avis. Il n'a pas vu mes craintes ou mes espoirs, il a vu une faille entrouverte, et s'est jeté dedans.
Il s'est cru investi d'une mission divine de donneur de leçons (comme souvent).

Pourtant avec l'âge, je suis devenue beaucoup plus patiente. Je suis partisane de « laisser sa chance au produit ». Cela peut arriver à tout le monde de blesser quelqu'un que l'on aime, sans le vouloir. Mon jugement à ce moment-là me semblait flou alors j'ai encaissé.

Et après réflexion (le lendemain), j'ai fait la seule chose qu'il me semblait bon de faire : je l'ai boudé. Pour qu'il comprenne aussi qu'il avait poussé le bouchon un peu loin. J'aurai pu lui expliquer les raisons de mon attitude, mais je n'en avais pas envie. J'ai quand même fini en larmes par sa faute, bordel.

C'est un de mes ex. C'est un ami. Il me connaît depuis des années.
Mais, croire que sous prétexte qu'on connaît une personne on sait tout d'elle, c'est ignorer les changements dans sa vie, la maturité, l'évolution, c'est réduire sa vision pour qu'elle corresponde à un archétype.

Je vais même aller plus loin : pour moi, c'est être étroit d'esprit, c'est un manque d'intelligence, et de respect de l'autre dans sa différence par rapport à soi.

Par chance, même si comme on dit « le monde est petit », pour moi il reste vaste. Il est en effet très rare que je croise quelqu'un que je connaisse dans les lieux que je fréquente ; pourtant il y a de cela 10 jours, j'ai croisé Mister S. en voiture devant chez moi. Combien y avait-il de chances que cela arrive ? Je ne sais pas.
Mais bon. On a repris contact. « Comment tu vas, qu'est-ce que tu racontes » etc... Et on a calé un repas.

L'avantage de revoir un ami, c'est que l'histoire a beau avoir été mise entre parenthèses un petit moment, elle reprend exactement là où on l'avait laissée.

Je ne suis pas rancunière, j'apprends, je tire des leçons de mes expériences. J'ai donc fermé ma grande gueule.
De ce fait, on a eu vite fait le tour.
J'ai trouvé la soirée très longue. Pleine de « ... » de hochements de tête signifiant « voilà, voilà », le tout en me disant « bon, c'est pas tout ça, j'aimerais bien que tu t'en ailles il se fait tard, j'ai vraiment rien à te dire et je n'ai plus envie de t'écouter me raconter ta vie demain y'a école ».

Cette personne, moralisatrice à souhait, « sait ». Elle te met dans une case, et tu y es indélogeable.
Cette même personne va te rabâcher une histoire que tu as déjà entendue la dernière fois, parce qu'elle ne sait parler qu'en disant « moi je », en s'écoutant elle-même, mais en ne t'écoutant pas, toi.

Cette même personne toujours, au final peu lui importe que tu ailles bien ou que tu sois dans une détresse totale, peu importe que tu aies des difficultés dans ta vie professionnelle ou autre. Puisque elle va bien, les autres doivent aller bien ; si ce n'est pas le cas, elle s'éloigne des mauvaises ondes l'air de rien.

C'est égoïste.
C'est fatigant. Mais ça n'est ni frustrant pour moi, ni décevant.

Comme je dis toujours, « au moins, j'ai essayé ». Je sais à quoi m'en tenir. J'évolue, je change, et je constate que lui c'est statu quo. Ca ne me gêne pas, mais c'est toujours bon de savoir sur qui on peut s'appuyer, qui t'apportera quoi et quand.

On en revient à ce que je disais concernant les compartiments.

14:22 Écrit par Anouchka dans Moi Je | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : blabla de fille, confidences